On dit toujours que, lorsqu'un navire est sur le point de couler en pleine mer, les rats sentent le danger longtemps avant les hommes et se sauvent tous ensemble. Question : où peuvent-ils bien aller ?
Ne méditez pas : Soyez ! Ne pensez pas que vous êtes : Soyez ! Ne pensez pas à être : vous êtes !
L'hétérosexualité c'est aussi naturel que l'enclos électrique dans lequel on parque les vaches.
Plus que poli pour être honnête - Plus que poète pour être honni.
Nous devons préserver notre fragilité parce qu'elle nous rapproche les uns des autres, alors que la force nous éloigne.
Il n'est personne qui ait fait don spontanément d'une partie de sa propre liberté en vue du bien public ; cette chimère n'existe que dans les romans ; si elle était possible, chacun de nous voudrait que les pactes qui [...] ► Lire la suite
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
Si le Mieux est l'ennemi du Bien, il faut nécessairement que le Bien soit l'ennemi du Mieux, car les abstraits philosophiques ne connaissent pas plus le pardon que l'humilité.
L'analyse m'a donné une grande liberté d'émotions et une confiance fantastique. Je sentais que j'avais servi mon temps comme une marionnette.
J'ai des normes élevées, mais je n'attends rien de personne que je n'attends pas de moi-même.
La constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer.
Il faut mieux être suspendu par les reins que par le cou.
Ce que tu ne peux emporter avec toi, donne-le au pauvre.
La plus grande douleur de ma vie, c'est que je ne pourrais jamais me voir en live sur scène.
Chaque fois que tu es assommé, tu te lèves plus fort.
Quand je me suis mariée, je pensais que c'était pour la vie, si seulement on m'avait filé une claque pour me réveiller.
J'étais sur Facebook. Je ne le suis plus, mais ma soeur envoie toujours des photos sur une page. Je suis sûr que vous pouvez trouver un Bradley Cooper là-bas.
Sans moustache, j'ai l'air de ce que je suis, une vraie saloperie, un faux-derche sans lèvres.
Sachant ce que je sais de l'amour, je me retire parce que je n'aime pas me mentir.
Elle est pas facile à dire, la vérité. Si j'enlève la broderie, il reste que la merde, et la merde, ça n'intéresse personne. Les gens, ce qu'ils veulent tous, c'est des belles histoires, avec des gens beaux. La merde des inconnus, tout le monde s'en fout.
C'est exactement là que je voulais en venir, qu'est ce que ça signifie l'amour, vous le savez ? Et vous ? Quelqu'un le sait ? Si on m'offrait cette carte monsieur, je la boufferais. Ce sont, ce sont ces cartes, les films et [...] ► Lire la suite
Le problème de «Voyage au bout de la nuit» de Céline est que ce livre est dangereux. Une fois qu'on l'a lu, qu'est-ce qu'on lit après?
Il y a plein de domaines où il vaut mieux la fermer parce que c'est ce qui correspond le mieux à la pensée commune.
Ne réclamez jamais comme un droit ce que vous pouvez demander comme une faveur.
C'est un phénomène classique que la déchéance des études s'accompagne de l'inflation des diplômes et des titres.
Le style est comme les ongles : il est plus facile de l'avoir brillant que propre.
J'entends bien que je pourrais devenir sourd, je sens bien que je pourrais perdre l'odorat, mais je ne me vois pas devenir aveugle.
C'est plus facile pour un bon ouvrier de devenir un bon bourgeois que pour un bon bourgeois de devenir un bon ouvrier.
On sent que les loups ce sont des bêtes avec lesquelles on peut s'entendre, sinon avec des paroles en tout cas avec des coups de fusil.
L'intelligence est la faculté à l'aide de laquelle nous comprenons finalement que tout est incompréhensible.
Ce n'est pas tant ce qu'on dit qui fait la valeur d'un livre, que tout ce que l'on n'y peut pas dire, tout ce que l'on voudrait y dire, qui l'alimente sourdement.
On dirait que les survivants de ces générations formées par le plaisir, en ne se refusant rien, ont appris à se passer de tout.
Les seules folies que les femmes comprennent sont celles qu'elles inspirent.
Faut-il que le libéralisme aille jusqu'à interdire d'interdire qu'on interdise ?
En histoire comme en physique, ne prononçons que d'après les faits.
Ce que nous appelons mouvements du coeur n'est que le bousculement irraisonnable de nos pensées.
On comprend toujours bien ce que l'on aime !
Presque tout est, presque toujours, autre que ce que presque tous les hommes s'imaginent.
L'histoire nous dit que les chemins de la liberté passent par les prisons.
Les amants inventent leur propre vocabulaire, mais il n'a de signification que pour eux.
Chacun poursuit en lui sa Route des Indes et l'homme est plus vaste que la terre, dont on fait le tour en quelques heures.
Sapiens sapiens, cet homme développé que nous sommes, est une forme extrême du processus d'individuation.
Jésus conçu sans péché... cela prouve que les Juifs connaissaient l'insémination artificielle.
Ce n'est qu'en se dépassant que l'homme est pleinement humain.
Les conversations ressemblent aux voyages qu'on fait sur l'eau : on s'écarte de la terre sans presque le sentir, et l'on s'aperçoit qu'on a quitté le bord et que quand on est déjà bien loin.
C'est encore devant la mort que nous nous sentons le plus livresques.
La première démarche qui s'impose est de prendre conscience que l'amour est un art, tout comme vivre est un art.
Une enquête réalisée à Londres montre qu'un quart des personnes interrogées croyaient que Winston Churchill et Dickens étaient des personnages imaginaires, tandis que Robin Hood et Sherlock Holmes avaient existé.
Quand une amitié s'achève, faut-il penser que les gens peuvent changer, ou bien qu'on s'était trompés depuis le début sur leur nature profonde ? C'est une question cruelle, car la réponse pourrait réduire une belle relation à l'illusion d'un faux-semblant...
J'ai toujours un espoir parce que je crois en l'homme. C'est peut-être stupide. La voie de l'homme est d'accomplir l'humanité, de prendre conscience de soi-même.