L'esprit du savant se trouve en quelque sorte toujours placé entre deux observations : l'une qui sert de point de départ au raisonnement, et l'autre qui lui sert de conclusion.
Peu parmi les hommes vont à l'autre rive, le reste des humains court çà et là sur cette rive.
La déférence et l'intimité vivent loin l'une de l'autre.
L'un espérait, l'autre désespérait : ils ont choisi chacun leur sort et ont été justement condamnés à le subir. Mais vous n'avez pas besoin de ma morale, Mr Lockwood, vous êtes capable de juger aussi bien que moi de toutes ces choses ; vous le croyez du moins, ce qui revient au même.
Si les genoux se pliaient dans l'autre sens, à quoi ressembleraient les chaises ?
Si vous tendez l'autre joue, que cela soit mieux pour reconnaître et assommer celui qui veut en profiter.
Non, je ne peux plus les voir dormir.Le sommeil écrasant qui les emporte ressemble trop à l'autre sommeil. Ces visages détendus ou crispés, ces faces couleur de terre, j'ai vu les pareils, autour des tranchés, et les corps ont la même pose, qui dorment éternellement dans les champs nus.
Faisons l'amour ; salive, il faut nous irriter.Prends ces mille fourmis sur le bout de ma langue.Chaque pore est un oeil, suprême cécité.Coulons-nous l'un dans l'autre ; aimons-nous, chairs exsangues !
C'est cela l'amour, une élection : lorsque l'on se choisit l'un l'autre, sans autre raison que l'amour.
C'est toujours quand on est pour une équipe que c'est l'autre qui gagne.
Ce qu'il y a d'admirable dans l'amour, c'est qu'en s'occupant de l'autre, on s'occupe encore de soi.
La part de l'autre dans notre existence, c'est le rond point qui empêche le carambolage intellectuel.
Dans la moitié des couples d'aujourd'hui, c'est l'homme qui s'occupe des enfants et l'autre homme qui va travailler.
Tout, dans la vie, est une question de savoir-rire. Le rire, c'est ma thérapie. L'amour, l'amitié, c'est surtout rire avec l'autre, c'est rire que de s'aimer.
L'hétérosexualité c'est l'extase d'être fait l'un pour l'autre d'une égalité d'amour à l'histoire de l'humanité à nous confondre au naturel.
Et des ombres d'oiseaux les effleuraientEn criant, ou bien s'attardaient, là où nos frontsSe penchaient l'un vers l'autre, se touchant presqueDu fait de mots que nous voulions nous dire.
On trouve innocent de désirer et atroce ce que l'autre désire.
Nul ne revient de l'autre monde nous dire ce qui s'y passe.
Je guette ton souffle, ma main t'effleure. Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.
La force de caractère nous amène à parler d'une variété de celle-ci, l'obstination. Il est souvent très difficile de dire dans les cas concrets où commence l'une et où finit l'autre ; par contre, la différence abstraite entre les deux ne paraît pas difficile à établir.
J'essaie tant bien que mal que tout soit différent d'un film à l'autre.
L'hôpital, grand navire à l'ancre, avec sa cargaison d'émigrants en route vers l'autre monde.
Le couple est la capitalisation des griefs que chacun fait payer à l'autre avec intérêts.
La liberté amoureuse est dure à assumer : surtout celle de l'autre.
L'homme pervers sera transformé dans l'autre monde en âne.
Nous jouons tous dans une pièce dont le texte nous est inconnu ou qui nous reste incompréhensible, où l'expérience ne sert à rien, où le bonheur, le malheur ne sont que les faces obscures de ce qui nous échappe à jamais : l'autre.
Je n'ai pas l'habitude de tendre l'autre joue quand on m'envoie une baffe.
L'existence humaine ne devient une véritable souffrance, un enfer que lorsque deux époques, deux cultures, deux religions interfèrent l'une avec l'autre.
Et surtout soyons-nous l'un à l'autre indulgents.
Avant de tomber tout à fait malade, ma vie était d'un bout à l'autre une hallucination maladive. J'étais éveillé, mais toutes choses passaient trop vite devant mes yeux, comme dans un mauvais rêve.
Gauche ou droite, le monopole du coeur n'aura jamais été d'un côté ou de l'autre, et l'immigration semble être très tôt devenue un argument politique pour s'attirer les voix des électeurs en jouant sur la peur de l'étranger. N'en blâmer que le Front national serait une grande erreur.
Ca tient, les options politiques, l'engagement dans un sens, dans l'autre, parfois du hasard. On était tel jour, tel endroit... On a rencontré celui-là plutôt que celui-ci, et tout est joué.
Il est inacceptable de rejeter la proposition de l'autre partie sans explication détaillée et sans contre-proposition.
Si vous pensez avant de parler, l'autre placera son bon mot avant vous.
L'idée convenue que l'enfant renforce la solidité d'un couple a fait long feu.... A l'inverse ; les couples sans enfant se plaisent à souligner les avantages du tête à tête : vivre l'un pour l'autre, faire plus de choses à deux que les parents, être à l'écoute des sentiments et des désirs de l'autre.
Il s'agit souvent pour un romancier d'entraîner toutes les personnes, les paysages, les rues qu'il a pu observer dans une partition musicale où l'on retrouve les mêmes fragments mélodiques d'un livre à l'autre, mais une partition musicale qui lui semblera imparfaite.
Ils ont peur l'un de l'autre parce qu'il se rendent heureux.
Il est impossible, absolument impossible de vaincre l'ennemi étranger si l'on ne punit pas auparavant l'ennemi domestique, son zélé serviteur : sans cela, heurtant contre l'écueil de l'un, vous seriez invinciblement dépassés par l'autre.
Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.
J'ai l'impression que l'enfer c'est le paradis regardé de l'autre côté.
Nous avions toi et moi, acquis la réputation d'être inséparables, obsessionellement attentifs l'un à l'autre.
Arrivé sur l'autre rive, fais y parvenir les autres.
La vie d'un acteur est de passer d'un registre à l'autre.
Vous parliez beaucoup l'autre soir, et avec des gens bien ennuyeux. Je parlais de peur d'écouter.
Il y a transmission dans les sociétés humaines parce qu'elles sont historiques, et que le transfert des acquis, d'une génération à l'autre est, pour toute société, la condition de survie dans le temps.
Pour les sociétés comme pour les personnes, le détour par l'Autre est nécessaire à la connaissance de soi. Au bout de chaque différence, on trouve deux questions : "Pourquoi sont-ils ainsi ?", et par suite : " Pourquoi ne suis-je pas ainsi ?"
Chacun n'est-il pas l'hérétique de l'autre ?
Les amants ne sont jamais également assortis, vous ne croyez pas ?L'un des deux fait toujours de l'ombre sur l'autre et l'empêche de grandir, de sorte que celui qui se sent étouffé cherche désespérément un moyen de s'évader, pour être libre de poursuivre sa croissance. N'est-ce pas là le drame essentiel de l'amour ?
On a deux vies au moins. Une qui s'installe dans notre mémoire comme une pierre au fond de l'eau, et l'autre qui disparaît au fur et à mesure qu'elle se déroule comme si c'était vaporeux.
Je ne me comprends pas. Je déteste avoir l'âge que j'ai, pas encore une femme et plus une enfant. Je déteste qu'on me dise que je suis trop vieille pour quelque chose, mais je déteste 100 000 fois plus qu'on me traite comme un enfant. Je ne suis ni l'un ni l'autre.