Dans la poésie, la vie est encore plus vie que la vie même.
L'histoire est encore plus rancunière que les hommes.
Elle est comme les autres femmes. Elle croit que deux et deux feront cinq si elle pleure assez longtemps et fait assez d'histoires.
J'ai remarqué que ce que les chats préfèrent dans l'être humain n'est pas son habilité à le nourrir, ce qu'ils trouvent normal - mais le fait qu'il soit distrayant.
On est facilement devenu coupable d'avoir du style, là où il est devenu aussi rare de le rencontrer que la personnalité elle-même.
Se sentir solitaire, tant d'esprit que de corps, incline vers la solitude, et la solitude elle-même incline à plus de solitude encore.
Si j'avais la foi du mondeEn cette seconde, serais-tu là ?Si j'avais renoncé au mondeEt que rien ne compte serais-tu là ?
"Sale nègre" ou simplement : "Tiens, un nègre".J'arrivais dans le monde, soucieux de faire lever un sens aux choses, mon âme pleine du désir d'être à l'origine du monde, et voici que je me découvrais objet au milieu d'autres objets.
Il y a de la satisfaction à savoir que l'on apporte du bonheur.
Personne ne me mettra dans la tête que c'est gagner sa vie que de la donner à un propriétaire d'usine. La vie est gratuite. Je ne l'ai pas payée et je ne la paierai pas.
Qu'est-ce que la vie ? C'est le scintillement d'une luciole dans la nuit. C'est le souffle d'un buffle en hiver. C'est comme la petite ombre qui traverse les champs et va se perdre dans le coucher du soleil.
Depuis le temps que je patientedans cette chambre noireJ'entends qu'on s'amuse et qu'on chanteAu bout du couloir;Quelqu'un a touché le verrouEt j'ai plongé vers le grand jourJ'ai vu les fanfares, les barrièresEt les gens autour.
Je ne suis pas comme les autres, telle est la formule de l'homme du troupeau. Car le châtiment qu'encourt l'individu contemporain est moins l'emprisonnement ou la répression que l'indifférence.
D'une manière générale, la génération qui est née en même temps que l'Apple 1, que l'on pourrait appeler "génération Apple 1", ne va pas très bien.
Le clergé vit au détrimentDu peuple qu'il vole et qu'il gruge ;Et que, finalement,Il juge.
J'ai longtemps cru que j'avais grandi dans un faubourg de Buenos Aires, un faubourg aux rues hasardeuses, ouvertes sur de visibles couchants.
Bien souvent, c'est par le langage que l'autre s'altère; il dit un mot différent, et j'entends bruire d'une façon menaçante tout un autre monde, qui est le monde de l'autre.
Quiconque a sondé un tant soit peu l'absurdité du monde, cesse d'en médire pour en rire. Plus le pessimisme s'accroît, plus le comique s'intensifie. Rien de plus triste, en revanche, que l'optimisme.
Le doute ne me charme pas moins que la connaissance.
Bien que nous connaissions le mieux nos imperfections et que nous ne puissions pas les nier, ce n'est pas à nous de perdre notre autonomie et notre véritable virilité.
On peut être certain que toute idée reçue, toute idée reçue, sera une idiotie parce qu'elle a su séduire le plus grand nombre.
Est-ce que je veux être un héros pour mon fils ? Non. J'aimerais être un être humain très réel. C'est assez dur.
Si nous ne faisons que quelques prières, pouvons-nous tous aller au paradis ? Si c'est aussi facile, alors je devrais vraiment prier aussi.
J'ai rempli toute ma vie à essayer de préserver la mémoire de la vie, dans la lutte contre la mort. Peut-être que la seule chose que j'ai faite, puisqu'il est impossible d'arrêter la mort, c'est de montrer ce combat. Le combat en lui-même ne nous satisfait pas non plus.
Je rentrais de la guerre, le cinéma est venu à moi par les femmes mais j'étais déjà ce que je suis resté.
Demain est la chose la plus importante dans la vie. C'est parfait quand il arrive et il se met entre nos mains. Il espère que nous avons appris quelque chose d'hier.
L'histoire pointera certaines des choses que j'ai mal faites et d'autres que j'ai bien faites.
Je pense que vous pouvez réussir et être extrêmement présent dans une vie saine.
Parfois, vous devez tout laisser aller - purgez-vous. Si vous n'êtes pas satisfait de quoi que ce soit - quoi que ce soit qui vous abatte - éliminez-le. Parce que vous découvrirez que lorsque vous êtes libre, votre véritable créativité, votre vrai soi sort.
Mes enfants n'ont jamais eu les avantages que j'avais. Je suis né pauvre.
Je préfère être regardé plus que négligé.
Si je n'avais pas été une star, je serais probablement devenue prof. J'adore les enfants ! Ce que je préfère avant tout est de rencontrer mes fans avant mes concerts. Surtout les plus jeunes, ils sont si mignons !
On m'en a donné des surnoms, mais Pelusa est celui que je préfère parce qu'il me transporte dans mon enfance à Fiorito.
- Alors ? Qu'est ce que tu veux ? - J'voulais vous voir... - C'est fait ! - Et heu... J'suis pas contre un bisou.
L'espoir guide mes pas. C'est l'espoir qui me permet de traverser le jour et plus encore la nuit, l'espoir que si vous disparaissiez à mes yeux ce ne soit pas la dernière fois que je vous contemple.
J'ai beaucoup de respect pour les conservateurs libéraux intellectuellement honnêtes tels que Houellebecq et Finkielkraut.
Le non-sens est plus proche du réel que la raison, qui ne sert qu'à l'endurer.
Le plus grand mystère n'est pas que nous soyons jetés au hasard sur la terre. C'est que dans cette prison, nous tirions de nous-mêmes des images assez puissantes pour nier notre néant.
L'espoir est que les hommes puissent comprendre ce qu'est être une femme, que les femmes puissent comprendre que les hommes ne sont ni à combattre ni à soumettre. Que les hommes et les femmes puissent rester des amants.
C'est au moment où nos forces diminuent de moitié que nos années comptent double.
Y'a pire que la mort qui vient, c'est l'amour qui ne vient jamais.
Toutes les fois que les conditions d'un phénomène se trouvent réalisées, il ne manque jamais de se produire.
Presque tous les hommes, frappés par l'attrait d'un faux bien ou d'une vaine gloire, se laissent séduire, volontairement ou par ignorance, à l'éclat trompeur de ceux qui méritent le mépris plutôt que la louange.
Le bonheur, c'est peut-être ça : l'imagination. Quand on en manque, il ne reste que les platitudes de la vie.
Les personnes qui font vraiment des affaires ne font que ça.
Il n'y a que ceux qui ont appris à commander qui sachent obéir.
Quelle que soit la langue, il y a des mots qu'on cherche toute sa vie.
On a l'air de craindre les autres, et l'on ne craint que soi-même.
Au lieu de craindre la Russie, il serait temps d'essayer de la comprendre, de comprendre que, tiraillée entre deux mondes, c'est tout de même à l'Europe que ce grand pays s'identifie et que c'est son destin qu'il entend continuer à partager ? À nous d'y contribuer.
Les femmes ont toujours plus de finesse que les hommes.