Certains écrivains s'excusent de ne pas avoir forgé des choses excellentes à cause du manque de liberté. Peut-être est-ce une excuse naïve pour justifier leur ineptie ou leur paresse.
La paresse produit l'assoupissement, et l'âme lâche languira de faim.
Le génie a des nonchalances, mais une prestesse de grand fauve. Le génie est une paresse attentive. On guette sans cesse et l'on trouve une fois par surprise.
La paresse est un scepticisme de la chair.
La paresse est nécessaire. Il faut la mêler à sa vie pour prendre conscience de la vie.
L'érudition est dans beaucoup de cas une forme mal déguisée de la paresse spirituelle, ou un opium pour endormir les inquiétudes intimes de l'esprit.
La paresse des autres est une menace pour la mienne.
Les silences sont surtout dus à la paresse, à l'illusion et au mensonge.
Il y a dans la fidélité de la paresse, de la peur, du calcul, du pacifisme, de la fatigue et quelquefois de la fidélité.
La paresse ne peut se passer de travail ; on se repose voluptueusement que si l'on a pu se fatiguer.
Pour nous punir de notre paresse, il y a, outre nos insuccès, les succès des autres.
La constance est la paresse du coeur.
L'homme est incrédule par nature, pusillanime par habitude et ignorant par paresse invétérée.
De toutes les passions, celle qui est la plus inconnue à nous-mêmes, c'est la paresse ; elle est la plus ardente et la plus maligne de toutes.
C'est une très funeste tendance de notre âge de se figurer que nature c'est rêverie, c'est paresse, c'est langueur.
La paresse mène où elle veut bien.
La paresse est la mère miraculeuse du travail... parce que le père est totalement inconnu.
De là à croire que la mouche qui nous pique le front pendant notre sommeil est envoyée par Dieu lui-même pour nous réveiller de notre paresse, il n'y a pas loin.
Le parfum des déesses berce la paresse des défunts.
Un homme ne doit pas toujours sentir la savonnette ou l'eau de Cologne. C'est signe de paresse.
Fainéhantise : peur obsédante de la paresse, du temps mort, de la durée non remplie.
La paresse a cela de mortel que, dès qu'on en triomphe, on la sent qui renaît.
La paresse n'est, dans certains esprits, que le dégoût de la vie ; dans d'autres, c'en est le mépris.
Il existe une certaine réserve qui n'est pas de la modestie mais de la paresse à se faire valoir.
Il y a des gens qui fuient la jalousie par paresse, d'autres qui l'écartent par orgueil.
Il faut que la presse paraisse, surtout pas qu'elle paresse !
Bien plus que la paresse, c'est la caresse qui est la mère de certains vices et de beaucoup de fils.
Sans la paresse qui dissuade de pousser la méchanceté trop loin et la concurrence à son paroxysme, notre société ne serait pas vivable.
À tout âge, la faculté de rebondir peut l'emporter sur le souci de se conserver et la paresse des acquis.
La paresse est un vice très agréable puisqu'il nous traîne tous les autres à sa suite.
On souhaite la paresse d'un méchant et le silence d'un sot.
L'homme est fait pour un instant de labeur et pour une éternelle paresse.
La paresse est utile à cause de l'effort qu'elle demande pour être surmontée.
Avec de la paresse et de l'entêtement, on est toujours sûr d'arriver à quelque chose.
La paresse des imbéciles est une bonne chose pour tout le monde.
Certaines personnes doivent tout le bonheur de leur vie à leur réputation de gens d'esprit, et toute leur réputation à leur paresse.
L'oisiveté est peut-être aussi la mère de la paresse.
Y en a qui travaillent juste parce qu'ils sont assez hypocrites pour cacher leur paresse.
La confiance est souvent une des forces de la paresse.
Le travail est l'allié de la paresse dès qu'il est motivé. Rares sont ceux qui ont la chance de savoir vraiment pourquoi ils travaillent.
Où finit la paresse, où commence la contemplation ?
La lâcheté, la honte, la paresseNe risquent pas la chute, elles ne le peuvent !Mais les bons, c'est leur destin que de tomber.
Car la paresse est un mode de conditionnement physique tout à fait recommandable, comme le prouve le sourire de Bouddha, lequel témoigne d'une excellente forme.
La rencontre avec l'autre se fait toujours dans un contexte de réticence et d'émerveillement. Le pire, c'est de rater la merveille par peur ou paresse...
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
Ce que toute la raison ne peut faire, le temps et la paresse en viennent à bout.
La confiance est souvent une des formes de la paresse, car ajouter foi donne moins de peine que de contrôler.
Rien n'est plus fatigant que la paresse.
Il faut tout dire : le travail donne une satisfaction un peu béate. Il y a dans la paresse un état d'inquiétude qui n'est pas vulgaire, et auquel l'esprit doit peut-être ses plus fines trouvailles.
L'obéissance n'est qu'une forme canonisée de la paresse.