L'offrande n'est jamais pour le saint, ni nos épargnes pour les rois, mais pour cet essaim dévorant qui sans cesse bourdonne autour d'eux...
Chaque être est un absolu, aucune expérience n'est transmissible, le monde est à recréer sans cesse.
L'Enfer, c'est pour ceux qui n'ont jamais pris de risques. Qui se sont laissés vivre sans se remettre en question, sans rien faire, ou alors en emmerdant les autres, en profitant d'eux.
La tragédie, c'est gratuit. C'est sans espoir. Ce sale espoir qui gâche tout. Enfin, il n'y a plus rien à tenter. C'est pour les rois la tragédie.
Si l'âme parvient à être immortelle, c'est sans doute parce qu'elle est invisible.
La vie ne peut être comprise qu'en remontant à sa source première. Cette source est à jamais douce et sans fin.
La vie sans Dieu est comme un crayon non taillé - cela n'a aucun sens.
Ô parents ! l'exemple ! l'exemple ! sans cela on ne réussit à rien auprès des enfants.
On peut, à la rigueur, parvenir à la jouissance sans acquitter le prix d'un travail rude et pénible, mais non pas à la joie, cette "merveilleuse étincelle divine".
Le vice, c'est le mal qu'on fait sans plaisir.
Faut savoir s'étendre Sans se répandre.
Un amour sans lettre d'amour ça ne se peut pas...
Vous ne pouvez maintenir quelqu'un à terre sans y rester avec lui.
Lorsque je revêts le costume de producteur, je réalise que je peux être ambitieux, insensible, sans pitié même.
Qui vole ma bourse vole une chose sans valeur.
Si les hommes sont si mauvais avec le secours de la religion, que seraient-ils sans elle ?
Et comment peindre avec des mots sans couleurs ?
La sécurité sans liberté s'appelle la prison.
La mort ? Sans importance. La vie ? Sans importance. Ce qu'il faut c'est vaincre.
Quand un homme et une femme sont assis face à face sans parler, c'est que des instants se préparent.
Je n'ai jamais écrit une lettre d'amour sans me rebeller, en écrivant, contre ce que j'écrivais.
Nous voulons aller de l'avant, assurément, mais sans, pour autant, renier notre passé, sans tourner le dos à celles de nos formes de civilisation qui constituent notre originalité et dont le monde a grand besoin, nous le savons.
Survivre c'est mourir. Il faut patiemment et sans relâche construire, organiser, ordonner.
Il faut voir dans les événements la main de Dieu, sans jamais oublier que c'est son coeur qui guide sa main.
On ne valse pas avec un géant, sans qu'il vous écrase un peu les pieds.
Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre.
Il est singulier que la politique, qui est sans contredit la science la plus ardue et la plus difficile, soit la seule que tout le monde croit posséder sans l'avoir apprise.
Si je ris, c'est sans le faire exprès.
Il y aura toujours deux mondes soumis aux spéculations des philosophes : celui de leur imagination, où tout est vraisemblable et rien n'est vrai, et celui de la nature où tout est vrai sans que rien paraisse vraisemblable.
Il est impossible d'être romancier au XXIe siècle sans être influencé par les médias et par les films ; nous sommes des créatures avec d'énormes cortex visuels.
Un jour il faudra à notre véritable vocation qui n'est pas de produire et de consommer sans fin, mais d'aimer, d'admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes.
La résignation allège tous les maux sans remède.
La vie sans plaisir est une mort hideuse.
Il ne faut pas avoir peur des mots. Où serions-nous sans eux ?
On ne parvient pas au cinquième étage sans avoir commencé par le rez-de-chaussée.
Combien de corps célestes se meuvent en secret sans jamais se montrer aux yeux des hommes ! Dieu n'a pas fait toutes les choses pour l'homme.
Il n'y a pas moyen d'avoir de l'esprit sans être un peu méchant. La malice d'un bon mot est la pointe qui le fait piquer.
C'est dans l'éternité que, dès à présent, il faut vivre. Et c'est dès à présent qu'il faut vivre dans l'éternité. Qu'importe la vie éternelle, sans la conscience à chaque instant de cette durée.
On ne peut pas être sans crainte quand on inspire la crainte.
Sans doute la mort est-elle l'expérience humaine essentielle et faudrait-il s'y préparer à chaque minute de sa vie ?
Un homme sans enfantillage est un monstre.
Sans mémoire, il n'y a pas de guérison. Sans pardon, il n'y a pas d'avenir.
Un confrère est un personnage sans aucun talent qui fait, inexplicablement le même métier que vous.
Seul, l'art traverse le temps sans aucune douleur en échange.
Mieux vaut Kaboul sans or que Kaboul sans neige.
Nous n'avons pas le droit de croire que la liberté peut être conquise sans lutte.
Il faut être jeune pour savoir vivre sans nostalgie. Plus tard, on se raccroche à toutes sortes de sentiments : des bons, des mauvais. A ce qui n'est pas très sain. Un renouveau.
La perception du temps est sans doute liée aux moyens techniques dont l'homme se sert pour gagner du temps ou le tuer.
On ne fait jamais d'erreur sans se tromper.
Comme une grande musique qu'on peut réécouter sans fin, les grands romans eux aussi sont faits pour des lectures répétées.