Je ne m'avoue jamais vaincu. J'ai lutté, beaucoup, contre moi-même aussi, pour m'en sortir.
Je suis né dans un quartier privé de Buenos Aires...Privé d'eau, d'électricité et de téléphone !
Nous souhaitons la vérité, et ne trouvons en nous qu'incertitude.
Existe-t-il au-delà de la silencieuse nuit Un jour sans fin ? La mort est-elle une porte conduisant vers la lumière ? Nous ne le pouvons dire.
Si la mort était un bien, les dieux ne seraient pas immortels.
Rien ne ressemble plus à un homme qu'un roi.
Il se mit à manquer de respect aux femmes : à ne plus se retourner sur leur passage.
Les fous ne sont pas fous. Ils sont innocents.
Les gens censés sont ceux qui partagent notre opinion. Encore faut-il qu'ils s'y tiennent, au moins pendant le temps où nous ne changeons pas d'avis.
Rien ne sert de se hâter, attendons notre heure, disons le mot qu'il nous appartient de prononcer, puis taisons-nous pour l'éternité.
Ils traitent une femme comme une boisson désaltérante. Que les femmes aient soif, ils ne veulent pas le tolérer.
Un pilote vit dans un monde de perfection ou ne vit pas.
Une nation se sauve, elle ne se venge pas.
Il ne faut pas avoir peur des mots. Où serions-nous sans eux ?
Si tu traites la nasse avec patience, elle ne manquera pas de te nourrir.
Le fait ne constitue pas de lui-même un droit.
Les humains ne sont pas le résultat final d'un progrès évolutif prédictible mais plutôt une minuscule brindille sur l'énorme buisson arborescent de la vie qui ne repousserait sûrement pas si la graine de cet arbre était mise en terre une seconde fois.
On a presque toujours tort de prêter des pensées aux autres : ils ne sont plus alors que le reflet de nos effrois.
L'été : un éblouissement comme est la neige, Celle qui vient légère et ne dure pas, Et rien de nous n'en trouble la lumière D'eau qui s'est condensée puis s'évapore.
Le jour du 14 juillet,Je reste dans mon lit douillet,La musique qui marche au pas,Cela ne me regarde pas.
L'état de l'homme est de n'être jamais satisfait ou de ne l'être que pour un temps très bref.
Si vous voyez un sourd courir, mes petits, ne vous posez pas de questions, suivez-le car il n'a pas entendu le danger, il l'a vu.
Celui qui ne mange pas à la table mange à l'étable.
Les grandes personnes ne sont pas affectées par chaque bouffée de vent qui souffle mal.Comme les grands navires, ils naviguent sereinement, dans une mer calme ou une grande tempête.
Je fais tout pour tout le monde. Tout pour être parfait. La fille parfaite, la soeur parfaite, l'étudiante parfaite. Je ne peux pas faire cette seule chose pour moi ?
Ce qui ne tue pas va laisser une cicatrice.
Elle ne lui tranche pas tout a fait le tête. Elle le transforme en distributeur de Pez.
La violence ne mène à rien sinon à l'hôpital.
La perte d'un ennemi ne compense pas celle d'un ami.
Au milieu d'une salle qui éclate de rire, je ne vois que le spectateur qui ne rit pas.
Je n'évolue pas, je suis. Il n'y a, en art, ni passé, ni futur. L'art qui n'est pas dans le présent ne sera jamais.
La santé bouge, la maladie ne bouge pas.
On ne possède rien, jamais, qu'un peu de temps.
L'amour qui vit dans les orages et croît au sein des perfidies, ne résiste pas toujours au calme de la fidélité.
"Dieu en vain tu ne jugeras" est la seule courtoisie valable ; il est ridicule de cracher sur son miroir.
Quand on donne la main à Dieu, il ne lâche pas si facilement.
La vie : une course contre la mort... Le meilleur ne gagne pas.
La grâce a un pouvoir machiavélique. Elle écarte de sa route tout ce qui ne vient pas à elle.
Il ne faut pas tenter de couler le capital : il est insubmersible ; il faut l'arraisonner.
Pourquoi les architectes ne songent-ils pas, pour diminuer la fatigue, à limiter la hauteur des marches au fur et à mesure qu'on monte un escalier ?
Vous ne parviendrez jamais à faire des sages si vous ne faites d'abord des polissons.
A quoi bon passer sa vie à la sauvegarder si on ne peut rien faire d'autre avec ?
Les livres naissent de l'ignorance, et s'ils continuent à vivre après avoir été écrits, ce n'est que dans la mesure où on ne peut les comprendre.
Les mots font partie de nous plus que les nerfs. Nous ne connaissons notre cerveau que par ouï-dire.
La neige ne tombe pas à Paris : elle fond.
Ni la réalité d'une nuit, ni même celle de toute une vie humaine ne peut signifier notre vérité la plus intime.
Rien ne se perd plus facilement que le sens du jeu.
Le faucon une fois pris ne se débat plus.
Je crois qu'il ne faut pas penser à vieillir, ou à l'âge. On a l'âge qu'on a. Il y a des gens jeunes qui sont déjà vieux. Il y a des gens plus âgés qui sont encore jeunes. Ça ne veut rien dire.
Celui qui refuse de se résoudre au silence ne peut s'exprimer que par métaphores.