La poésie est le symbole de la stabilité immuable du monde.
La poésie ne souffre aucune hypothèse, mais la seule évidence des miracles.
La poésie est le miroir brouillé de notre société. Et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l'embue.
Douce poésie ! Le plus beau des arts ! Toi qui, suscitant en nous le pouvoir créateur, nous met tout proches de la divinité.
Le naturel n'est pas suffisant à celui qui en poésie veut faire oeuvre digne de l'immortalité.
La légende du Juif errant est le symbole des plus hautes aspirations de l'humanité, condamnée à marcher toujours sans connaître le repos.
La poésie est l'héroïne de la philosophie. La philosophie élève la poésie au rang de principe. Elle nous apprend à connaître la valeur de la poésie. La philosophie est la théorie de la poésie. Elle nous montre ce qu'est la poésie, qu'elle est un et tout.
La poésie est la mathématique du langage et de l'existence, le roman en est la physique.
Ruisselant de perles ou d'ordures, le vêtement de la femme n'est pas un voile ordinaire. C'est un symbole très mystique de l'impénétrable Sagesse où l'Amour futur s'est enseveli.
La poésie est cette vie de secours où l'on apprend à s'évader des conditions du réel, pour y revenir en force et le faire prisonnier.
La poésie est au théâtre une dentelle délicate impossible à voir de loin.
Je ne fais pas de distinction entre la poésie et la peinture.
En poésie nous avons des droits sur les paroles qui forment et défont l'Univers.
Je portais du noir parce que ça me plaisait. Je le fais encore et le porter signifie toujours quelque chose pour moi. C'est toujours mon symbole de rébellion - contre nos maisons de Dieu hypocrites, contre des gens dont l'esprit est fermé aux idées des autres.
Vous ne pouvez pas écrire de la poésie sur un ordinateur.
Groupés, serrés les uns contre les autres, les livres ont la stabilité et la persévérance des menhirs.
Le roman procède par combinaisons aléatoires d'éléments réels, le poème par exploration exacte et complète d'éléments virtuels.
Peinture et poésie se font comme on fait l'amour : un échange de sang, une étreinte totale, sans aucune prudence, sans nulle protection. Le grand saut, à chaque fois.
Tant qu'il y aura des yeux reflétant les yeux qui les regardent ; tant qu'une lèvre répondra en soupirant à la lèvre qui soupire ; tant que deux âmes pourront se confondre dans un baiser, il y aura de la poésie !
Un poème bouge avec le temps.
Chaque poème à lire ou à relire est un poème à refaire.
Le poème de la création ne s'arrête jamais ; mais rares sont les oreilles capables de le capter.
La plupart des hommes ont de la poésie une idée si vague que ce vague même de leur idée est pour eux la définition de la poésie.
La poésie est une solitude... et nous sommes des moines qui échangent des silences.
On ne peut trouver de poésie nulle part quand on n'en porte pas en soi.
N'oublions pas qu'en Inde le symbole de la force est une femme; la déesse Shakti.
Dieu est le symbole des symboles !
Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir.
Le poème apparaît souvent comme un éboulis de mots, dépourvus de sens pour l'oeil non exercé.
En un mot, la poésie ne peut exister sans émotion, ou, si l'on veut, sans un mouvement de l'âme qui règle les mots.
Le mensonge, le silence, la dissimulation sont des avatars nécessaires de l'union conjugale ; ils assurent la durée et la stabilité de la double infranchissable solitude.