Si les genoux se pliaient dans l'autre sens, à quoi ressembleraient les chaises ?
Les grandes folies appartiennent au premier amour, et les grandes faiblesses au dernier ; l'un est le complément de la vie, et l'autre en est le reste
Gauche ou droite, le monopole du coeur n'aura jamais été d'un côté ou de l'autre, et l'immigration semble être très tôt devenue un argument politique pour s'attirer les voix des électeurs en jouant sur la peur de l'étranger. N'en blâmer que le Front national serait une grande erreur.
Les vieux ont souvent l'air ailleurs, comme s'ils étaient déjà de l'autre monde.
Si vous tendez l'autre joue, que cela soit mieux pour reconnaître et assommer celui qui veut en profiter.
Avec un oeil vous regardez le monde extérieur, tandis que de l'autre vous regardez en vous.
Rien ne peut se faire simplement chez les gens qui montent d'un étage social à l'autre.
Non, je ne peux plus les voir dormir.Le sommeil écrasant qui les emporte ressemble trop à l'autre sommeil. Ces visages détendus ou crispés, ces faces couleur de terre, j'ai vu les pareils, autour des tranchés, et les corps ont la même pose, qui dorment éternellement dans les champs nus.
L'homme écrit son histoire d'une main l'autre se prend dans la page.
Dans la moitié des couples d'aujourd'hui, c'est l'homme qui s'occupe des enfants et l'autre homme qui va travailler.
Peu parmi les hommes vont à l'autre rive, le reste des humains court çà et là sur cette rive.
Ce qu'il y a d'admirable dans l'amour, c'est qu'en s'occupant de l'autre, on s'occupe encore de soi.
C'est toujours quand on est pour une équipe que c'est l'autre qui gagne.
La part de l'autre dans notre existence, c'est le rond point qui empêche le carambolage intellectuel.
Faisons l'amour ; salive, il faut nous irriter.Prends ces mille fourmis sur le bout de ma langue.Chaque pore est un oeil, suprême cécité.Coulons-nous l'un dans l'autre ; aimons-nous, chairs exsangues !
Arrivé sur l'autre rive, fais y parvenir les autres.
Je n'ai pas l'habitude de tendre l'autre joue quand on m'envoie une baffe.
C'est cela l'amour, une élection : lorsque l'on se choisit l'un l'autre, sans autre raison que l'amour.
L'existence humaine ne devient une véritable souffrance, un enfer que lorsque deux époques, deux cultures, deux religions interfèrent l'une avec l'autre.
Il s'agit souvent pour un romancier d'entraîner toutes les personnes, les paysages, les rues qu'il a pu observer dans une partition musicale où l'on retrouve les mêmes fragments mélodiques d'un livre à l'autre, mais une partition musicale qui lui semblera imparfaite.
La force de caractère nous amène à parler d'une variété de celle-ci, l'obstination. Il est souvent très difficile de dire dans les cas concrets où commence l'une et où finit l'autre ; par contre, la différence abstraite entre les deux ne paraît pas difficile à établir.
On trouve innocent de désirer et atroce ce que l'autre désire.
Et surtout soyons-nous l'un à l'autre indulgents.
La liberté amoureuse est dure à assumer : surtout celle de l'autre.
L'hétérosexualité c'est l'extase d'être fait l'un pour l'autre d'une égalité d'amour à l'histoire de l'humanité à nous confondre au naturel.
L'hôpital, grand navire à l'ancre, avec sa cargaison d'émigrants en route vers l'autre monde.
Nous jouons tous dans une pièce dont le texte nous est inconnu ou qui nous reste incompréhensible, où l'expérience ne sert à rien, où le bonheur, le malheur ne sont que les faces obscures de ce qui nous échappe à jamais : l'autre.
Tout, dans la vie, est une question de savoir-rire. Le rire, c'est ma thérapie. L'amour, l'amitié, c'est surtout rire avec l'autre, c'est rire que de s'aimer.
Et des ombres d'oiseaux les effleuraientEn criant, ou bien s'attardaient, là où nos frontsSe penchaient l'un vers l'autre, se touchant presqueDu fait de mots que nous voulions nous dire.
Le couple est la capitalisation des griefs que chacun fait payer à l'autre avec intérêts.
L'homme pervers sera transformé dans l'autre monde en âne.
Nul ne revient de l'autre monde nous dire ce qui s'y passe.
La Gaule, dans son ensemble, est divisée en trois parties, dont l'une est habitée par les Belges, l'autre par les Aquitains, la troisième par ceux qui dans leur propre langue se nomment Celtes, et, dans la nôtre, Gaulois. Tous ces peuples diffèrent entre eux par la langue, les coutumes, les lois.
Avant de tomber tout à fait malade, ma vie était d'un bout à l'autre une hallucination maladive. J'étais éveillé, mais toutes choses passaient trop vite devant mes yeux, comme dans un mauvais rêve.
Si vous pensez avant de parler, l'autre placera son bon mot avant vous.
L'idée convenue que l'enfant renforce la solidité d'un couple a fait long feu.... A l'inverse ; les couples sans enfant se plaisent à souligner les avantages du tête à tête : vivre l'un pour l'autre, faire plus de choses à deux que les parents, être à l'écoute des sentiments et des désirs de l'autre.
Ca tient, les options politiques, l'engagement dans un sens, dans l'autre, parfois du hasard. On était tel jour, tel endroit... On a rencontré celui-là plutôt que celui-ci, et tout est joué.
Ils ont peur l'un de l'autre parce qu'il se rendent heureux.
Il est inacceptable de rejeter la proposition de l'autre partie sans explication détaillée et sans contre-proposition.
Il n'y a jamais eu pour moi ni barrière culturelle, ni barrière de langue, ni barrière de couleur. Ce sont la conviction, la culture, la vie, l'intelligence de l'autre qui me redonnent sans cesse espoir.
J'ai l'impression que l'enfer c'est le paradis regardé de l'autre côté.
La vie d'un acteur est de passer d'un registre à l'autre.
Nous avions toi et moi, acquis la réputation d'être inséparables, obsessionellement attentifs l'un à l'autre.
Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.
Vous parliez beaucoup l'autre soir, et avec des gens bien ennuyeux. Je parlais de peur d'écouter.
Il est impossible, absolument impossible de vaincre l'ennemi étranger si l'on ne punit pas auparavant l'ennemi domestique, son zélé serviteur : sans cela, heurtant contre l'écueil de l'un, vous seriez invinciblement dépassés par l'autre.
Pour les sociétés comme pour les personnes, le détour par l'Autre est nécessaire à la connaissance de soi. Au bout de chaque différence, on trouve deux questions : "Pourquoi sont-ils ainsi ?", et par suite : " Pourquoi ne suis-je pas ainsi ?"
Les amants ne sont jamais également assortis, vous ne croyez pas ?L'un des deux fait toujours de l'ombre sur l'autre et l'empêche de grandir, de sorte que celui qui se sent étouffé cherche désespérément un moyen de s'évader, pour être libre de poursuivre sa croissance. N'est-ce pas là le drame essentiel de l'amour ?
Un académicien, c'est un type qui a un pied dans la tombe et qui écrit avec l'autre.
Il y a transmission dans les sociétés humaines parce qu'elles sont historiques, et que le transfert des acquis, d'une génération à l'autre est, pour toute société, la condition de survie dans le temps.