Dans le journal du petit déjeuner : on y lit que le monde se ressemble, et que le jour n'est pas pressé de commencer.
Plus on lit, moins on imite.
Il y a plus de gens qui meurent dans leur lit que sur la route. J'en conclus qu'il est plus dangereux de s'endormir dans son lit qu'au volant de sa voiture.
Il y a des livres qui meublent. Ce sont ceux qu'on vend le plus et qu'on lit le moins.
Un bon journaliste ne lit qu'un journal, le sien, et dans ce journal, il ne lit qu'un article, le sien.
Il y a ce qu'on peut faire dans un lit et le reste. Le reste ne vaut pas cher.
Pourquoi un léger rideau de chair sur le lit de notre désir ?
Il est mort sans avoir à son lit solitaire,Une timide épouse échevelée en pleurs.
Le travail est tel qu'on le fait, la loi est telle qu'on la lit.
On lit, on lit, puis on s'aperçoit que l'on n'apprend plus rien. On cesse de lire ; mais on continue d'acheter des bouquins.
Enveloppe. Linceul d'un document ; fourreau d'une facture ; cosse d'un versement ; couvre-lit d'une lettre d'amour.
La politique fait d'étranges compagnons de lit.
C'est le rythme même de ce qu'on lit et de ce qu'on ne lit pas qui fait le plaisir des grands récits.
Les vers sont enfants de la lyre, Il faut les chanter, non les dire ; A peine aujourd'hui les lit-on.
Le tourment et le sommeil ne sont pas camarades de lit.
J'essaie de convertir au Socialisme ma grand-mère qui lit Le Figaro.
J'écris comme on lit. Je commence dans le présent, et je me pose des questions en rapport avec le passé et la mémoire.
On ne lit presque rien qui vaille la peine d'être retenu ; on ne dit presque rien qui mérite d'être écouté.
J'étais tombé sur une indécente de lit.
Certains hommes promettent de garder votre secret et pourtant le révèlent sans savoir qu'ils le font ; ils ne remuent pas les lèvres, et pourtant ils sont compris ; elle se lit sur leur front et dans leurs yeux ; on le voit à travers leur poitrine ; ils sont transparents.
J'ai décimé, déciméDes armées de répondeursOccupés à se direMes naufrages au saut du lit.
Bref, le problème, ce n'est ni le Coran ni la Bible, romans soporifiques, incohérents et mal écrits, mais le fidèle qui lit le Coran ou la Bible comme on lit la notice de montage d'une étagère Ikea.
Les pleurs secs ont pour vestige un lit de rides.
Je n'ai jamais eu peur de ce qui se trouvait sous le lit.
On a plébiscité ce livre parce qu'il est agréable à lire, sans temps morts ni effets de style, se lit d'une traite. Peut-on faire compliment plus laid dans la littérature que 'ce que j'aime dans le livre, c'est que j'ai eu le sentiment de n'avoir pas eu besoin de le lire ?'
Un lit est le meilleur des lieux de rendez-vous.
C'est le rythme même de ce qu'on lit et de ce qu'on ne lit pas qui fait le plaisir des grands récits : a-t-on jamais lu Proust, Balzac, Guerre et paix, mot à mot ?
Hargneuse, en même temps, à faire avorter des chiennes, et pudibonde comme l'arithmétique, elle accueillait sans trop d'aigreur, dans son lit très pur, les suffrages crépusculaires de quelques boucs épuisés du petit négoce.
Cette nuit me plaisait. Les choses grandissent la nuit, mon imagination ouvre ses portes, les idées préconçues s'évanouissent. On cherche parfois le paradis aux mauvais endroits. Alors qu'on l'a à ses pieds. Ou dans son lit.
J'ai porté mon Oscar au lit avec moi. Mon premier et unique parcours à trois a eu lieu cette nuit-là.
Elle vient et se livre à mes bras, toute fraîche,D'avoir senti passer l'air solennel du soir,Sur son corps opulent, sous les plis du peignoir.A bas peignoir ! le lit embaume. Ô fleur de pêche,Des épaules, des seins frissonnants et peureux !
Ton appartement, une petite kitchenette et un balconPoster de Jane Fonda sur le murDes poupées sur le litJe n'ai rien demandéTu m'apportes un whiskyTu pars, tu r'viensPeignoir de bain romantiqueOn fait l'amour trop tôt, pas bien, mécanique.
Ô rose, tu es malade :L'invisible verQui vole de nuitDans la tempête hurlante,A trouvé où est ton litDe joie cramoisie ;C'est son noir amour secretQui détruit ta vie.
La vieille femme restait couchée sur son lit très heureuse, tétant sa pipe d'opium et dormant tout le temps, et son cercueil était auprès d'elle bien en vue pour son réconfort.
Soudain, il sentit quelque chose entrer dans sa chambre et s'arrêter auprès de son lit. Une sueur d'effroi couvrit tout son corps, mais il ne pensa pas à lutter, ni à appeler. Ce qu'il sentait là, près de lui, vivant et se mouvant, c'était abstrait comme une idée et réel comme une personne.
Elle s'assit sur le lit avec son air de ne pas y coucher.
J'suis p't'êtr' pas connu dans la noblesseNi chez les snobards.Quand on veut m'trouver faut qu'on s'adresseDans tous les p'tits bars...On lit mon nom sur tout's les glacesEt sur les ardois's des bistrots,L'tabac du coin c'est mon palaceOù le soir je r'trouv' les poteaux.
Le soir, elle laissait sa porte ouverte. Je me glissais silencieusement chez elle, et là, elle m'attrapait par le bras et me conduisait jusqu'à son lit. Mais ce pauvre homme si laid, incapable d'avoir la moindre petite amie, parvenait à trouver en moi quelque chose qui le confirmait dans son sentiment de supériorité.
On y lit que le monde se ressemble, et que le jour n'est pas pressé de commencer.
On ne se souvient vraiment que de ce qui vous était destiné. La mémoire ne lit pas les lettres des autres.
L'homme devrait oublier toute colère lorsqu'il se met au lit.
Lorsque les entreprises acceptent l'aide du gouvernement, cela peut être comme aller au lit avec un hippopotame. Il fait beau et chaud pour le moment, mais ensuite votre compagnon de lit se retourne et vous écrase.
Elle m'y trouve non comme un amant mais comme l'homme qui vit avec elle, qui est là parce qu'il n'y a aucune raison qu'il ne soit pas là, qui lit un journal, qui écoute un disque ou qui téléphone pour ses affaires.
Ton Souvenir est comme un livre bien aimé,Qu'on lit sans cesse, et qui jamais n'est refermé,Un livre où l'on vit mieux sa vie, et qui vous hanteD'un rêve nostalgique, où l'âme se tourmente.
Dans cette pièce, le lit est le seul ressort de l'action.
Il est impossible de devenir très instruit si on ne lit que ce qui plaît.
Vous connaissez certainement un écrivain. On les lit de moins en moins, mais il y en a de plus en plus. Vous en dénicherez facilement un dans votre entourage. On se sent si bien en écoutant les dernières personnes intelligentes sur Terre.
L'homme qui lit n'est pas moindre que l'homme qui écrit.
Jacques se met à border le lit activement, avec un soin de vieille fille.
Elle se réveille à midi,pour déjeuner dans son lit,paresseuse, capiteuse,langoureuse, alanguie.Elle prend son bain parfumé,elle se pomponne les doigts de pied,elle m'enlace, quelle angoisse,me voici piégé.