La photographie, c'est la vérité et le cinéma, c'est vingt-quatre fois la vérité par seconde...
Le véritable mélomane est celui qui colle son oreille à la serrure d'une salle de bains afin d'entendre une femme chanter.
Au cinéma vous écrivez pour séduire, pour que les gens sortent de chez eux, alors que sur le petit écran, vous écrivez pour ne pas les heurter et qu'ils restent devant leur poste.
- T'as une salle tête - Pas plus que toi !
N'Guyen, la clandestine, Et Mamadou qu'on transfère Et Sabrina qui tapine Et ce Magyd qui dort par terre Quand la salle se rallume Le monde sort en silence Les cardinaux en costume N'étaient pas à la séance.
Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.
Je rentrais de la guerre, le cinéma est venu à moi par les femmes mais j'étais déjà ce que je suis resté.
Sur scène, je suis un artisan qui travaille un geste, une langue. Mes rôles au cinéma sont davantage dans l'économie de moyens, la rétention.
Je reconnais que j'avais une fenêtre d'opportunité qui s'était ouverte en raison de mon exposition en tant qu'acteur.
La France est un livre ouvert, probablement le seul pays où les journaux publient la photographie du nouveau chef du contre-espionnage, avec toutes les précisions désirables.
Quatre mois de préparation et environ 12 heures de tournage se transforment en environ 30 secondes d'écran.
Il y a deux manières d'ignorer les choses : la première, c'est de les ignorer ; la seconde, c'est de les ignorer et de croire qu'on les sait. La seconde est pire que la première.
Nous désirons que le cinéma nous ouvre une porte sur le monde de l'inexplicable.
Au théâtre, il se dit presque autant de bêtises dans la salle que sur la scène. Tout dépend de la longueur des entractes.
Le cinéma pour moi est ce qui, sous une forme artistique, approche le plus du flot même de nos perceptions.
La photographie a ouvert des horizons illimités à la pathologie du progrès, puisqu'elle nous a incités à déléguer à la multitude de nos machines de vision le pouvoir exorbitant de regarder le monde, de le représenter, de le contrôler.
Il y a deux éducations : la première que l'on reçoit au lycée, la seconde que l'on se donne à soi-même ; la première est indispensable, mais il n'y a que la seconde qui vaille.
Être écrivain, c'est découvrir patiemment, au fil des années, la seconde personne, cachée, qui vit en nous.
La seconde moitié de notre vie n'est employée qu'à porter le deuil de la première moitié.
Les livres me donnaient confiance et force. Confiance en mon avenir, force pour résister au poids accablant d'être née femme. Un être humain de seconde zone.
Que de gens ont voulu se suicider et se sont contentés de déchirer leur photographie !
J'ai toujours aimé les autodidactes, comme mon ami Clint Eastwood, ou Gary Cooper, Lino Ventura, Robert Mitchum... Ce sont des gens qui n'étaient pas dans le cinéma mais ils avaient un réel désir et ils y sont arrivés.
Le cinéma est un mélange parfait de vérité et de spectacle.
Face à ma première ride je me suis dit : j'entre dans la seconde partie de ma vie.
L'habitude est une seconde nature.
Le cinéma blanchit l'argent sale. L'argent sale noircit le cinéma.
Tu regardes la télé parce que tu t'emmerdes. Tu vas au cinéma parce que tu cherches quelque chose.
La seconde moitié du vingtième siècle a inventé un nouveau vêtement : le dévêtu.
Il y a deux femmes dans la femme. La première est un animal, doux, dévoué par nature ; la seconde un animal fou, méchant, trouvant un âpre plaisir aux souffrances de ce qui lui est associé dans la vie.
Car la photographie c'est l'avènement de moi-même comme autre : une dissociation retorse de la conscience d'identité.
Piaf me manque. C'était ma seconde soeur. Johnny, il faisait partie de la famille.