Toute la vérité dans le monde alimente un gros mensonge.
Zidane et Figo, c'est beau de les voir jouer. Le ballon ne pleure pas quand il atterrit dans leurs pieds, moi je faisais pleurer le ballon.
L'abeille va au soleilLe soleil brille dans le cielMaman est belleIl est quelle heure ?Maman voudrait des fleursJe l'aime de tout mon coeurMaman fait du bateauElle adore les cadeauxElle part dans le ventPour remonter le temps.
Viens, mon adorable moitié, je t'attends, oui je te veux, tu es à moi, tu me le dis, ne dois-je pas le croire ? Viens donc dans les bras de celle qui t'adore, celle qui t'aime, et qui ne vit que pour toi.
Il y a deux types de problèmes dans la vie : les problèmes politiques sont insolubles et les problèmes économiques sont incompréhensibles.
Dieu ne se répète jamais, même dans un brin d'herbe.
J'ai fait dans ma vie des rêves dont le souvenir ne m'a plus jamais quittée et qui ont changé mes idées : ils se sont infiltrés en moi, comme le vin dans l'eau, et ont altéré la couleur de mon esprit.
Où est-il le temps des galères et celui des caravelles ? Il est loin comme une minute de sable dans le trébuchet du destin.
À chaque fois qu'il y a eu dans une colonie un supplicié, un torturé, une fillette violée, et qu'en France on accepte, il y a une régression universelle qui s'opère, un poison instillé dans les veines de l'Europe et le progrès lent de l'ensauvagement du continent.
Je suis à Lacanau, à une heure de Bordeaux. Je tourne le court-métrage d'un jeune mec, Édouard. Je suis logé face à la mer, dans un bungalow. Il fait beau. Le court-métrage est sur l'amour sans le sexe. Ah, le sexe ! Ça peut faire mal. A croire que c'est forcément de l'amour.
Tes pensées sont comme ces feuilles, il y en a beaucoup, dans tous les sens, laisse-les aller et venir, comme ça ; c'est parfait ; cet instant est parfait ; tu n'as rien à attendre de plus que ce que tu es en train de vivre ici et maintenant.
L'homme est envoyé dans le monde pour accomplir son devoir même au prix de sa vie.
Chaque jour, je me rappelle que ma vie intérieure et extérieure est basée sur les travaux d'autres hommes, vivants et morts, et que je dois m'efforcer de donner dans la même mesure que j'ai reçu et que je reçois encore.
Le terrible des morts, c'est leurs gestes de vie dans notre mémoire. Car alors, ils vivent atrocement et nous n'y comprenons plus rien.
La chance est tout... Ma chance dans la vie a été d'être une personne très effrayée. J'ai la chance d'être un lâche, d'avoir un seuil de peur bas, car un héros ne peut pas faire un bon film à suspense.
La plupart des hommes jugent votre importance dans la vie par combien vous pouvez leur faire mal.
Quoi qu'il arrive dans ma vie à partir de maintenant, je sais que le jour où je mourrai enfin - le dernier acte de mon scénario - les gens feront toujours référence au travail que j'ai fait avec Almodovar.
Dans mes inclassables regrets, sans doute y aura-t-il cette simple question : "Pourquoi ne m'avez-vous rien demandé ?"
Humanité. La race humaine dans son ensemble, à l'exception des poètes anthropoïdes.
Le célibat s'assied seul, est confiné et meurt dans sa singularité.
Les cris des bêtes sont des sténographies sensorielles dans l'espace. Tel était le langage premier de l'homme.
Je savais qu'il est dans l'homme un animal et que la vie conciste à refuser qu'il ne vous domine.
Toute la destinée d'une femme est écrite dans ce joli mot : Chiffons !
Le déluge grossitBientôt il déferleraDans chaque valléeSur chaque toitureLe corps se noieraEt l'âme rompra ses liensJ'écris tout celaMais la preuve je ne l'ai pas.
Des petits copeaux d'histoire parfumés ont giclé de l'entaille, s'amassant dans la neige devant chaque scieur agenouillé.
Certaines vertus ne se voient que dans l'affliction, et d'autres seulement dans la prospérité.
Il y a pusieurs attitudes vis-à-vis de l'amour : on peut le manger, on peut le boire,on peut le respirer, et on peut vivre en lui. Ceux qui le mangent restent dans le pain physique, et ils ne peuvent pas être satisfaits parce qu'ils se contentent des plaisirs inférieurs.
Il y a plus de génie dans une larme que dans tous les musées.
C'est de l'intérieur de soi que vient la défaite. Dans le monde extérieur il n'y a pas de défaite. La nature, le ciel, la nuit, la pluie, les vents ne sont qu'un long triomphe aveugle.
Toutes les raisons sont bonnes, dans les livres comme dans la vie.
Dans les bistrots, on ne buvait pas avec le patron, c'était la loi. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l'amour du travail bien fait. Il n'y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars d'aujourd'hui, c'est ressembler au chef.
Les hommes de main, serviles, commencent déjà à rire tandis que le potentat cherche nonchalamment dans son imagination le plus raffiné des supplices.
Je pense comme Voltaire « que quelques piqûres de mouches ne peuvent retenir un cheval dans sa course ardente ».
Les enfants doivent être éduqués et instruits dans les principes de la liberté.
Peu m'importe où mon corps peut m'emmener tant que mon âme est embarquée dans un voyage significatif.
Les forces du monde ancien sont toujours là, bien présentes, et toujours engagées dans la bataille pour faire échouer la France.
Je suis né et j'ai grandi dans une banlieue parisienne au sein d'une famille ouvrière.
Tout ce que j'ai obtenu dans ma carrière je l'ai eu grâce au travail acharné.
La prohibition n'a jamais eu la moindre chance contre l'exhibition. Il est dans la nature d'être libre et peu importe combien de temps vous essayez d'être bon, vous ne pouvez pas contrôler une mauvaise fille.
Il n'y a d'amis, d'épouses, de pères et de frères que dans la patrie. L'exilé partout est seul.
Les proverbes sont particulièrement utiles dans les cas où, de nous-mêmes, nous ne trouvons pas grand chose pour nous justifier.
Chercherons-nous toujours de l'esprit dans les choses qui en demandent le moins ?
Les tromperies dominantes de l'époque sont en passe de faire oublier que la vérité peut se voir aussi dans les images.
Et dans le vent qui chemine,C'est la nuit blanche des pleurs,Dont la lumière orpheline,A vu le jour dans le coeur.
Les forces étaient limitées. Le butRestait dans le lointain.Nettement visible, bien que pour moiPresque hors d'atteinte.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
Tout anti-intellectualisme finit dans la mort du langage, c'est-à-dire dans la destruction de la sociabilité.
Je me suis dit que nous devions enfin vivre notre présent au lieu de nous projeter toujours dans l'avenir.
Nous en sortîmes... les uns les autres... les juifs de retour, les rescapés des fours d'Eichmann... les déportés du travail, du hasard... les victimes, et les bourreaux parfois travestis en victimes ! La société se remettait sur pattes vaille que pousse. Dans les décombres, ruines et mistouilles !
Etre voyant, c'est comme lire dans un livre, et les plus beaux des livres du monde sont les êtres humains.
Tout ce que nous faisons dans la vie est basé sur la peur, en particulier l'amour.