C'est sur la terre que s'engagent les dépenses, mais le grand livre où on les apure est au ciel.
Dieu est absence du livre et le livre, lent déchiffrement de son absence.
On naît livré au hasard et c'est en se créant qu'on se livre, en créant sa vie.
L'image du livre de cuisine ne correspond jamais au résultat final.
Il suffit d'obscurcir un livre par des notes et des remarques pour acquérir le titre d'homme de lettres.
Le Louvre est un bon livre à consulter, mais il ne doit être qu'un intermédiaire. L'étude réelle et immense qui doit être prise est l'image multiple de la nature.
Du livre découlerait la pensée que l'homme peut vouloir sur la terre l'abondance même du pays de Cocagne.
Tu n'élimines pas le rire en éliminant le livre.
L'influence d'un livre ne dure guère plus longtemps que sa lecture.
Cette insatisfaction et ce sentiment de quelque chose d'inaccompli vous poussent à écrire le livre suivant pour rétablir l'équilibre, sans que vous y parveniez jamais.
Le livre des "peut-être" est un fort gros volume.
A peine a-t-on publié un livre, on n'a qu'un souci : l'effacer, le faire oublier par le suivant. Une carrière d'écrivain est une succession d'amendes honorables.
Un livre doit être un morceau de langage déchiré, un morceau que l'on arrache à la parole.
Qu'est-ce qu'un livre ? Une suite de petits signes. Rien de plus. C'est au lecteur à tirer lui-même les formes, les couleurs et les sentiments auxquels ces signes correspondent.
Livre tes mains, mais refuse tes ailes ; baisse la tête, mais ne la mets pas entre tes jambes.
Le livre d'une vie est d'autant plus noir que les pages en sont blanches.
Le livre d'un mendiant vaut le sang d'un noble.
Du livre pourrait naître l'aspiration à détruire la mort à travers l'affranchissement de la peur.
Tout livre qui vaut la peine d'être interdit est un livre qui vaut la peine d'être lu.
L'odeur d'un livre fraîchement imprimé est la meilleure odeur au monde.
Le livre est l'opium de l'Occident.
Lire n'est pas nécessaire pour le corps, seul l'oxygène l'est, mais un bon livre oxygène l'esprit
S'il n'y avait pas de journalistes et pas d'ouvriers du Livre, les éditeurs de journaux seraient des gens heureux.
Tous les intégrismes, qu'ils soient religieux ou politiques, commencent par un livre. Ils prendront fin lorsqu'on écrira beaucoup plus de livres.
J'avoue ne pas trop comprendre les mauvaises critiques. J'ai passé un très bon moment avec ce livre et bien aimé le style.
Le plus bel hommage que nous puissions rendre à un auteur n'est pas de rester attachés à la lecture de ses pages, mais plutôt de cesser inconsciemment de lire, de reposer le livre, de le méditer et de voir au-delà de ses intentions avec des yeux neufs.
Un livre est un monde, un monde fait, un monde avec un commencement et une fin.
J'ai un livre en forme de cercueil, il n'est pas passionnant mais j'aime bien avoir des cercueils autour de moi.
L'apparente immobilité d'un livre nous leurre : chaque livre est aussi la somme des malentendus dont il est l'occasion.
Certains journalistes parlent d'un livre sans l'avoir feuilleté par conscience professionnelle afin de se trouver dans les conditions exactes d'ignorance du public auquel ils s'adressent.
Un beau livre, c'est celui qui sème à foison les points d'interrogation.
Un jeune général qui a besoin d'une victoire livre souvent sans motif mainte bataille sanglante. L'avantage d'un général éprouvé, c'est qu'il n'est pas obligé de combattre pour montrer au monde l'art de vaincre.
Il faut se garder de considérer un livre moins important que son auteur.
J'adore le Seigneur, on m'explique sa loi, Dans son livre divin, on m'apprend à la lire.
Un livre n'est excusable qu'autant qu'il apprend quelque chose.
Ne crayonnez pas dans les marges d'un livre les bêtises que l'auteur a oubliées dans le texte.
Un livre n'est jamais qu'un tombeau provisoire d'une joie intime.
J'espère que ce livre ne sera jamais lu.
Si un livre et une tête se heurtent et que cela sonne creux, le son provient-il toujours du livre ?
Quand un livre est bien écrit, il est toujours immoral !
Qui cherche plus que le nécessaire se livre à l'erreur.
On ne décide pas de faire un livre, c'est lui qui commande.
Les livres et les films nous aident à prendre du recul. C'est pour ça qu'un livre c'est magnifique.
Le monde est aussi un livre qui nous parle de Dieu. Et ce livre est le seul dont disposait l'humanité païenne.
Un livre, c'est le seul lieu au monde où deux étrangers peuvent se rencontrer de façon intime.
Un livre, c'est un détonateur qui sert à faire réagir les gens.
Le germe d'un livre ce sont des lectures, plutôt que des expériences et des idées.
Il y a presque toujours dans un livre médiocre de quoi en faire un bon.
J'avais toujours pensé sottement que la dépression nerveuse était un terme inventé pour exprimer une espèce de faiblesse psychologique, un manque d'énergie. Maintenant, je suis persuadé du contraire, et je l'explique dans mon livre en montrant que c'est le corps qui commande et qu'il n'y a aucune énergie à opposer aux décisions du corps dépressif.
Le livre vaut-il le glaive, la discussion vaut-elle l'action ?