Ceux qui ne voient que l'amour dans le monde sont aussi bêtes que ceux qui ne le voient pas.
On ne pourrait pas vivre si on avait tout le coeur qu'il faut. On ne vit que parce qu'on est dur.
Il n'y a rien de plus vulgaire que les surnoms. Il n'y a que dans le peuple qu'on en donne.
Il n'est que la volupté qui retienne tout l'homme dans le présent.
Beaucoup de gens croient que l'aveu de leurs défauts les dispense de s'en corriger.
Je ne fais que ce que me dicte mon coeur.
C'était des conquérants, et, pour cela, on n'a besoin que de la force brute - il n'y a pas de quoi se vanter quand on l'a, puisque votre force n'est qu'un accident produit par la faiblesse d'autrui.
Une religion n'existe pas sans croyants. Un texte ne devient sacré et éventuellement dangereux que parce qu'un lecteur fanatique décide d'appliquer au premier degré ce qui est écrit dans son livre de chevet.
J'aime des poètes, des écrivains dont je n'ai lu que trois phrases. J'en ai aimé le mystère. Trois phrases suffiraient à définir une oeuvre.
Je me demandais ce qui, plus tard, nous serait commun. Déjà, nous n'avions ni le même physique, ni la même histoire. Lorsqu'il pourra choisir, pourquoi pencherait-il pour une nationalité mineure, une religion vaincue et des moeurs attardées ? Peut-être ne se souviendra-t-il que de sa mère et cherchera-t-il à m'oublier comme une tare familiale !
Mes parents ont travaillé très fort pour communiquer d'autres valeurs qu'ils jugeaient importantes, telles que l'intégrité, le courage, l'humilité, le traitement des autres avec dignité et respect et la soif de connaissances.
Les esprits humains sont plus pleins de mystères que n'importe quel livre écrit et plus changeants que les formes de nuages dans l'air.
Je pense que je ne serais jamais prêt à faire un travail normal. Je ne pourrais pas aller au bureau tous les jours à la même heure. J'aime ma vie. Cette liberté.
L'essence de l'Amérique - ce qui nous unit vraiment - n'est pas l'ethnicité, la nationalité ou la religion - c'est une idée - et quelle idée c'est : Que vous puissiez venir de circonstances humbles et faire de grandes choses.
Je me souviens d'aller au studio d'enregistrement et qu'il y avait un parc de l'autre côté de la rue et je voyais tous les enfants jouant et je pleurais parce que ça me rendrait triste que je doive plutôt aller travailler.
L'Italie pour moi est comme la mère méchante. Quoi que je fasse, ce n'est jamais suffisant. Les gens disent que je suis la reine de Cannes, mais en Italie je suis refusé pour le travail.
Si vous savez que vous allez échouer, alors échouez glorieusement.
Et là t'as peur... Tu te dis " faut pas que je tombe du tire-fesse ", en plus la piste sur laquelle tu glisses elle est un peu bissextile... Mais tu tombes du tire-fesse ! Et là, t'as un réflexe... Humain, certes ! Mais très bizarre... : Tu restes accroché au truc !
Une fois que vous acceptez le fait qu'il n'y a rien à craindre, vous percevrez le puits de pétrole primitif. Je crois que lorsque nous faisons des choses sans crainte, nous pouvons faire n'importe quoi. Tant que vous ne vous inquiétez pas des conséquences...
- C'est souvent ce que les gens ne se disent pas qui est le plus important non ? - Ça non plus j'ai pas compris... - Pourtant c'est clair.
Cela fait trois mois que je traîne un projet qui me ruine la santé et me gâte l'existence. Avortez-moi, Docteur.
Il est donc vrai que l'espérance est le seul bien de ceux qui n'en ont plus.
Nous croyons être leurs amants, nous ne sommes que leurs complices.
Si infâmes que soient les canailles, elles ne le sont jamais autant que les honnêtes gens.
Il vaut mieux n'appartenir à aucune église que d'en défendre une avec hargne.
J'éprouve un charme inexprimable à marcher en aveugle au-devant de ce que je crains.
Mais d'où tiens-tu que les malheurs prévus sont plus supportables que les autres ?
J'ai compris qui elle était grâce à la description que tu en as faite : un peu folle, très jeune, avec un énorme panier.
Ce qu'il y a de terrible chez nous, humains, c'est que nous ne pouvons être que d'un seul sexe et que nous ne pouvons que fabuler les plaisirs et les désirs de l'autre sexe. C'est pour cela que les hommes et les femmes ne se comprennent jamais.
Mieux vaut un tien que deux fois tu l'auras.
La non-violence conduit à la plus haute éthique, ce qui est le but de toute évolution. Jusqu'à ce que nous cessions de nuire à tous les autres êtres vivants, nous serons toujours des sauvages
J'avais l'impression d'avoir deux cerveaux dans le crâne, deux personnalités différentes dont l'une observait l'autre. Celui qui joue la pièce est complètement dans son rôle, avec tous les sentiments et la chaleur nécessaires, tandis que l'autre observe et guide.
Là où nous voyons des êtres méchants ou bons, cruels ou généreux, le sage, lui, ne voit que des ''formes'' cherchant à s'exprimer et à se libérer.
Je ne m'embête nulle part, car je trouve que, de s'embêter, c'est s'insulter soi-même.
En Europe, la plupart des batailles que nous avons menées durant les cinquante dernières années étaient destinées à combattre l'antisémitisme. Et maintenant, allons-nous remplacer les préjugés antisémites par des préjugés antiislamiques ?
Ne vis désormais que pour ton art. Aussi limité par la faiblesse de tes sens que soit aujourd'hui ton horizon, l'art, néanmoins, est pour l'avenir ta seule raison de vivre.
L'hypothèse expérimentale, en un mot, doit toujours être fondée sur une observation antérieure. Une autre condition essentielle de l'hypothèse, c'est qu'elle soit aussi probable que possible et qu'elle soit vérifiable expérimentalement.
C'est avec ma mémoire que j'existe. Comme si l'avenir était déjà dedans. Elle m'aide à me jeter en avant. La vie je la gagnerai toujours d'une courte tête. Je pourrai jamais me reposer. Jamais m'arrêter. Alors, je la berce. Elle est ma glaise. Ma sculpture inachevée.
Dans le Helsinki Sanomat, supplément du dimanche, j'ai lu une fois que la modestie est une marque d'éducation.
Les machines [...] peuvent être plus intelligentes que les hommes. Mais elles n'ont pas de conscience.
La force est à l'origine de tout mouvement, de toute action et, nécessairement, elle en est le couronnement. La vie est l'épanouissement de la force et, hors de la force, il n'y a que néant. Hors d'elle, rien ne se manifeste, rien ne se matérialise.
Je maintiens que la maxime est toujours d'être plus rapide que les autres.
Quand je regarde le rapport annuel d'une entreprise, si je ne le comprends pas, ils ne veulent pas que je le comprenne.
Car c'est là la tragédie de l'homme que les circonstances changent, mais il ne le fait pas.
J'espère que je mourrai sur scène à l'âge de 105 ans, en jouant Peter Pan.
C'est comme si tous les signes me disaient que je ne devrais pas être un boxeur, alors j'ai arrêté.
J'aime la mode, et c'est comme ça que je m'exprime.
Je me régale de voir grandir mes petites, je me réjouis de voir ma grande fille Laura aller mieux, de constater que mon fils David fait des choses qui l'intéresse et qu'il soit bien dans sa peau.
Seule la lecture de ses livres nous fait entrer dans l'intimité d'un écrivain et c'est là qu'il est au meilleur de lui-même et qu'il nous parle à voix basse sans que sa voix soit brouillée par le moindre parasite.
Le temps est, de tous les maîtres, celui que j'ai le premier éliminé de ma vie.