Tous les juifs sont seuls, tous les juifs à un moment donné ont dit je ne suis juif qu'à moitié.
Je considère les grandes richesses héritées comme un malheur, qui ne sert qu'à émousser les facultés des hommes.
J'aime la nuit. Ses sanglots dans les tuyaux. Le frigo qui se remet en marche. L'eau qui coule du robinet pour le chat. Il ne boit qu'à l'eau fraîche qui l'éclabousse. Sa langue rose. Je revisite le silence. Les nuits du monde.
Il n'appartient qu'à celui qui a puni de lever la sanction.
Ce n'est qu'à travers la souffrance que nous pouvons nous retrouver.
Il y en a qui n'ont pas d'enfants et qui sont sûrs d'avoir trouvé la bonne solution. Comme ils doivent souffrir de ne pas souffrir ! Comme ils doivent souffrir de n'avoir à penser qu'à leur chère carcasse, à leur belle âme !
Écrivain, c'est zéro pouvoir. C'est pour ça que t'en vois plein qui passent plus de temps à essayer de se faire un réseau ou d'avoir un petit boulot de chroniqueur à la télé ou à la radio qu'à écrire. Il faut être con comme je le suis pour se consacrer exclusivement à l'écriture.
Jusqu'à présent, je n'avais fait de déclaration d'amour qu'à des femmes que je n'aimais pas ; alors je m'en tirais très bien.
« Les lois de la morale régissent l'art », a dit Schumann. Cela est fort joli ; mais cela n'est pas vrai. En morale, l'intention peut justifier bien des choses ; en art, les meilleures intentions ne sont bonnes qu'à paver l'enfer.
J'étais aussi accro au ridicule qu'à la coke !
Au début, je ne savais pas comment faire avec vieille-femme-maîtresse. Elle ne m'aimait pas, elle avait peur de moi, je l'ai tout de suite senti, rien qu'à son odeur ! Vieille-femme-maîtresse ne me comprend pas, elle n'aime rien de ce que j'aime. Il faut que ça change. Ce matin j'ai eu une idée...
Si ça ne tenait qu'à moi, tous les deux ans, je gagnerais un Oscar.
La science ne sert guère qu'à nous donner une idée de l'étendue de notre ignorance.
Au regard de l'éternité, nous n'en sommes peut-être qu'à l'aube de l'humain ? Je l'espère. Le prochain continent à découvrir sera plus vaste que l'univers profond. L'esprit, cet inconnu, nous ouvre l'espace infini de notre spiritualité.
- Tu disais qu'à force d'attendre la liberté, on finit par être sévère pour elle.- Oui, mais quand elle arrive, elle est si belle qu'on lui pardonne. C'est comme une femme.
Les révolutions emploient presque autant d'années à se terminer qu'à se préparer.
Il y a des choses qui ne s'apprennent qu'à condition que nul ne nous les enseigne.
Quand il fait trop froid, qui n'a pas de couverture n'a plus qu'à se recroqueviller.
Les visions ont un heureux instinct : elles ne viennent qu'à ceux qui doivent y croire.
Les oeuvres complètent du soleil ne se lisent qu'à ciel ouvert.
Pour les jeunes, l'éducation, la surveillance, sont à la base de tout. Hélas, on procède à l'envers. C'est un peu comme les parents qui bien souvent ne s'occupent de leurs enfants qu'à partir de leur majorité.
Les vieillards aiment le pratique tandis que les jeunes impétueux n'aspirent qu'à l'éblouissant.
Ne songez qu'à m'aimer, ne songez qu'à me plaire.
Qui pourrait s'imaginer qu'à notre époque il se commet autant d'atrocités dans un pays chrétien et civilisé ? On épargne les enfants, qu'on vend ou qu'on donne pour en faire des domestiques, ou plutôt des esclaves, aussi longtemps toutefois que leurs possesseurs peuvent les persuader qu'ils sont esclaves.
Après trente ans, le corps n'en fait qu'à sa tête.
Certaines choses sont plus faciles à légaliser qu'à légitimer.
Je ne crois qu'à ce qui me coûte. Je n'ai rien fait de passable en ce monde qui ne m'ait d'abord paru inutile, inutile jusqu'au ridicule, inutile jusqu'au dégoût.
Mais la beauté de notre temps est une beauté foudroyée qu'on ne peut atteindre qu'à travers le noir, toujours plus noir.
Je suis dans la vie comme un passager dans un avion qui va s'écraser et je me dis que les gens sont fous de penser à autre chose qu'à la fin.
Les sots sont bien plus facilement entraînés que les autres à ce vain plaisir de s'écouter eux-mêmes en parlant aux autres. Ils pensent bien moins à instruire leur interlocuteur qu'a l'éblouir.
Je n'ai connu de conflit qu'a travers le petit écran de la RTF puis de l'ORTF, un peu plus tard. J'espère que l'orage que nous traversons aujourd'hui n'éclatera pas sur mon fils ou mon petit-fils.
Quand votre élève a, au piano, le doigté convenable, la mesure juste, et qu'il joue les notes assez exactement, attachez-vous seulement au style, ne l'arrêtez pas à de petites fautes, ne les lui faites remarquer qu'à la fin du morceau.
Une contradiction, il n'y a qu'à ne pas s'en apercevoir.
Quand j'entrevois, comme aujourd'hui, le "simple" fond des choses (ce qu'à la condition d'une chance infinie, l'agonie révélera sans réserve), je sais que je devrais me taire : je recule, en parlant, le moment de l'irrémédiable.
Rien ne m'irrite plus que la paresse chronique chez les autres. Remarquez, je ne m'oppose qu'à la paresse mentale. La paresse physique peut être céleste.
Le devoir est un mot que je n'aime pas: il y a l'écriture et puis il y a la vie, avec ses horreurs, ses injustices. L'un et l'autre ne peuvent être liés qu'à condition de faire de la vie et de ses catastrophes une écriture.
Pauvres oiseaux qui ne mangent qu'à grand-peur.
Peut-être qu'à la différence des piles, les sentiments s'usent quand on ne s'en sert pas.
Aux vies qui ont soutenu la mienne je n'ai,Qu'un long monologue poudré de neige a partager,Nos vies qui s'écoulent chaque jour saignent,Nous ne sommes reliés qu'à nous mêmes.
L'artificier ne voit le monde qu'à travers une multitude de scènes pyrotechniques, il est sans cesse en train de rêver, une gerbe par ci, une comète par là... Nous sommes d'éternels rêveurs à la recherche d'un bonheur perpétuellement renouvelé.
Dans la rue, les gens ne parlent qu'à Roland, quasiment jamais à Michel Cordes. C'est lourd parfois mais finalement toujours positif.
Les gens moins heureux ne rient qu'à propos.
Je m'aime beaucoup plus aujourd'hui qu'à 20 ans.
Aux vies qui s'abaissent a voir la mienne, je sais,Qu'il me faudra prendre congé d'elles un jour ou l'autre,Nos vies sont des larmes d'aquarelle,Nous ne sommes reliés qu'à nous mêmes.
Je pense qu'une partie de la raison pour laquelle nous avons du succès à ce jour est qu'à l'origine nous n'avions pas vraiment envie de démarrer une entreprise.
Le monde est à la volonté bien plus qu'à la sagesse.
La liberté consiste moins à donner beaucoup qu'à donner à propos.
Ou la vérité donne la force, ou la vérité déséquilibre, accentue les dissymétries et fait pencher finalement la victoire d'un côté plutôt que de l'autre : la vérité est un plus de force, tout comme elle ne se déploie qu'à partir d'un rapport de force.
Je crois beaucoup aux symboles. Ne serait-ce qu'à l'égard de nos gamins.
On ne peut s'intéresser qu'à ce qu'on croit vrai.