Travailler seul et seulement pour soi-même, c'est insuffisant. Bien sûr, chacun doit travailler individuellement, car une collectivité doit être formée par des individus bien développés, mais sans jamais perdre de vue l'intérêt de la collectivité.
Il n'y a pas d'autre art que l'art amoureux. C'est l'art souverain de la lenteur et de la vitesse. C'est l'art de susciter un éclair, sans jamais l'arrêter en l'orientant vers nous.
Apprenez, âmes vulgaires, à mourir sans murmurer.
La mode est confiante et sans peur.
La vieillesse n'est pas supportable sans un idéal ou un vice.
Je pense que le dernier terrain de liberté, c'est la scène. Là, on prend mes propos in extenso, sans les détourner.
J'écrivais pour conjurer l'angoisse. N'importe quoi. J'étais un écriveur. L'écriveur deviendra écrivain quand son besoin d'écrire sera soutenu par un sujet qui permet et exige que ce besoin s'organise en projet. Nous sommes des millions à passer notre vie à écrire sans jamais rien achever ni publier.
On s'aimera tant qu'on s'aimera avec cette délicieuse sensation du provisoire qui s'installe dans la durée sans qu'on en ait conscience.
À la mort de ma mère, j'avais totalement perdu confiance en moi. Je culpabilisais sans cesse. J'étais souvent repliée sur moi-même. J'avais tendance à vivre dans le regret, incapable de prendre des décisions de peur de me tromper.
Une ambiance de catastrophe globale allège toujours un peu les catastrophes individuelles, c'est sans doute pour cette raison que les suicides sont si rares en période de guerre.
C'est sans espoir : je serai toujours romantique.
Un cocktail, ce sont des gens qui viennent écraser leurs cigarettes sur votre moquette à six heures et qui, à huit heures, vont dîner sans vous avec d'autres invités dans un endroit plus rigolo.
Le juriste fait prime. On s'arrache tout ce qui de près ou de loin touche à la basoche. Dans tout l'immense territoire des Etats-Unis on ne trouve plus un seul avocat sans cause, ni un seul homme de loi qui batte la dèche dans les bars.
L'artificier ne voit le monde qu'à travers une multitude de scènes pyrotechniques, il est sans cesse en train de rêver, une gerbe par ci, une comète par là... Nous sommes d'éternels rêveurs à la recherche d'un bonheur perpétuellement renouvelé.
Notre accord est conclu : c'est un jeune poète qui dès demain rédigera cette chanson. Elle sera plus fraîche et, je crois, plus honnête : sans doute plaira-t-elle au public sans façon.
Comment savoir tout sans vieillir ?
Qui ne sait que sans argent, la paresse ne peut durer ?
Contredire et bavarder sans répit, c'est se montrer incapable d'apprendre ce qu'il faut.
En revanche, selon le même critère, l'espèce humaine arrive bonne dernière de ce classement puisque non seulement elle peut disparaître demain sans que cela affecte négativement le cycle vital de la planète, mais en plus elle est l'espèce qui détruit le plus de vie. Elle est l'animal le plus nuisible qui soit.
Il n'y a pas de guerre sans fin, mais les traces resteront terribles.
Il faut que les rouages tournent régulièrement, mais il ne peuvent tourner sans qu'on en ait soin. Il faut qu'il y ait des hommes pour les soigner, aussi constants que les rouages sur leurs axes, des hommes sains d'esprit stables dans leur satisfaction.
La superstition demande des causes, alors que le propre de la raison véritable est de découvrir que les choses sont sans cause et de déceler, dans le voeu causal, la racine de l'angoisse religieuse.
Alors que tout se rétrécit, je garde une ligne de conduite : ne rien changer à ma vie, confirmer tous mes choix. Je partirai sans avoir rien appris, sinon le prix hors de prix de l'existence.
'intelligence n'est rien sans plaisir.
La criminalité avait pratiquement disparu. Elle était devenue inutile et impossible. Quand personne ne manque de rien, le vol est sans objet.
Les livres contiennent de l'humour, de la beauté, de l'intelligence, de l'émotion, de la pensée, et bien sûr, tout ce qui fait la vie. La vie sans un livre est vide.
Tu poursuis des choses négatives, l'avait un jour prévenu Willie-Jay dans un de ses sermons. Tu ne veux te soucier de rien, exister sans responsabilité, sans foi, sans amis et sans chaleur.
Nous portons en nous les merveilles que nous recherchons sans nous.
Ce qui me captivait avec toi, c'est que tu me faisais accéder à un autre monde.... Ce monde m'enchantait. Je pouvais m'évader en y entrant, sans obligations ni appartenance. Avec toi j'étais ailleurs, en un lieu étranger, étranger à moi même. Tu m'offrais l'accès à une altérité supplémentaire.
Devant moi, un homme blessé laissa tomber son fusil. Je le vis vaciller un instant sur place puis, lourdement, il repartit les bras ballants, et courut avec nous, sans comprendre qu'il était déjà mort. Il fit quelques mètres en titubant et roula...
Ce qui unit les humains et les chats, au-delà des caresses, c'est le sommeil. Où qu'ils soient, les petits félins vous invitent à l'assoupissement, dans la chaleur de leur fourrure soyeuse. Pouvoir dormir côte à côte, des heures durant, sans bouger est une forme d'intimité plus profonde que le langage ou les jeux.
Les grands hommes ne sont jamais cruels sans nécessité.
Je ne comprends pas comment quelqu'un peut écrire sans tout réécrire encore et encore.
Je le dis toujours : il y a pis que l'esclavage, dans ce monde, il y a l'étranger sans passeport.
La vanité et la fierté sont des choses différentes, bien que les mots soient souvent utilisés comme synonymes. Une personne peut être fière sans être vaniteuse. La fierté se rapporte davantage à notre opinion de nous-mêmes ; vanité, à ce que nous voudrions que les autres pensent de nous.
Si j'aime les trains c'est sans doute parce qu'ils vont plus vite que les enterrements.
Le Bon Dieu, voyez-vous, a donné une langue même aux gens les plus compétents et les mieux dotés de bon sens - sans pour autant qu'ils en fassent toujours le meilleur usage.
Personne n'est à l'aise si on se rappelle sans cesse le passé.
Je pourrais rester sans manger pendant une semaine.
Vaudrait mieux dire ce que l'on a à dire que de mourir sans dire ce que l'on avait à dire.
Beaucoup de gens sans parti pris, c'est-à-dire qui ne sont pas musiciens, se demandent pourquoi l'Opéra s'obstine à jouer Faust. Il y a à cela plusieurs raisons dont la meilleure est que l'art de Gounod représente un moment de la sensibilité française. Qu'on le veuille ou non, ces choses-là ne s'oublient pas.
Évitons de tomber dans le travers inverse, de concevoir une histoire des femmes qui ne se soucierait pas des mâles. Au XIIe siècle comme aujourd'hui, masculin et féminin ne vont pas l'un sans l'autre.
On peut nommer le Dieu Très-Haut de tous les noms ;Comme on peut par ailleurs ne Lui en attribuer aucun.Dieu : Il est rien et Il est tout, et ce sans arguties.Essaie donc de m'indiquer ce qu'Il est, aussi ce qu'Il ne serait pas.
L'amour pour durer a besoin de s'instruire sans cesse.
Ma seule force c'est la vie, c'est de regarder les gens et d'être avec eux.Je viens sans bagage et j'apprends.Il n'y a rien de plus important que de savoir écouter et regarder.
Personne ne dit de soi, et surtout sans fondement qu'il est beau, qu'il est généreux, qu'il est sublime : on a mis ces qualités à un trop haut prix ; on se contente de le penser.
Celui qui croit qu'Aristote était un dieu, doit aussi croire qu'il ne s'est jamais trompé. Mais si l'on croit qu'Aristote était un homme, alors sans doute il était sujet à l'erreur tout comme nous.
Il n'y a point de grandeur dans un pays sans la guerre.
Saisir la réalité, sans l'aide du raisonnement, nous paraît inexplicable.
La faiblesse est un défaut que nous a donné la nature, que nous ne pouvons détruire, contre lequel nous avons sans cesse à nous défendre, et dont aucun homme de bonne foi, et capable de quelque courage, ne se vantera jamais d'avoir toujours triomphé.