La vie n'est pas ce qu'on pense, mais ce qu'on dépense.
En amour comme en autre chose, il faut se soumettre. La passion du coeur, c'est une chose que tu peux conduire mais que tu ne peux empêcher d'être, à certains moments.
La sincérité, c'est le projecteur sous lequel on prend des poses. La franchise, c'est l'éclair de flash qui fixe la vérité d'un instant sans prétention d'en faire un tableau.
Même la mante religieuse est capable de se débarrasser de ses pinces quand elle n'arrive pas à se dégager.
Cette frontière-là, entre les lecteurs et les autres, est plus fermée encore que celle de l'argent. Celui qui est sans argent manque de tout. Celui qui est sans lecture manque du manque.
Comme de toute chose, il y a un secret du vin ; mais c'est un secret qu'il ne garde pas. On peut le lui faire dire : il suffit de l'aimer, de le boire, de le placer à l'intérieur de soi-même. Alors il parle. En toute confiance, il parle.
Les pays, c'est des conneries, ils n'existent que sur les cartes. Les villes, elles, existent vraiment...
Dès que l'amour est partagé, il devient chiant : aimer, c'est beau ; être aimé, c'est pénible.
Il est des gens trop haut placés par la dignité de leur vie, par la noblesse de leur caractère, par la nature même des fonctions qu'ils exercent, pour que la moindre éclaboussure atteigne seulement jusqu'à leurs semelles.
Perdre la mémoire, c'est perdre le contact avec le monde.
Les enfants c'est comme les plants de fraisiers, on les enveloppe dans de la paille pour les protéger du froid et ils se tirent par les côtés.
Un artiste est presque toujours tendu sur le bord du délire.
C'est quoi la révolution ? Cela change seulement le nom de la mairie.
Je voudrais aujourd'hui écrire de beaux versAinsi que j'en lisais quand j'étais à l'écoleÇa me mettait parfois les rêves à l'enversIl est possible aussi que je sois un peu folle.
L'homophobie n'est pas condamnable parce qu'elle serait une critique de l'homosexualité, mais parce qu'elle exprime la haine des homosexuels.
La science de l'homme est la mesure de sa puissance, parce qu'ignorer la cause, c'est ne pouvoir produire l'effet.
On n'est jamais vaincu que par soi-même.
Si nous perdons la liberté ici, il n'y a pas d'endroit où s'échapper. C'est le dernier combat sur terre.
Peu importe à quel point vous allez être critiqué ou quel que soit le risque, l'audace est la chose qui vous aide.
Le véritable espoir est rapide et vole avec des ailes d'hirondelle.
L'occasion est la mère de la tentation.
Un travail négligé est un travail perdu.
La liberté de penser est absolue ou elle n'est rien.
Pour l'instant avec ma fille ce n'est pas du tout en paix. Mais attention, les couteaux ne sont pas tirés. Je vois et j'attends.
Aucun âge n'est bon pour se marier. Il faut être fou pour se marier.
L'insurrection est le plus sacré des devoirs.
La responsabilité de celui qui a accès à la parole publique est de mettre en garde contre l'irruption de la violence.
La chute des civilisation est le plus frappant et en même temps le plus obscur de tous les phénomènes de l'histoire.
La passion est une fièvre de l'esprit qui nous laisse toujours affaiblis.
Ce qu'on donne à l'amour est à jamais perdu.
Le bonheur est comme l'écho : il vous répond mais ne vient pas.
L'ennui est le malheur des gens heureux.
Si Dieu apparaît le plus souvent aux femmes, c'est qu'il tient à leur faire part d'un mystère qu'il veut rendre public.
Les riches mangent peu, c'est pourquoi ils se sentent bien dans leur peau.
A peine a-t-on publié un livre, on n'a qu'un souci : l'effacer, le faire oublier par le suivant. Une carrière d'écrivain est une succession d'amendes honorables.
Il n'est pire misère, parce qu'on veut faire le bonheur d'un peuple, que de croire en lui.
Et Dieu dit : "Le néant existe, c'est moi qui l'ai créé".
La mort est si peu notre affaire, que personne ne s'enterre sois-même.
Qui plaide pour un innocent est toujours assez éloquent.
Le coeur est le dépositaire des nobles sentiments ; et le caractère en est la sentinelle.
La peinture n'est que de la morale construite.
Souvent, pour deux époux, l'art d'être heureux, c'est l'indulgence.
La passivité est l'attribut majeur de la féminité.
Le terrorisme, c'est la propagande par l'action.
Tout événement procède de causes, il n'y a donc lieu d'accuser aucune divinité ni de récriminer contre ce qui est et qui ne pourrait pas ne pas être.
Une fois n'est pas coutume, mais peut coûter très cher. Souvent la vie, d'ailleurs.
La vie industrielle est telle qu'il est impossible de fixer des seuils, des échéances.
A trente ans, tout est joué : oeuvre, carrière, amour, destinée. Après, il suffit de suivre les rails - chemin de velours ou mauvaise glissade, peu importe - on "suit" sa pente. Entre vingt et trente ans, on la "fait".
Les femmes ont tort de cultiver la virilité, ce n'est pas du tout un signe de libération.
Deux questions nous tourmentent : la question de l'origine, du commencement et la question de l'issue dernière. Tout le reste n'est que remplissage et façon de passer le temps.