La sculpture révèle sans effort ce qui est. La peinture semble chose miraculeuse, elle rend palpable l'impalpable, elle présente en relief l'objet plan et produit un effet d'éloignement pour les choses rapprochées.
Le temps fuit, sans doute... Quand on en parle, le temps a déjà coulé, il n'en reste que des images.
La sagesse, qui ne mène pas au bonheur, est une folie mélancolique sans marotte ni grelots.
En ce qui concerne le passage dans le nouveau millénaire, c'est comme de franchir une frontière en fraude pour déboucher dans un pays inconnu, sans avoir de carte de séjour.
Les hommes peuvent se bien conduire sans proclamer de doctrine et proclamer les plus belles doctrines tout en ayant une conduite abjecte.
Améliorez le présent sans faire la satire du passé.
Je souhaitais et craignais à la fois de voir M. Rochester le jour qui suivit cette nuit sans sommeil. Je voulais entendre à nouveau sa voix, mais craignais de croiser son regard.
Je veux une autobiographie sans révéler aucune information personnelle.
Il y a plus d'élégance, quand on se retire du monde, à s'en retirer sans le blâmer.
La sottise pousse sans qu'on l'arrose.
Je t'aime, - loin de toi ma pensée obstinée,Et, par l'instinct d'amour à l'amour ramenée,Reviens vers toi, voltige alentour de ton cou,De tes yeux, de tes seins, comme un papillon fou,Et, grisé de tourner dans ton cercle de femme,Reste des jours entiers sans rentrer dans mon âme...
Un peuple sans roi est comme un troupeau sans berger.
La science est tenue, par le voeu éternel d'honneur, d'affronter sans crainte tous les problèmes qui peuvent lui être présentés équitablement.
Sans Claudia, aujourd'hui je serais dans le pétrin. La drogue vous tue, elle vous annihile.
Est-il possible de détruire autrui sans détruire au moins une partie de soi ?
La pitié sans orgueil n'appartient qu'à la femme.
Plus on possède Dieu, plus on veut le chercher ; il est toujours au-delà de ce que nous atteignons ; il requiert sans cesse de notre part un nouveau progrès ; l'erreur serait de nous arrêter.
La télévision, à l'instar du livre, n'est qu'un outil parmi d'autres, utile sans aucun doute, parfois même indispensable, à condition seulement d'être utilisé là où ses performances se justifient, et pas ailleurs.
Le monde se contente de grimaces, il se paie de ce qu'il donne, sans en vérifier l'aloi.
L'emballage d'un écrivain qui a réussi, c'est sa légende, les anecdotes qu'on raconte à son sujet, les mots d'esprit qu'on lui attribue... même sans jamais l'avoir lu.
L'homme ne pourra plus accepter de travailler sans créer ni participer aux décisions.
Aimer sans donner, est-ce aimer ? Aimer en souffrant, est-ce souffrir ?
Nous ne sommes pour la plupart que les contemporains du bonheur ; on en parle autour de nous, mais nous mourrons sans l'avoir connu.
Mes joies, sans me faire de bien, font du mal aux autres.
Bébé Cadum, ou plutôt le Cristi, puisqu'il faut, à notre époque, l'appeler par son nom, avait trente-trois ans. La barbe eût donné à son visage un aspect sinistre sans le sourire enfantin que dessinaient ses lèvres.
On peut être sobre sans être délicat ; mais on ne peut jamais être délicat sans être sobre.
On rencontre parfois, sur son chemin, de hautes et nobles natures, mais les plus belles âmes ne sont pas sans tâches et les meilleurs d'entre nous sont ceux qui regrettent dans la seconde moitié de leur vie, de n'avoir pas mieux employé la première.
L'homme ignore les trois quarts de ses ressources et il meurt sans les avoir employées, comme il meurt sans avoir joué de la centième partie des combinaisons intellectuelles que lui permettrait la souplesse infinie de son cerveau. Nous sommes comparables [...] ► Lire la suite
Je suis sans épouvante étant sans convoitise.
Chacun a les gris-gris de son âge. Les peuples aussi, sans doute.
Les voyages, comme les belles femmes, sont faits pour les hommes sans imagination.
J'ai écrit mon journal à partir de 11 ans, adressé à Munkey, mon confident, ce singe en peluche habillé en jockey m'a été offert par mon oncle, gagné dans une tombola, il a dormi à mes côtés, partageant la mélancolie [...] ► Lire la suite
Mes cieux ! Je parle en prose depuis quarante ans sans le savoir.
Le but d'entreprendre est là : changer le monde sans doute, mais déjà se changer soi, apprendre sur soi, de ses erreurs comme de ses bonnes décisions, de se réaliser à travers un projet qui fait sens et qui nous porte au quotidien.
L'homme sans religion serait un monstre ; l'homme persécuteur ne serait guère mieux ; l'homme purement contemplatif, en thèse générale, mourrait de faim.
L'amour non payé de retour est une question sans réponse.
Il y a des choses qui se comprennent sans paroles, pas vrai ? Les yeux suffisent.
Nous sommes perdus, et ne sommes punis que si loin, que sans espoir nous continuons à vivre dans le désir.
Ma vie serait sans doute plus facile si je n'avais pas besoin de la compagnie des hommes. Les chats et les oiseaux, eux, n'ont besoin de personne. Ils se méfient de tout ! Surtout les oiseaux ! Peu-être qu'un jour,j'en tuerai un !
La suprême ambition de tout ce qui existe Est de se perdre dans le néant, s'anéantir, Dormir sans rêves...
Imitons l'abeille, elle fait de grandes randonnées, sans perdre son objectif.
Deux heures de conversation avec Pierre Boutang et à la fin cet avertissement tranquille : « La guerre du Golfe sera sans doute finie dans deux ou trois mois, mais à la vérité elle durera deux siècles. »
Le poison ne peut entrer que par une plaie exposée. Une main indemne peut lui toucher sans peine. Le mal n'affecte pas qui ne l'accomplit pas.
Je pense qu'il est plus difficile d'apprendre une langue sans avoir un but.
Le rêve de tout homme est de pouvoir couler dans les bras d'une femme sans tomber entre ses mains.
Il peut y avoir un coup de poignard sans flatterie, il y a rarement de flatterie sans coup de poignard.
Les "comment" m'intéressent assez pour que je renonce sans regret à la vaine recherche des "pourquoi".
Pourquoi des êtres humains intelligents ne peuvent-ils discuter de leur origine sans impliquer systématiquement dieu ou des putains d'Aaiens !
L'amour est l'activité la plus stimulante dans laquelle les humains s'impliquent. Vous savez, quand nous avons le sentiment que nous ne pouvons pas vivre sans amour. Cette vie a peu de sens sans l'amour.
Au fond, nous sommes livrés avec deux oreilles mais sans mode d'emploi pour nous en servir.