Seuls les vrais solitaires, quand ils se rencontrent, peuvent s'aimer sans s'abîmer parce qu'ils n'ont pas besoin de se fuir, d'exercer un pouvoir sur l'autre ou de considérer la durée comme une fin en soi.
Un regard froid, sans expression, plus redoutable que les plus violentes engueulades de bateau-lavoir.
Puis les baisers perdent leurs charmes,Ayant duré quelques saisons.Les réciproques trahisons,font qu'on se quitte un jour, sans larmes.
La bassesse du monde est telle qu'il faut sans cesse agiter les jambes en courant, de peur de se les faire voler.
Trop de fleurs s'épanouissent sans être vues.
L'horreur ne va pas sans l'imagination.
Ce qui me fait plaisir, c'est que j'acquiers de la raison, sans perdre l'émotion excitée par le beau. Je désire bien ne pas me faire illusion, mais il me semble que je travaille plus tranquillement qu'autrefois, et j'ai le même amour pour mon travail.
Je suis à Lacanau, à une heure de Bordeaux. Je tourne le court-métrage d'un jeune mec, Édouard. Je suis logé face à la mer, dans un bungalow. Il fait beau. Le court-métrage est sur l'amour sans le sexe. Ah, le sexe ! Ça peut faire mal. A croire que c'est forcément de l'amour.
Dans mes inclassables regrets, sans doute y aura-t-il cette simple question : "Pourquoi ne m'avez-vous rien demandé ?"
Ce que je préfère avec Internet c'est que l'on rentre dans la vie de vrais saligauds sans avoir à les fréquenter.
La nature a mis l'homme sur la terre avec des pouvoirs limités et des désirs sans bornes.
La justice sans force, et la force sans justice : malheurs affreux.
Il n'y a pas de crête sans vent.
L'amour est une répétition sans fin.
Je pense que la conception selon laquelle la femme a le devoir de mettre des enfants au monde se modifiera au cours du prochain siècle et fera place à du respect et de l'admiration pour celle qui, sans renâcler et sans faire de grandes phrases, prend de tels fardeaux sur ses épaules !
Partout et toujours, ce sont les conditions et les moyens de puissance économiques qui aident la "violence" à remporter la victoire, sans laquelle elle cesse d'être violence.
C'est bon cette vie autour de moi, cette vie concrète, épaisse, fermée ; ce mélange de petits drames insignifiants et d'usure quotidienne, sans horizons ni fausses promesses.
Je suis, tu es, il est, nous sommes tous des vaniteux, et sans vanité, la vie fade.
Le vrai bourgeois, c'est-à-dire, dans un sens moderne et aussi général que possible, l'homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser et qui vit ou parait vivre sans avoir été sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit...
N'est-il pas suffisant de contempler un jardin si magnifique sans avoir à croire en plus que des fées l'habitent ?
J'vais tous les emmener comme prévu à la tour radio, et j'vais appeler les secours. J'vais m'assurer qu'ils puissent tous quitter cette île, tous sans exception ! Et après ça, j'te retrouverai, et j'te tuerai !
Blé, céréale dont on arrive, non sans peine, à tirer un assez bon whisky et qu'on utilise pour faire du pain.
La vie ne va pas sans de grands oublis !
Il avait perdu un oeil et recevait sans cesse des apitoiements. Il répondit un jour : enviez-moi au contraire, quand je mourrai, je n'aurais qu'un oeil à fermer.
Ecrire du théâtre, c'est aussi, sans doute, faire circuler subrepticement les images du désir.
Sans un immense superflu, chaque condition se croit misérable.
Il arrive qu'un individu devienne le centre de votre vie, sans que vous ne soyez lié à lui ni par le sang ni par l'amour, mais simplement parce qu'il vous tient la main, vous aide à marcher sur le fil de l'espoir. Sur la ligne tremblante de l'existence.
Avec l'amour on peut vivre même sans bonheur.
Les mauvaises moeurs sont la seule chose que les gens prêtent sans réfléchir.
On n'est jamais une sainte sans être une victime, mais on peut être une victime sans être une sainte.
Pour la nouvelle philosophie, l'ordre constitue sans cesse la condition fondamentale du progrès; et, réciproquement, le progrès devient le but nécessaire de l'ordre.
Il vaut mieux aimer sagement, sans doute ; mais aimer bêtement vaut mieux que ne pas pouvoir aimer du tout.
L'amitié ne consiste pas dans ces démonstrations excessives, dans cette ardeur effrénée qui n'appartiennent qu'à l'amour. C'est un feu doux, mais toujours égal, qui nous échauffe sans nous consumer.
On m'a toujours dit que j'étais très élégant, avec un comportement noble, sans vulgarité.
J'ai l'impression qu'aujourd'hui la mémoire est beaucoup moins sûre d'elle-même et qu'elle doit lutter sans cesse contre l'amnésie et contre l'oubli.
La bonne poire, c'est l'imbécile qui se dépense sans compter pour que tout le monde y trouve son compte sauf lui, celui qui encaisse les humeurs des unes et des autres.
Tout ce que vous faites, faites-le avec amour ou alors ne le faites pas ! Car ce que vous faites sans amour vous fatigue, vous empoisonne même, et ne vous étonnez pas ensuite d'être épuisé, malade.
Il nous faut être animé par la soif de comprendre et de progresser. La sagesse ne s'obtient qu'aux prix d'une ardeur sans faille, d'une lutte acharnée pour approcher la vérité.
Le soleil, sans donner un sou à personne, fait la vie et la richesse du monde.
Les bons administrateurs doivent vraiment être des sages, car l'un des obstacles les plus sérieux à l'amélioration du sort des pauvres est une charité sans discrimination.
Celui-là est sans foi qui n'est capable de rien d'éternel.
Ni militaires, ni prêtres parce que mon rêve a toujours été de mourir sans intermédiaire.
Pour n'avoir plus d'amis, il suffit d'une faute, et l'on compte deux fois quand l'on compte sans l'hôte.
Nous sommes appelés à parler pour les faibles, pour les sans voix, pour les victimes de notre nation et pour celles qu'elle appelle ennemi, car aucun document humain ne peut rendre ces humains moins nos frères et soeurs.
Il y a trois choses que j'ai beaucoup aimées sans rien y comprendre : la musique, la peinture et les femmes.
Devant Dieu, que vaut le génie sans la charité.
Les politiques sont comme les chevaux, ils ne peuvent marcher droit sans oeillère.
C'est sans doute parce qu'elle les paye souvent mal et toujours anarchiquement, que notre société gratifie ses acteurs d'un pourboire qui ne lui coûte rien, sous forme de quelques mythes sublimes.
Les discours sans virgule sont infaillibles.
L'affreux cuistre Schopenhauer, qui passa sa vie à observer l'horizon du fond d'un puits, était certes bien incapable de soupçonner l'origine surnaturelle du sentiment dominateur qui précipite les hommes les plus forts sous les pieds des femmes, et la chiennerie contemporaine a glorifié sans hésitation ce blasphémateur de l'Amour.