Quand une science est à bout d'arguments, elle élargit son vocabulaire.
La jalousie n'est belle que sur un visage jeune et ardent. Après les premières rides, la confiance doit revenir.
Faire souffrir est la seule façon de se tromper.
Sans la foi aux autres, la société se disloque. Nulle vie humaine n'est possible si elle ne fait confiance à une autre vie.
Le bonheur, c'est mieux de ne pas trop l'attendre des autres.
Le monde matériel est un emblème, un hiéroglyphe du monde spirituel.
La seule liberté, c'est de choisir son destin.
La succession de chercheurs est comparable à un seul homme qui apprend indéfiniment.
Quatre-vingts ans ! Plus d'yeux, plus d'oreilles, plus de dents ; plus de jambes, plus de souffle ! Et c'est étonnant somme toute comme on arrive à s'en passer.
Le piège de la haine, c'est qu'elle nous enlace trop étroitement à l'adversaire.
Dire que le Monde est absurde revient à dire qu'il est inconciliable à la raison humaine.
Ce n'est pas le vin qui enivre l'homme, c'est celui qui s'enivre.
L'homme est responsable de tout, pourvu qu'il le veuille.
En perdant la beauté, petite ou grande, on perd tout. La jeunesse est le seul bien qui vaille.
La jalousie est un sentiment qui dérape !
Que signifie la liberté, sinon le néant, quand elle n'est plus relative à autrui ?
Le bonheur est toujours une quête à renouveler.
Parler c'est fatigant et ça complique tout, l'essentiel est de pouvoir marcher côté à côte dans les rues ou rêvasser ensemble en haut d'une grange.
Il ne faut pas espérer changer le monde car le monde est bien plus fort que nous.
L'essentiel n'est pas de vivre mais d'avoir une raison de vivre.
Parfois, on croit perdre quelque chose et, en fait, on ne sait pas qu'on est en train de gagner infiniment plus...
Jusqu'à ma mort si tu m'aimes, nos ennemis sont les mêmes, mon reuf, ma reum, c'est sa reum.
La pensée n'est qu'un éclair au milieu d'une longue nuit, mais c'est cet éclair qui est tout.
Modernité et tradition, c'est la France.
Il parle une langue qui n'exige aucune tension d'esprit. Une discussion avec lui est un voyage à pied dans le désert.
Lorsque j'étais de ce monde j'ai porté différentes étiquettes. J'ai étais amante, épouse et pour finir victime. Oui c'est important les étiquettes, chez les vivants elles déterminent la façon d'on chacun se perçoit... Quel genre d'individu pourrait bien envoyer [...] ► Lire la suite
- Est-ce qu'on peut parler ? - Puisqu'on a des cordes vocales, oui. Parler ensemble, non.
Parce que la religion est divine, doit-elle régner par la haine, les tortures, les meurtres ?
L'homme est incapable de choix et qu'il agit toujours cédant à la tentation la plus forte.
Un intellectuel est un homme qui utilise plus de mots que nécessaire pour raconter plus qu'il ne sait.
C'est dans l'ombre que les coeurs causent et l'on voit beaucoup mieux les yeux quand on voit un peu moins les choses...
Le piano, c'est l'accordéon du riche.
La véritable discipline, c'est de ramasser des fraises sans en manger une seule.
Parce qu'il est l'ennemi du pouvoir et le commencement de la sagesse, le doute est la seule approche philosophique raisonnable, quoiqu'il soit tout à fait légitime d'en douter.
Un trop plein de sérieux est signe de médiocrité. Les personnes réellement maîtres de leurs performances ont suffisamment d'assurance pour être déridées.
Le bon domestique est celui qui sert avec exactitude et se sert avec discrétion.
A l'instar de l'idée voulant que l'État garantisse la recherche du bonheur, la quête moderne de la santé est le fruit d'un individualisme possessif.
Le journaliste est stimulé par l'échéance : il écrit plus mal quand il a le temps.
L'imagination, c'est l'art de donner vie à ce qui n'existe pas, de persuader les autres d'accepter un monde qui n'est pas vraiment là.
Le désir est inextinguible.
La mélancolie est le partage de tous les hommes de génie.
Une des dispositions constantes de l'homme est de souhaiter être ailleurs que là où il est.
L'impulsion du voyage est l'un des plus encourageants symptômes de la vie.
La vie est faite de morceaux qui ne se joignent pas.
Le pire de la maladie, je le découvris, est cette concentration de soi sur soi, cette tyrannie de soi-même. Peut-être certains, tout dispersés et portés au-dehors, y trouvent-ils quelque bénéfice. Pour ceux qui n'ont que trop tendance déjà à se [...] ► Lire la suite
Tellement il est feignant, il fait même pas son âge celui là !
L'attente est une chose complexe. On parcourt de très grandes distances, tout en restant parfaitement immobile.
Il est nécessaire que le romancier ne force jamais son lecteur mais l'entraîne imperceptiblement et lui laisse une marge suffisante pour que le livre l'imprègne peu à peu.
Le regard indifférent est un perpétuel adieu.
L'amour est avant tout le don de soi-même.