N'essayez pas d'avoir le dernier mot. Vous pourriez l'avoir.
Le mot est le corps du temps.
Le mot juste aiguise la pensée.
Le mot de "vertu politique" est un non-sens.
Le mot ne doit-il pas, d'une manière ou d'une autre, refléter le sens de la réalité, rendre compte du monde ?
L'amour est un mot qu'il faut se garder de prononcer. Ce qui compte, c'est la réalité.
Le propre de la pensée naturaliste n'est pas d'accorder un sens quelconque à l'idée de nature, mais de tabler sur le mot nature pour refuser tout ce qui existe artificiellement, c'est-à-dire pour contester tout ce qui existe.
Il est difficile de dire avec vérité à partir de quel mot commence une révolution.
Le maître-mot dans cet univers, c'est amour.
La lâcheté, c'est un peu une seconde nature universelle. Plus nos sociétés s'organisent, plus on a peur de faire des choix. Alors on a éliminé le choix. Il nous reste le mot...
C'est un mot obscur que celui de l'amour. Il résonne dans nos coeurs comme le nom d'un pays lointain dont, depuis l'enfance, on a entendu vanter les cieux et les marbres.
Certaines langues savent donner au mot la charge meurtrière d'une flèche décochée de près.
Vivre ! Mot dérisoire lorsqu'on l'utilise pour désigner la survivance dans la servitude.
Le mot "homme" est un terme générique qui embrasse les femmes.
Si le mot "Dieu" gêne, c'est qu'il signifie vraiment quelque chose, car quel autre mot est capable de provoquer autant ?
Le mot importuner ? Son sens dépend beaucoup du nombre de litres qu'on a bus.
A seize ans, l'avenir, c'est bien plus tard, c'est bien plus loin que le mot même.
Gardons-nous de cette manie, d'aimer mieux perdre un ami qu'un bon mot.
J'utilise le mot Dieu dans un sens impersonnel, comme Einstein le faisait pour les lois de la nature.
L'amour est un mot spécial, et je l'utilise seulement quand je le pense. Vous dites trop le mot et il devient bon marché.
Le coeur, le coeur ? On emploie souvent ce mot, qui dit si bien ce qu'il ne veut pas dire.
Mon esprit s'achoppe à ce mot : conséquence.
Une île, ça avait quelque chose de magique ; le mot seul frappait l'imagination. On perdait contact avec son univers quotidien - une île, c'était un monde en soi. Un monde dont on risquait parfois - qui sait ? - de ne jamais revenir.
Que peut changer un mot ? Une phrase ? Une lettre ? On ne devrait pas écrire. Le décalage est trop grand entre le moment où on écrit une lettre et celui où elle est lue.
Car il faut que le mot passe afin que la phrase existe; il faut que le son s'éteigne afin que le sens demeure.
Ça doit être bien, car je ne comprends pas un mot.
Il est aussi inutile de mettre plusieurs épithètes à un même mot que de payer plusieurs fois la même facture.
Le style, c'est le mot qu'il faut. Le reste importe peu.
La liberté est un mot qui fait le tour du monde et n'en est jamais revenu.
J'ignore la manière de témoigner mon ardeur à une telle beauté; il me faudrait un mot plus éblouissant qu'éblouissante.
Elle me dit son nom, celui qu'elle s'est choisi : "Nadja, parce qu'en russe c'est le commencement du mot espérance, et parce que ce n'en est que le commencement."
On dit d'un mot qu'il est profond quand il n'est pas spirituel.
Ah, oui, divorce... du mot latin signifiant arracher les parties génitales d'un homme à travers son portefeuille.
Tenez dans la vie un seul monologue mais mettez l'accent sur un mot sans cesse différent.
L'excitation est le fondement de l'érotisme, son énigme la plus profonde, son mot-clé.
Tout ce qui devient mot devient pensée et nous éloigne de la vérité indicible.
Chaque page d'un livre est une ville. Chaque ligne est une rue. Chaque mot est une demeure.
Snobisme. C'est un partage savant entre ce qui doit se faire et ce qui ne doit pas se faire. C'est une étiquette permanente. Le bon mot, le geste qu'il faut, quand il faut.
Réveillez, réveillez-vous Congolais. Fermez l'oreille au bourrage de crâne ! Sortez de vos trous, de vos ateliers, de vos usines ! Mais pour revendiquer, et pour exiger ! L'indépendance ne doit pas être un mot vide. Croyez-moi, le mot n'est pas vide pour tout le monde. Demandez-le à vos parlementaires et à vos ministres.
- Le maniaque a répondu par une remarque désobligeante. - Approchez-vous et répétez l'ultimatum sur un ton encore plus ferme. Et ajoutez le mot « sinon ». - Simon Phoenix, couchez-vous face contre terre ! Sinon.
Conservateur, voilà un mot qui commence bien mal.
Résistance : Mot inventé pour éviter aux hommes de vivre à genoux.
L'homme, c'est le nom commode qu'on a donné, complet, fini, satisfaisant, à quelque chose qui ne l'est guère. On a fait l'opération contraire avec le mot Dieu.
Un mot d'encouragement est parfois aussi précieux qu'un bandage.
Chez nous, la gastronomie est vraiment une religion dans le grand et noble sens latin de ce mot reliogio, c'est-à-dire : un lien entre les hommes.
Pour le diplomate, le dernier mot de l'astuce est de dire la vérité quand on croit qu'il ne la dit pas, et de ne pas la dire quand on croit qu'il l'a dit.
Même aujourd'hui, quand les gens me disent que je suis belle, je n'en crois pas un mot.
Un mot échappé ne peut se rattraper.
Jamais, tu entends ce mot dans notre langue ? Et sans ? Sans jamais comprendre, tu entends ? Voilà désormais ce qu'il faut démontrer dans la scène ainsi faite.
Le mot liberté ne peut pas être chanté sur la même note par tout le monde.