La superstition est la religion des âmes faibles.
N'est-il pas étrange que les hommes se battent si volontiers pour la religion et vivent si peu volontiers selon ses règles ?
A une époque où on assiste à un transfert de gestion de la crise sociale du politique au psychiatrique, on ne peut qu'être inquiet de voir transférer le soin psychiatrique vers la religion ou la religiosité.
La raison humaine est si peu capable de démontrer par elle-même l'immortalité de l'âme que la religion a été obligée de nous la révéler.
Pour moi, le service humanitaire, ou plutôt le service de tout ce qui vit, c'est la religion. Et je ne fais aucune distinction entre une telle religion et la politique.
Si la science sans la religion était estimable, rien ne serait plus estimable que le démon.
Les principes de la religion sont une chose, les pratiques qui les prennent pour base en sont une autre. Les principes sont absolument indépendants du temps et de l'espace. Les pratiques changent selon l'époque et selon le lieu.
Le théâtre partage ses limites avec la religion. La religion n'est que du théâtre qui veut être vrai.
C'est lorsque la religion atteint son apogée, sa plus haute puissance, qu'elle fait commettre le plus de crimes.
Vieillir, c'est voir tomber une à une les barrières de la famille, de la société, de la religion, mais toujours trop tard.
Quand même Dieu n'existerait pas, la religion serait encore sainte et divine.
La philosophie, servante de la religion.
Là où la religion n'a pas pénétré les lois et les moeurs d'un peuple, l'administration des cultes n'est que boutique.
Comme la plupart des Chinois, je suis fondamentalement fataliste : trop sophistiqué pour la religion et trop supersticieux pour nier l'existence des dieux.
Ce que les élèves apprendraient avant tout dans les écoles américaines, c'est la religion de Jésus-Christ.
Ma vie entière s'est porté sur les films et la religion. C'est tout. Rien d'autre.
Les temples érigés en l'honneur de la religion le sont, en vérité, en l'honneur de l'architecture.
Nous savons que les mesures violentes contre la religion sont absurdes; mais c'est une opinion: à mesure que le socialisme grandit, la religion disparaîtra. Sa disparition doit se faire par le développement social, dans lequel l'éducation doit jouer un rôle.
La religion est le seul pouvoir devant lequel on peut se courber sans s'avilir.
La religion n'est-elle pas avant tout un grand désir de retour dans les galaxies ?
La superstition est le fond de la religion, la seule vraie, celle qui survit sous toutes les autres.
Aucun être ne mérite qu'on se soumette à ses désirs pour quelque faveur. Pareille tentative diminue notre intérêt porté à la religion. L'être humain est incapable de nous offrir le moindre objet. Sans avoir été mandaté par celui qui nous a façonnés et de terre sculptés.
On peut se demander aujourd'hui si Marx ne s'est pas trompé, et si ce n'est pas plutôt l'opium qui est devenu la religion du peuple.
Les pervers m'intéressent davantage que les saints. Quand je suis avec des ratés, je me sens bien, étant moi-même un raté. Je n'aime pas la loi, la morale, la religion, les règlements. Je refuse d'être modelé par la société.
Ne laissez personne réclamer un hommage au patriotisme américain s'il tente même de retirer la religion de la politique.
Pour que la religion soit appréciée de la masse, il faut nécessairement qu'elle garde quelque chose du haut goût de la superstition.
La religion est moins un sujet de sanctification qu'un sujet de disputes qui appartient à tout le monde.
La religion commence peut-être au bord de la détresse.
La religion, c'est souvent le tout et le contraire de tout : il faut que chacun puisse y puiser son miel.
Rien n'est plus fatal à la religion que l'indifférence.
La politique révolutionnaire est la forme laïque et progressive de la religion, puisqu'elle veut relier les hommes entre eux.
L'égalité devant la mort est une fiction de la religion ou de la morale que démentent les usages de la société ; mais l'égalité devant l'amour est un fait de la nature.
Il faut observer que chez les anciens, on avait de la religion sans avoir le clergé, et que c'est le contraire chez les peuples modernes.
La religion musulmane doit faire en sorte de ne pas choquer le peuple français.
Il est de l'intérêt du genre humain d'examiner si la religion doit être charitable ou barbare.
On apprend tout aux hommes, la vertu, la religion.
Les trois grands éléments de la civilisation moderne sont la poudre, l'imprimerie et la religion protestante.
La religion, ce n'est pas gênant mais confortable. Savoir où l'on va est quand même rassurant.
La religion est une partie du sexe de la femme.
Le christianisme est la religion de la sortie de la religion.
La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.
Si naturellement les hommes renient l'honneur, la justice et jusqu'à la religion, pour obtenir de la sécurité.
Il n'y a qu'un Dieu ; l'humanité est une ; les fondements de la religion sont un. Adorons-le et rendons grâce pour tous ces grands prophètes et messagers qui ont manifesté son éclat et sa gloire.
L'opium du peuple dans le monde actuel n'est peut-être pas tant la religion que l'ennemi accepté... Un tel monde est à la merci, il faut le savoir, de ceux qui fournissent un semblant d'issue à l'ennui. La vie humaine aspire aux passions et retrouve ses exigences.
Vous savez, je deviens beaucoup plus juive en Israël parce que j'aime la façon dont la religion se pratique là-bas.
J'ai une vision de la religion plus proche de la magie. Le miracle m'impressionne !
Les prisons sont bâties avec les pierres de la Loi, les bordels avec les briques de la Religion.
Parfois, la religion entrave le chemin de Dieu.
L'honneur des femmes est mal gardé quand l'amour ou la religion ne sont pas aux avant-postes.
Le savoir et l'histoire sont les ennemis de la religion.