Si le prix des grains est très élevé, les pauvres sont malheureux. S'il est très bas, ce sont les laboureurs qui le sont.
Si l'amour est une invention des femmes, ce sont les hommes qui exploitent le brevet.
Dans la nature, ce sont les hommes qui décrètent de la beauté ou de la laideur.
Ce qui manque le moins au méchant pour faire ce qu'il fait, ce sont les raisons.
Je connais maintenant la définition de la guerre : la guerre, c'est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent.
Les Anglais ont appris au monde la façon de se tenir correctement à table. Mais ce sont les Français qui mangent.
Les mots et les faits s'oublient ; ce sont les impressions qui restent.
Ce qu'il y a de plus beau dans les cimetières, ce sont les mauvaises herbes.
La mort est d'abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
Ce sont les mésaventures qui le rendent amusant et vous apportent la surprise.
Les amants pensent à la mort et s'étreignent. De nous tous qui vivons, ce sont les plus vivants.
Ce ne sont pas les femmes publiques qui contribuent le plus à la dépravation des moeurs, ce sont les femmes de la société.
Ce sont les événements qui commandent aux hommes et non les hommes aux événements.
Ce sont les petites choses qui font de nous qui nous sommes dans le plus grand monde.
La plupart des gens ne meurent qu'au dernier moment ; d'autres commencent et s'y prennent vingt ans d'avance et parfois davantage. Ce sont les malheureux de la terre.
D'habitude, ce sont les filles qui séparent les bons amis. Un mec rencontre une coquine et elle met le zem. En désespoir de cause, le mec préfère demander une pause à son pote. Il dépose les armes. La meuf a gagné. Une amitié s'éteint.
Amas d'épithètes, mauvaises louanges : ce sont les faits qui louent, et la manière de les raconter.
On croit que les féministes trop radicales haïssent les hommes mais ce qu'elles détestent en réalité ce sont les femmes qui savent vivre avec eux.
Il n'y a de théâtre vivant que si les auteurs y sont attachés. Ce sont les auteurs autant que les troupes qui font les théâtres.
Ce sont les petites précautions qui conservent les grandes vertus.
Les vrais vaincus de la guerre, ce sont les morts.
Ce sont les fous qui troublent l'eau et ce sont les sages qui pêchent.
Il y a deux choses insupportables dans la littérature : ce sont les récits de rêves et les relations sexuelles prolongées.
Ce sont les instincts les plus élevés qui poussent l'individu en dehors et bien au-dessus de la moyenne.
J'adore la mode féminine, mais les femmes n'ont pas autant besoin de moi que les hommes. Ce sont les hommes qui n'ont rien à se mettre.
Dieu est père, mais il n'y a pas plus mère que lui, disait un Père de l'Eglise. Plus que les paroles, ce sont les larmes qu'il écoute et qu'il comprend.
Bonne nouvelle pour les vieux qui peuplent le monde : il est faux de croire que ce sont les jeunes arbres qui donnent le bois le meilleur et le plus abondant.
Une petite ville, c'est un endroit charmant où ce sont les voisins qui se chargent de surveiller votre femme.
Si ce sont les choses qui, dans la société capitaliste à son stade avancé, symbolisent l'argent, qu'en conclure ? Que les mots qui représentent les choses ne représentent plus que de l'argent ? Impeccable syllogisme. Que la société médiatique a accompli.
La plus vile espèce d'ennemis, ce sont les louangeurs.
Commencer un livre, ce sont les ténèbres à traverser. Pis encore, c'est un voyage au pays des morts.
La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n'est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient.
Ce sont les parents, ou même les grands-parents, qui parlent de moi, de ce coureur qui n'a jamais gagné le Tour, qui a toujours fini deuxième, alors ça marque, cette histoire d'éternel second, les gens veulent le voir, ce Poulidor.
Je sais enfin ce qui distingue l'homme de la bête : ce sont les ennuis d'argent !
Ce sont les passions et non les intérêts qui mènent le monde.
Les idées, ça va et ça vient, sans aucune importance. Ce sont les mots qui sont difficiles...
Il est trois sortes de gens qui parlent peu, ce sont les savants et les gens forts heureux ou malheureux ; ainsi l'on peut dire que le savoir, la douleur et le bonheur sont muets.
La forte santé incline aux abus. Voilà pourquoi ce sont les malades qui durent et les bien-portants qui claquent.
Le chameau supporte son fardeau, ce sont les punaises qui gémissent.
Il n'y a pas de belle mort. Il y en a qui sont belles à raconter - mais, celles-là, ce sont les morts des autres.
Ce sont les élèves les moins doués qui forcent les professeurs à mieux enseigner.
Nous ne bâtirons pas davantage notre avenir dans le désordre, sans ordre républicain. (...) Cet ordre, ce sont les policiers et les gendarmes sur notre sol qu'ils assurent. Ils sont exposés à des risques quotidiens en notre nom. C'est pourquoi ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation.
Ce qui change le moins chez l'homme, ce sont les questions qu'il se pose sur lui-même.
Dans la lutte des idées, ce sont les hommes qui périssent.
C'est étrange de penser qu'on peut tomber amoureux et ne plus s'aimer, que l'amour peut se transformer en haine, et que ce sont les gens qui nous ont le plus aimé qui nous ferons le plus de mal.
Depuis l'Evangile jusqu'au Contrat Social, ce sont les livres qui ont fait les révolutions.
Défiez-vous des premiers mouvements, ce sont les bons.
On dit qu'il faut s'efforcer de retrancher tous les jours de nos besoins. C'est surtout aux besoins de l'amour-propre qu'il faut appliquer cette maxime. Ce sont les plus tyranniques, et qu'on doit le plus combattre.
La TV : l'époque où les fantômes agitaient leurs chaînes a été remplacée par l'époque où ce sont les chaînes qui agitent leurs fantômes.
Les choses les plus belles sont toujours tristes, mais quand ce sont les artistes qui les disent, cela nous rend heureux.