Il y a des époques où, sur son lit de mort, le philosophe peut déclarer : "Heureusement que j'ai été incompris !"
Je pense souvent qu'une épaule légèrement exposée sortant d'une longue chemise de nuit en satin contient plus de sexe que deux corps nus au lit.
Qu'est-ce que cette étoile ? Et on lit son nom dans un livre, et on croit la connaître.
Les pauvres, quand ils sont à l'hôtel, ils font leur lit.
On lit plus vite quand on ne cherche pas à comprendre.
Un homme amoureux, qui plaint l'homme raisonnable, me paraît ressembler à un homme qui lit des contes de fées, et qui raille ceux qui lisent l'histoire.
Celui qui lit tout n'a rien compris.
On ne lit pas pour être inspiré. On lit pour se tranquilliser l'esprit, pour trouver pire que ce qu'on est...
A son lit de mort, l'homme songe plutôt à élever son âme que des lapins.
L'âge se lit dans les yeux des autres, même quand soi-même on n'y pense plus.
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
L'amitié est la soeur de l'amour, mais pas du même lit.
Il y a deux moments qui sont pareils pour moi : lorsque je suis en scène et lorsque je suis dans un lit avec un homme amoureux.
Ma solitude est mon palais. C'est là que j'ai ma chaise, ma table, mon lit, mon vent, mon soleil. Quand je suis assise ailleurs que dans ma solitude, je suis assise en pays trompeur.
Le lecteur idéal lit toute la littérature comme si elle était anonyme.
J'ai toujours pensé qu'un article devait être écrit vite, à peu près à l'allure à laquelle on le lit.
Les femmes galantes ressemblent à ces torrents qui changent très souvent de lit et que les hasards grossissent dans leur course.
Lire au lit est un art de la vigilance.
La poésie dit l'Ineffable : on le lit, on le relie.
La vraie lecture commence quand on ne lit plus pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver.
D'abord, c'est le lit et ensuite, les malentendus. On finit toujours par être obligé de regarder justement le programme de télévision qu'on n'aime pas.
La nuit de Noël est la plus horrible des nuits pour rester seul au lit, car le réveil ne ressemble pas du tout aux pubs Kodak avec des gosses en pantoufles... Ca ressemble à n'importe quelle autre journée de l'année !
Aucune langue n'est assez belle pour Dieu. Le silence est la seule langue possible pour parler à Dieu. Dieu sait tout, voit tout. Il lit au fond de moi mieux que moi-même.
Torche-cul : Publication qu'on lit d'un derrière distrait.
La mise en scène, c'est la chose la plus excitante à faire en dehors d'un lit.
Matinal. L'être, preuve de moralité. Si l'on se couche à 4 heures du matin et qu'on se lève à 8, on est paresseux, mais si l'on se met au lit à 9 heures du soir pour en sortir le lendemain à 5, on est actif.
Le lit est un terrain d'entraînement du cercueil.
Partout dans le monde une femme ne doit pas quitter le lit de son mari même si le mari injurie, frappe et menace la femme. Elle a toujours tort. C'est ça qu'on appelle les droits de la femme.
Je suis toujours en retard au lit - habituellement après minuit - mais je dors pendant environ dix heures.
Je déteste faire le ménage. Vous faites le lit, la vaisselle et six mois après, tout est à recommencer.
- Tu prends quel lit Simon ? - ... [Il vomit sur un lit] - Ok donc moi je prends l'autre...
Le critique de livres ne lit plus que sa critique, que lui rédige son secrétaire.
Certains livres se lisent à la cuisine, d'autres au salon. Un vrai bon livre se lit n'importe où.
Je mourais d'envie d'aller poser ma bouche sur les épaules brunes d'Amélie, de baiser son cou, d'enfouir mon visage dans ses cheveux, de poser ma main sur sa cuisse chaude, tout garder d'elle et surtout ne pas laisser échapper la petite âme qui se cachait dans cette parfaite lumière qu'était Amélie. Amélie âme et lit.
- Choisir un lit c'est personnel. C'est l'endroit où on aime, l'endroit où on rêve, l'endroit où on donne la vie. Quand on est enfant, c'est l'endroit où on se réfugie pour pleurer, c'est l'endroit où on caches ses premiers [...] ► Lire la suite
L'homme naît, court, se dépêche de vivre, lit des livres, va au cinéma, souffre, prend son petit déjeuner, meurt.
L'amant ? On le case là, entre la nuit et le jour, entre le lit et la cour, entre le mari et l'amour... c'est le passager clandestin, d'une vie sans destin.
A ma grande honte, je suis né dans un lit, avec une femme.
J'ai un bon moyen pour juger mes employeurs : ils sont civilisés s'ils ont un chat sur le canapé et un petit ours sur le lit.
Point besoin d'astrologues, de chiromanciens ni d'horoscopes pour entrevoir ce que notre vie sera. Elle se lit en nous.
Les hommes coléreux se font à eux-mêmes un lit d'orties.
Le sexe est la chose centrale. Tout tourne autour : les fringues, les cheveux courts, être bien foutu, le matos, les trucs qu'on prend, l'alcool qu'on boit, les trucs qu'on lit, le trucs qu'on bouffe.
Mieux vaut se consumer un an à travailler que de végéter cinq ans sur un lit d'hôpital.
L'art et la vérité peuvent partager le même lit sans que ça les empêche d'être incompatibles.
N'avez-vous pas remarqué? Ces abrutis avec des masques sont entrés et ont enlevé les lits des personnes décédées. Faites une erreur et votre lit est le suivant.
Le militant qui ne lit que "sa presse" m'exaspère.
Un homme qui lit, ou qui pense, ou qui calcule, appartient à l'espèce et non au sexe ; dans ses meilleurs moments il échappe même à l'humain.
Les fleuves et les femmes se livrent à des débordements : les premiers en sortant de leur lit, les secondes en y entrant.
Si un homme a avoué quelque chose sur son lit de mort, c'était la vérité ; car personne ne pouvait regarder la mort en face et mentir.
Je ne veux pas mourir sur scène mais dans mon lit.