Les pleurs secs ont pour vestige un lit de rides.
Vaut mieux mourir couvert de sang que de mourir dans un lit couvert de pisse.
Je vis haut élevé sur colonnes d'ivoire,Dont les bases étaient du plus riche métal,À chapiteaux d'albâtre et frises de cristal,Le double front d'un arc dressé pour la mémoire.
L'amant ? On le case là, entre la nuit et le jour, entre le lit et la cour, entre le mari et l'amour... c'est le passager clandestin, d'une vie sans destin.
Oh ! Pour faire, Seigneur, un seul de tes sourires, Combien faut-il donc de nos pleurs ?
- Il est déjà 9 heures, là ? - Sur mon front y a pas marqué Radio-réveil !
Les femmes sans charme sont comme les poètes qu'on ne lit pas.
C'est vrai, on oubliera. Oh ! je sais bien, c'est odieux, c'est cruel, mais pourquoi s'indigner : c'est humain... Oui, il y aura du bonheur, il y aura de la joie sans vous, car, tout pareil aux étangs transparents dont [...] â–º Lire la suite
Ne pourrions-nous pas faire interdire un objet de dépeuplement, le lit. En effet, sur cent personnes qui meurent, quatre-vingt-dix passent de vie à trépas dans un lit !
Les femmes galantes ressemblent à ces torrents qui changent très souvent de lit et que les hasards grossissent dans leur course.
La vraie lecture commence quand on ne lit plus pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver.
Le Front national ne dirigera jamais la France.
Certains hommes promettent de garder votre secret et pourtant le révèlent sans savoir qu'ils le font ; ils ne remuent pas les lèvres, et pourtant ils sont compris ; elle se lit sur leur front et dans leurs yeux ; on le voit à travers leur poitrine ; ils sont transparents.
Je savais qu'avant de me connaître il lui était arrivé de faire l'amour plus souvent qu'elle en avait envie. Alors moi j'ai jamais voulu la forcer. Je me disais qu'elle finirait bien par venir à moi. Qu'elle me désirerait. Qu'elle [...] â–º Lire la suite
Je suis une désespérée qui espère ! Malgré cette immense vacuité, malgré ce rien ambiant, malgré ce Front national montant, cette extrême droite dangereuse et terriblement présente.
La vieillesse nous paraîtrait naturelle, si l'âme n'était que l'idée du corps.
Les hommes coléreux se font à eux-mêmes un lit d'orties.
Les quinquagénaires sont des impatients. Comme si l'approche de la vieillesse nous donnait des ailes. Des ailes qui ne procurent pas l'assurance de voler bien haut.
Dieu a bien fait les choses, car dans un couple, à mesure que les rides apparaissent, la vue baisse.
La vraie tragédie n'est pas de vieillir mais de ne plus être capable de voir la beauté qui vous entoure.
Le moment où le petit enfant prend conscience du pouvoir de ses pleurs n'est pas différent de celui où il en fait un moyen de pression et de gouvernement.
Parfois les pleurs ont la vertu de l'éloquence.
Que de maux et de pleurs nous coûteront nos pères !
La vieillesse est noble, lorsqu'elle se défend elle -même, garde ses droits, ne se vend à personne, et jusqu'au dernier souffle domine sur les siens.
La vieillesse s'oublie car le coeur ne change guère, et plus on vieillit, plus on a d'aventures pour s'engaillardir.
La mort est belle, elle est notre amie ; néanmoins, nous ne la reconnaissons pas, parce qu'elle se présente à nous masquée et que son masque nous épouvante.
Il faut que la vieillesse soit sainte, sinon elle est obsédée.
Les soucis et les pleurs abrègent la vie.
Dans les prochaines semaines, le port du masque sera obligatoire dans tous les lieux publics clos.
La vieillesse n'ôte à l'homme d'esprit que des qualités inutiles à la sagesse. Il semble que, pour certaines productions de l'esprit, l'hiver du corps soit l'automne de l'âme.
Sur chaque visage on lit un désespoir Où même le chagrin ne pourrait faire brèche.