Des qualités trop supérieures rendent souvent un homme moins propre à la société. On ne va pas au marché avec des lingots ; on y va avec de l'argent ou de la petite monnaie.
Pourquoi ne fait-on rien pour la protection des sentiers battus ?
Il ne sert à rien de raconter l'histoire si elle ne sert pas les combats d'aujourd'hui et de demain.
Je veux plus de cette vie où jamais demain ne veut dire quelque chose.
On ne peut faire une connerie et dans la foulée prétendre qu'on la regrette.
Il me manquera le partage, l'émotion, le regard troublé, le rire, ce quelque chose au ventre qui vous bouffe avec bonheur et cette larme dans le coin de votre oeil qui ne veut pas glisser sur votre joue.
Ce que nous perdons le temps ne le refait pas, l'éternité le garde pour la gloire et aussi pour le feu.
L'imparfait est le temps de la fascination : ça a l'air d'être vivant et pourtant ça ne bouge pas : présence imparfaite, mort imparfaite ; ni oubli ni résurrection ; simplement le leurre épuisant de la mémoire.
Il ne faut jamais faire confiance au pouvoir sans vérification.
La France était déjà confinée, mais elle ne le savait pas.
Celui qui fut nourri dans les bois ne parle que de forêts.
La douleur, ça ne s'exprime pas toujours avec des mots nobles. Ça peut sortir par de petites plaisanteries tristes, petites vieilles grimaçant aux fenêtres mortes de mes yeux.
Un mari ne devrait être qu'une partie de votre vie et pas votre vie entière.
Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. Voilà ce qu'Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété.
La seule limite à la caricature est celle que je me fixe, par rapport à ma propre morale, avec un grand ou un petit «m», je ne sais pas.
La pensée s'affaisse aussi bien que les chairs. Et l'esprit se grippe d'être repu. Il ne lui convient que d'être affamé.
Il n'est pas au pouvoir de notre volonté de ne pas souhaiter d'être heureux.
La fidélité ne s'affirme vraiment que là où elle défie l'absence.
Les peuples primitifs peuvent être frustres et rudes, ils ne sont jamais grossiers ; la grossièreté n'est qu'une plaie coûteuse de la civilisation.
Dans l'excès du bonheur lire est bien difficile, cependant on s'ennuie à la longue si l'on ne lit pas.
Il y a des choses qu'on ne peut dire qu'en embrassant... parce que les choses les plus profondes et les plus pures peut-être ne sortent pas de l'âme tant qu'un baiser ne les appelle.
Aujourd'hui, l'intéressant et le curieux priment le vrai ; l'étrange et l'émouvant priment le vrai. On s'intéresse à des doctrines qu'on n'adopte pas ; on admire des exemples qu'on ne suit pas.
L'expérience ne nous empêche jamais de faire une bêtise, seulement elle nous empêche de la faire gaiement.
En révolution, le premier de tous les principes est de diriger le mal qu'on ne saurait empêcher.
Qu'on ne sache jamais ce que l'on doit dire, et que l'on sache pourtant bien ce qu'on dit.
Les vers luisants sont l'image des femmes : tant qu'elles restent dans l'obscurité, on est frappé de leur éclat ; dès qu'elles veulent paraître au grand jour, on ne voit plus que leurs défauts.
Au fond, toute peur ne vient-elle pas directement ou non du refus de perdre son bien le plus précieux, sa propre vie ? Au fond la seule vraie peur n'est-elle pas celle de ne plus être ?
Le monde ne plie jamais devant les volontés individuelles.
C'est ainsi, on ne tire pas sur son passé. Selon qu'on est le fils d'un garde-barrière ou d'une duchesse, quand on se penche sur l'histoire qu'on a vécue, on entend siffler des trains ou sonner des cors de chasse !
Les idées sont des fonds qui ne portent intérêt qu'entre les mains du talent.
L'artiste ne saura jamais assez combien de richesses gisent dans les terrains abandonnés de son enfance, et combien la reconquête de ces zones d'ombre restera toujours la clef de ses multiples problèmes.
Le futur ne compte que vingt-quatre heures.
Que votre autorité ne tire sa force, ni de la dureté du commandement, ni de la rigueur des châtiments, mais de la supériorité de votre sagesse.
Mon amour pour elle est mort ce matin-là dans cette chambre du Waldorf Astoria. Il est mort mais il a laissé une cicatrice terrible. À dater de ce jour, j'ai toujours eu très peur de tomber amoureux, car cela signifie devenir vulnérable, faible, enchaîné. J'étais bien décidé à ne plus me laisser prendre.
Tant qu'on n'exerce pas le pouvoir on n'a pas idée de ce que c'est. On pense que c'est s'asseoir à son bureau, donner des ordres, ne jamais être contrarié.On imagine que c'est une facilité. Au contraire, plus on s'approche du [...] ► Lire la suite
Nous ne savons pas comment éliminer le mal, mais nous savons comment nourrir certains affamés et guérir certains infirmes.
J'ai entendu tellement d'histoires que je ne sais pas laquelle est la plus populaire. Mais je sais laquelle est la moins populaire.
Les morts n'ont pas de noms. Et nous ne devrions pas non plus. Sans nom ni passé, ceux d'entre nous qui sont assez forts pour être encore vivants ici peuvent se connaître à un niveau primitif.
Il ne faut pas prendre des vessies pour des lanternes.
L'intelligence est un don, il n'y a que la façon dont on s'en sert qui ne l'est pas.
Si vous ne voulez pas perdre vos amis, n'allez pas leur raconter vos ennuis, ne vous plaignez pas. Pensez à ne partager que de bonnes choses avec votre entourage, votre paix, vos joies : cela contribuera à vous alléger, à vous libérer.
Je ne pense pas que beaucoup d'acteurs en parlent, mais il y a généralement un processus où vous vous purgez essentiellement du personnage que vous avez joué avant le film.
Même si tu crois avoir touché le fond, ne plus croire en rien, penser au pire, il y aura toujours un espoir qu'un jour tu te réveilles dans un lit, le bonheur au bout des lèvres.
J'ai dit à Chuck que je l'aime, encore, et il ne m'a rien dit, encore !
Je ne crois pas avoir raté une seule occasion d'être triste.
On ne peut expliquer un paradoxe, non plus qu'un éternuement. D'ailleurs, le paradoxe n'est-il pas un éternuement de l'esprit ?
Celui qui demande qu'on lui rase la barbe ne doit pas se fâcher si on l'égratigne.
Une civilisation me paraît se définir à la fois par des questions qu'elle pose et par celles qu'elle ne pose pas.
Du moment qu'on rit des choses, elles ne sont plus dangereuses.
Le moins que l'on puisse demander à une sculpture, c'est qu'elle ne bouge pas.