Et l'ange ouvre et feuillette son grand livre, mouillant son doigt de salive pour que le feuillet glisse mieux...
Les quatre premiers mois de l'écriture du livre, mon image mentale se gratte avec mes mains à travers le granit. Mon autre image pousse un train dans la montagne, elle est glacée et je suis pieds nus.
Au moment où vous écrivez les derniers paragraphes, le livre vous témoigne une certaine hostilité dans sa hâte de se libérer de vous.
Un livre de maximes est une confession pudique.
Nous avons tous un livre en nous, cet ouvrage est une page de l'humanité.
Même lorsque je lis un livre, si le livre me laisse la possibilité de trouver certaines solutions ou de travailler seul à une solution, je préfère cela beaucoup plus que si le livre me remplit de réponses, me les donne directement.
La haine, pour celui qui ne s'y livre pas, est un peu comme l'odeur de l'ail pour celui qui n'en a pas mangé.
Est-il encore permis, au pays de Voltaire, d'énoncer que le Coran, tout comme l'Ancien Testament, et sans doute un peu plus que l'Ancien Testament, est un livre chargé d'abominations ? Non. Telle est la confusion mentale dans laquelle nous baignons.
Quand Gulliver est arrivé à Lilliput, tout de suite ils l'ont mis dans le livre des records !
Vous pouvez rêver librement quand vous écoutez de la musique aussi bien que lorsque vous regardez la peinture. Quand vous lisez un livre, vous êtes l'esclave de l'esprit de l'auteur.
Le livre que je publie, s'il obtenait d'être lu, serait pour mon pays une sorte de révélation.
Mon livre doit être écrit dans l'ivresse d'une émotion qui rende inutile l'exercice de la volonté. C'est le fruit d'une région de l'être ou l'émotion triomphe.
Un livre, c'est déjà une borne.
On pardonne à un être sur quelques minutes, comme à un livre sur quelques phrases.
Je déteste l'expression "mon livre" : j'y vois le propre d'une vanité par laquelle un sujet se pare des qualités que lui confèrent les autres en tant qu'il est lui-même un Autre.
On ferait souvent un bon livre de ce qu'on n'a pas dit.