L'un des principes du journalisme moderne, c'est de ne heurter personne pour conquérir le maximum de lecteurs.
La philosophie de l'artillerie : Cogito ergo boum.
La signification de la philosophie ne sera plus de révéler les choses telles qu'elles sont en vérité, mais de permettre au philosophe de prendre conscience de soi.
L'historien qui se mêle de juger le passé fait du journalisme dans un autre siècle.
Un système vivant est un système ouvert et pourtant stable. On peut le comparer à une flamme.
La langue est système commun à tous ; le discours est à la fois porteur d'un message et instrument d'action.
Ce prétendu progrès moderne dans l'ordre politique n'est donc qu'une évolution, un accident de ce moment précis. Nous pouvons demain embrasser le despotisme avec la fureur que nous avons mise à nous rendre indépendants de tout frein.
Rien n'est plus dangereux que d'être trop moderne ; on risque de devenir soudain ultra démodé.
Le système de la monnaie unique, bien loin de rapprocher les peuples, les divise.
La véritable Université de nos jours, est une collection de livres.
Toute philosophie est d'une certaine façon, la fin de l'histoire.
L'imbécile est d'abord un être d'habitude et de parti pris. Arraché à son milieu il garde, entre ses deux valves étroitement closes, l'eau du lagon qui l'a nourri. Mais la vie moderne ne transporte pas seulement les imbéciles d'un lieu à un autre, elle les brasse avec une sorte de fureur.
Pourquoi acheter un journal quand on peut acheter un journaliste ?
La philosophie est la nourrice sèche de la vie, elle veille sur nos pas, mais ne peut nous allaiter.
Il y a un faux Dieu des philosophes et pourtant une vraie philosophie de Dieu.
Le journaliste : un type qui travaille plus dur qu'aucun autre fainéant dans ce monde.
L'intérêt et la crainte sont les principes de la société et toute la morale consiste à vivre selon notre bon plaisir.
Si la poésie se comprenait, elle deviendrait la philosophie et disparaîtrait.
La démocratie est le pire système de gouvernement, à l'exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l'histoire.
Le journalisme français est l'art de faire croire au peuple ce que le gouvernement juge opportun de lui faire admettre.
Peu à peu, au nom de la tolérance (ce qui est, après tout, un bon prétexte) à l'égard de religions qui ne sont pas installées depuis longtemps en France, on a accepté de mettre de côté nos principes pour faire place à autre chose, qui contestait nos principes.
Le système de l'amour du prochain est une chimère que nous devons au christianisme et non pas à la nature.
La philosophie donne des réponses incompréhensibles à des questions insolubles.
L'amour est l'expression la plus sensible de cette tentative de communication dont nous sommes tous victimes.
Au fond l'homme pratique est le véritable demi-dieu bourgeois, le remplaçant moderne du Saint des légendes. La plupart des statues contemporaines ont été dressées à des hommes pratiques par d'autres hommes pratiques très avisés et toujours levés de très bonne heure.
Les principes de la religion sont une chose, les pratiques qui les prennent pour base en sont une autre. Les principes sont absolument indépendants du temps et de l'espace. Les pratiques changent selon l'époque et selon le lieu.
Quand notre parti ne comptait encore que 7 membres, il exprimait déjà deux principes : premièrement, il voulait être un véritable parti idéologique; deuxièmement, il ne tolérait aucun compromis dans l'exercice du seul et unique pouvoir en Allemagne.
Faute de temps, le journaliste moderne doit choisir : ou voir l'événement ou le décrire. Il a rarement le loisir de faire les deux.
L'âge moderne représente le triomphe de la médiocrité collective.
La philosophie peut se définir non comme la science de tout mais comme la science du tout.
Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.