La superstition demande des causes, alors que le propre de la raison véritable est de découvrir que les choses sont sans cause et de déceler, dans le voeu causal, la racine de l'angoisse religieuse.
Quand on vit un grand malheur dans sa vie, on a l'impression que le regard des autres ne nous autorise pas à être joyeux, alors que tout au fond de soi, on sent que c'est cela qui permet de se maintenir en vie.
A quoi bon pleurer sur ce qui aurait pu être ?... Les hommes sont-ils donc les artisans de leur propre malheur ? Peuvent-ils se soustraire aux forces du destin ?
La vraie tristesse de la solitude tient à ce que, loin d'y être seul avec soi, on y subit la pire compagnie, la présence intériorisée des autres, la loi du clan.
Ce voeu de retour à la paix, l'humanité le doit à des centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, pour le seul fait de leur nationalité ou de leur origine ethnique, ont été vouées à la mort ou à une progressive extinction.
Les gens ont pitié des autres dans la mesure où ils auraient pitié d'eux-mêmes. Le malheur ou la laideur sont des miroirs qu'ils ne supportent pas.
Zoo : Sorte de prison dans laquelle on place les animaux pour que les Humains puissent les voir de près. Chez les éléphants, l'expression "avoir la peau sur les zoos" signifie maigrir de tristesse dans un tel endroit.
Quelle belle école de l'hypocrisie et du mensonge que l'éducation religieuse !
Ce n'est pas dans l'infortune, mais dans la fortune qu'on connaît les vrais amis. La véritable épreuve de l'amitié, c'est le succès : car le malheur ne réclame que du secours et ne risque que la résistance de l'avarice ; tandis que le succès voudrait de l'affection et ne rencontre que l'envie.
Toute réunion d'hommes m'est odieuse. Un bal me donne de la tristesse pour huit jours. Je n'ai jamais vu une course de chevaux, ni même une revue, ni une Fête Nationale. J'ai horreur de tout ce qui est fade, timoré, inexpressif.
Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens.
On ne peut échapper au malheur et à la solitude qu'en sachant qu'il y a un homme plus malheureux et plus seul que soi.
La fraternité du malheur est la fraternité la plus rapide.
Entre la vie et la mort, il n'y a qu'un pas, entre la tristesse et le bonheur, il y a une route infinie.
Que de gens se consolent du malheur des autres par la joie de l'avoir prédit.
Sur les ailes du temps la tristesse s'envole ; le temps ramène les plaisirs.
L'expérience de l'un n'est pas nécessairement le malheur de l'autre.
Le malheur d'autrui nous console de notre propre malheur.
Le malheur ne peut se consoler qu'avec le malheur des autres.
Hélas ! La grande tristesse actuelle est que les choses n'ont plus le temps de vieillir.
Les juifs, toujours exterminés et toujours renaissants, ont réparé leurs pertes et leurs destructions continuelles par cette seule espérance qu'ont parmi eux toutes les familles, d'y voir naître un roi puissant qui sera le maître de la terre.
L'essentiel de notre bonheur ou malheur dépend de notre vision des choses et non pas de notre situation financière.
Le malheur ne distingue pas et dans sa course errante, il se pose aujourd'hui sur l'un et demain sur l'autre.
Tout le malheur des hommes vient de l'espérance.
Notre bonheur ou notre malheur dépendent en grande partie de nos dispositions personnelles et non des circonstances.
Au-delà de l'extrême tristesse se trouve la joie parfaite.
S'attacher aux résultats est cause de malheur et de misère. Le vrai sage ne s'occupe pas de ce qui est bon ou mauvais dans ce monde.
L'homme n'est pas la négation de l'enfant, mais son développement, et malheur à qui veut barrer ce qu'il fut !
Le moi est la source du malheur de l'humanité.
Sachez écouter. Malheur à celui qui, sans la ramasser, laisse tomber une parole d'or de la bouche d'autrui.
Le malheur des autres ne console de rien.