On a deux vies au moins. Une qui s'installe dans notre mémoire comme une pierre au fond de l'eau, et l'autre qui disparaît au fur et à mesure qu'elle se déroule comme si c'était vaporeux.
Nous étions l'un et l'autre des enfants de la précarité et du conflit. Nous étions faits pour nous protéger mutuellement contre l'une et l'autre. Nous avions besoin de créer ensemble, l'un par l'autre, la place dans le monde qui nous avait été originellement déniée.
Je ne me comprends pas. Je déteste avoir l'âge que j'ai, pas encore une femme et plus une enfant. Je déteste qu'on me dise que je suis trop vieille pour quelque chose, mais je déteste 100 000 fois plus qu'on me traite comme un enfant. Je ne suis ni l'un ni l'autre.
J'ai compris avec toi que le plaisir n'est pas quelque chose qu'on prend ou qu'on donne. Il est manière de se donner et d'appeler le don de soi de l'autre. Nous nous sommes donner l'un à l'autre entièrement.
La relation du Même et de l'Autre - ou métaphysique - se joue originellement comme discours, où le Même, ramassé dans son ipséité de « je » - d'étant particulier unique et autochtone - sort de soi.
Tant que de l'autre en tant qu'autre n'aura pas été de quelque façon "accueilli" dans l'épiphanie, dans le retrait ou la visitation de son visage, il ne saurait y avoir de sens à parler de paix. Avec le même on n'est jamais en paix.
Les Italiens, les Français, les Anglais, les Qataris, ces maudits Égyptiens... ils ont tous tenté de nous mettre sous leur joug, de nous piller... qui aurait cru que des Jaunes, à l'autre bout du monde, allaient nous apporter leur sagesse et leurs bienfaits !
Il est impossible d'avoir en même temps un idéal et de l'argent. L'un chasse l'autre.
Chacun n'est-il pas l'hérétique de l'autre ?
Ce qu'il y a de terrible chez nous, humains, c'est que nous ne pouvons être que d'un seul sexe et que nous ne pouvons que fabuler les plaisirs et les désirs de l'autre sexe. C'est pour cela que les hommes et les femmes ne se comprennent jamais.
Un homme est cette chose douteuse qui n'a jamais été d'une rive à l'autre.
Je me souviens d'aller au studio d'enregistrement et qu'il y avait un parc de l'autre côté de la rue et je voyais tous les enfants jouant et je pleurais parce que ça me rendrait triste que je doive plutôt aller travailler.
Le collège est un endroit où les notes de cours d'un professeur vont directement dans les notes de cours des étudiants, sans passer par le cerveau de l'un ou de l'autre.
Ah ! Juste une précision pour les étrangers qui nous écoutent... Contrairement aux apparences, François Fillon, l'homme mesuré, posé et distingué, c'est le Premier ministre. Et l'autre, le petit brun gouailleur sous Prozac, c'est le Président de la République.
J'avais l'impression d'avoir deux cerveaux dans le crâne, deux personnalités différentes dont l'une observait l'autre. Celui qui joue la pièce est complètement dans son rôle, avec tous les sentiments et la chaleur nécessaires, tandis que l'autre observe et guide.
Guérison est un mot honnête, bien éclairé qui laisse voir sa frange d'ombre et son poids d'effort journalier. On ne guérit pas seul, on guérit par l'autre et peut-être pour lui...
Aimer, c'est espérer pour l'autre et lui inoculer le virus de l'espérance.
Il y avait dans cette légion deux centurions de la plus grande bravoure, qui approchaient déjà des premiers grades, Titus Pulio et Lucius Vorénus. C'étaient entre eux une perpétuelle rivalité à qui passerait avant l'autre...
C'est exact que les culturistes se regardent dans une glace lorsqu'ils s'entraînent. Le miroir est un outil, tout comme pour les danseurs classiques. Vous êtes votre propre entraîneur. Lorsque vous faites des haltères en boucle, vous avez besoin de voir si un bras est à la traîne par rapport à l'autre.
L'Allemagne et la Turquie sont deux pays qui ont besoin l'un de l'autre. En tant que dirigeants politiques, nous quitterons nos bureaux un jour, mais notre peuple restera et devra s'entendre. Nous ne devons donc pas leur donner de messages négatifs.
Des amants se trouvent à la condition de se déchirer. L'un et l'autre ont soif de souffrir. Le désir doit en eux désirer l'impossible, sinon, le désir s'assouvirait, le désir mourrait.
Pour que deux êtres se rencontrent, pour qu'ils détruisent l'un par l'autre la solitude, il faut qu'ils partagent le même avenir.
Dieu n'a pas créé l'homme et la femme l'un après l'autre. Il a créé deux corps jumeaux unis qu'il a tranchés depuis le jour où il a créé la tendresse.
Il faut être deux pour être un dans l'oubli du monde, de soi pour l'autre, et se fondre dans la lumière, sans ombre.
Vous ne savez pas ce qui va se passer d'une minute à l'autre.
Un barbier rase l'autre.
Si vous me posez la question : « Qu'est-ce que c'est l'autre ? », je n'ai pas de réponse, parce que l'autre, il est autre et il est en même temps moi-même.
Il y a deux types de pouvoir que vous devez combattre. Le premier est l'argent, et ce n'est que notre système. L'autre, ce sont les gens proches de vous, sachant quand accepter leurs critiques, sachant quand dire non.
Une partie du monde se moque de l'autre, et l'une et l'autre rient de leur folie commune.
Il n'existe que deux espèces de folies contre lesquelles on doit se protéger. L'une est la croyance selon laquelle nous pouvons tout faire. L'autre est celle selon laquelle nous ne pouvons rien faire.
Au ciel tout est plaisir, en enfer tout est peine ; le monde est mitoyen à l'un et à l'autre.
Être une actrice à Hollywood et être une célébrité ont tendance à se nourrir l'uns de l'autre, mais être qu'une célébrité ne serait pas vraiment intéressant pour moi.
Nous étions si inséparables que, quand l'un pétait, c'était l'autre qui puait.
Le cinéma suédois a été divisé en deux parties. Bergman d'un côté, Andersson de l'autre.
Un séducteur, ce n'est pas un homme unique, tout d'une pièce, qui irait de l'une à l'autre en restant, lui, le même. Non. Chaque proie le ravit. Chaque conquête le réinvente. Chaque nouvelle femme l'accouche, en quelque sorte, d'un autre lui-même.
Un tiens dans ce monde vaut mieux que dix tu l'auras dans l'autre monde.
Ce qui est rassurant, c'est qu'un jour ou l'autre, l'épidémie (covid19) va s'arrêter. Donc, on arrêtera de porter des masques. Ça, c'est une certitude.
Vous avez vu l'autre côté... Tu étais revenue du pays d'où on ne revient pas.
Un oeil, un oeil vrai, ce n'est rien qu'un peu d'eau, un peu de tissu, si peu. Mais, de tout l'univers matériel, l'oeil est la seule parcelle où l'âme se laisse percevoir presqu'à découvert. A travers la périssable substance de l'oeil, nous devinons tout l'autre monde.
Dans la réalité, le démon identitaire était entré dans nos corps de pourceaux, et comme dans l'évangile de Luc, nous nous jetions l'un après l'autre du haut de la falaise.
Savez-vous pourquoi Dali est contre la peine de mort ? Il me l'a dit l'autre jour. C'est parce qu'il est partisan de la torture, une très longue torture.
J'ai passé une heure à regarder des pots et des tapis dans les musées l'autre jour, jusqu'à ce que le désir de les décrire devienne comme le désir des convoitises de la chair.
Il me semble qu'en ce qui concerne le contrôle des individus, au fond, l'Occident n'a eu que deux grands modèles : l'un, c'est celui de l'exclusion du lépreux; l'autre, c'est le modèle de l'inclusion du pestiféré.
Dire l'absence, c'est d'emblée poser que la place du sujet et la place de l'autre ne peuvent permuter ; c'est dire : « je suis moins aimé que je n'aime ».
Ces guerres. Un moment dans l'histoire des hommes où la bêtise se fait plus grande, où une partie de l'humanité refait son plein de vertus guerrières et de courage exalté pendant que l'autre dénonce les génocides.
Rien n'est facile un jour ou l'autre pour personne. Et des milliers de pages ne suffiraient pas à décrire le tourment. La terre tremble et engloutit par centaines des milliers d'humains. Alors il faut faire pousser des fleurs sur sa merde.
Le devoir est un mot que je n'aime pas: il y a l'écriture et puis il y a la vie, avec ses horreurs, ses injustices. L'un et l'autre ne peuvent être liés qu'à condition de faire de la vie et de ses catastrophes une écriture.
On me demande constamment comment garder un pied dans deux mondes contrastés - l'un dans l'industrie du divertissement, fondé sur la richesse et l'indulgence, et l'autre dans le travail humanitaire. Pour moi, c'est moins une question de savoir comment faire cela, et plus une question de savoir comment ne pas le faire ?
En se fondant chacun sur le principe du déterminisme biologique, sociobiologie et féminisme différentialiste parviennent à un résultat similaire : l'un est toujours valorisé aux dépens de l'autre. Dans cette optique, hommes et femmes n'ont plus à se rencontrer que le temps de l'insémination...
Je n'ai aucune confiance en moi, aucune vision de moi. Je ne me porte aucune valeur, aucun amour. Je suis dans une totale dépendance du regard de l'autre pour pouvoir exister.