Ce n'est pas la conscience des hommes qui déterminent leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience.
La nature est un temple naturel où l'esprit de l'homme peut facilement s'absorber dans sa méditation, où il peut s'imprégner de la divine douceur de sentir un instant son humanité se délivrer des exigences terrestres.
Le lien de notre humanité commune est plus fort que la division de nos peurs et de nos préjugés.
Une religion fournit aux hommes des mots, des actes, des gestes, des "pensées" pour les circonstances où ils ne savent que dire, que faire, qu'imaginer.
La seule chose qui permet au mal de triompher est l'inaction des hommes de bien.
On peut imaginer une humanité composée exclusivement de femmes ; on n'en saurait imaginer une qui ne comptât que des hommes.
Il n'y a pas des spectateurs pour rire et des spectateurs pour penser mais des hommes et des femmes qui ont le talent de faire les deux à la fois.
Les maux réels affectent moins les hommes que l'idée qu'ils se font de leur condition.
Une conscience trop fine est plutôt un mal qu'un bien et nuit à la santé de l'âme.
La conscience qu'un homme peut avoir de lui-même n'est autre que celle de Dieu à son égard.
Jamais les hommes ne deviennent plus tendres que lorsqu'on leur a pardonné une infidélité de passage.
L'une des terribles vérités de la vie est que les femmes aiment les hommes qui semblent savoir ce qu'ils font.
Dans l'immense marmite où mijotent tous les rêves des hommes en quête de consommation, l'écologie ne saurait servir de fond, au sens culinaire du terme, de bouillon destiné à mouiller les ragoûts qui n'agrémentent qu'un volet de notre vie de chaque jour.
Ne t'imagine pas qu'il y a des grands hommes inconnus.
Les hommes ne vivraient pas longtemps en société s'ils n'étaient les dupes les uns des autres.
C'est bien connu, les bourgeois ont toujours eu la conscience étroite. Ils s'accommodent de la morale individuelle conventionnelle pour mieux refuser la morale sociale et politique.
Quelle est la valeur des hommes ? - Ce qu'ils cherchent.
Toute femme mesure le degré de son vieillissement à l'intérêt ou au désintérêt que les hommes manifestent pour son corps.
Les hommes connaissent tous l'utilité d'être utile, mais aucun ne connaît l'utilité d'être inutile.
Les hommes teintent le monde aux couleurs de leurs passions successives.
Après l'amour, dix pour cent des hommes se retournent sur leur côté droit et s'endorment, dix pour cent font de même sur le côté gauche. Les autres se rhabillent et rentrent chez eux.
Les hommes ne sont pas obligatoirement féroces, mais la machine administrative les décervelle... les rend parfaits robots.
Les femmes ont été assujetties matériellement aux hommes depuis des générations dans le monde entier. Elles en sont venues à se reposer sur l'homme aussi inconditionnellement qu'un enfant sur ses parents.
Tous les hommes sont attachés à l'existence, même s'ils ont une vie misérable.
Baudelaire dit que la copulation est le lyrisme de la populace. Rien de plus hélas! Le sexe est en train de mourir. Encore un siècle et nous mettrons notre langue dans la bouche des autres en silence, avec autant de passion que des huîtres. Oh ! Oui. Indubitablement.
Il n'y a qu'une action utile, celle qui referait les hommes et la terre.
Les poètes tentent de greffer aux hommes d'autres yeux et de transformer ainsi le réel. Aussi sont-ils des éléments dangereux pour l'Etat, puisqu'ils veulent transformer. Or l'Etat et ses dévoués serviteurs n'aspirent, eux, qu'à durer.
Il faut quatre hommes pour faire une salade : un prodigue pour l'huile, un avare pour le vinaigre, un sage pour le sel et un fou pour le poivre.
Le plaisir, c'est encore la seule chose qui oblige les hommes à un peu de précision.
Les hommes ne s'attachent point à nous en raison des services que nous leur rendons, mais en raison de ceux qu'ils nous rendent.
Un acte de justice et de douceur a souvent plus de pouvoir sur le coeur des hommes que la violence et la barbarie.