La contradiction entre production sociale et appropriation capitaliste se manifeste comme l'antagonisme du prolétariat et de la bourgeoisie.
Si la justice est parfois si lente à être rendue, c'est que bien souvent les magistrats, ne sachant pas quoi en faire, hésitent entre la rendre ou la garder pour eux.
Il arrive toujours un moment où il faut choisir entre la contemplation et l'action. C'est ce qu'on appelle devenir un homme.
Il n'y aura jamais d'égalité tant qu'on se sent inférieur ou supérieur à autrui. Entre égaux il ne saurait y avoir de condescendance.
La morale est la seule science de l'homme livré à la providence de l'homme.
Par le téléphone ne passe que l'anodin ou le tragique, le bavardage indéfini ou la mort abrupte. Entre les deux, rien.
La morale a toujours le dernier mot.
On est trop habitués en Europe à bénéficier du libre-échange des biens, de la circulation des capitaux, en échange de rien.
Le choix est une illusion créée entre ceux qui ont le pouvoir et ceux qui ne l'ont pas.
Ce que nous prenons pour la paix n'est qu'un armistice entre les conflits : la planète grouille, saigne, et ne saurait vivre sans cette violence.
Bien que chacun estime avoir droit au bonheur, la plupart des gens entrent inconsciemment dans le malheur comme on entre en religion.
La fidélité est une sorte de salle d'attente entre deux trains de plaisir.
Un homme se réalise pleinement dès qu'il se libère du distinguo entre vérité et mensonge.
Entre soldats comme entre amis, les compliments sont superflus.
Je sais mettre de la distance entre mon métier et la vie.
Il n'y a pas de Littérature sans une Morale du langage.
Tu sais bien que tu étais entre la mort et moi. Mais hélas il paraît que j'étais entre la vie et toi.
La morale est la faiblesse de la cervelle.
Mais quelle est la différence entre la littérature et le journalisme?... Le journalisme est illisible et la littérature n'est pas lue. C'est tout.
Le double comme la morale sont deux façons de nier la réalité ou de nier le tragique. Ce sont deux aspects d'un même problème. Le double, c'est l'illusion. A chaque fois que la réalité est indésirable, l'homme a une imagination [...] â–º Lire la suite
À propos de temps qu'il fait... L'autre jour quand il faisait si froid, l'un de mes amis est entré dans un magasin pour acheter un pardessus. Il y était déjà venu 10 ans auparavant acheter un autre pardessus. Il ouvre la porte et dit au vendeur : « Bonjour Monsieur, c'est encore moi ! »
Il y a des moments où l'on doit choisir entre vivre sa propre vie, pleinement, entièrement, complètement - ou traîner une existence fausse, superficielle et dégradante que le monde dans son hypocrisie exige.
Je pressens qu'il y a une certaine incompatibilité, voire un choix nécessaire, entre comprendre et se faire plaisir.
Le but de la science n'est pas les choses elles-mêmes, comme l'imaginent les dogmatistes dans leur simplicité, mais la relation entre les choses.
La grande différence entre les oiseaux et les politiques, c'est que de temps en temps, les oiseaux s'arrêtent de voler.
Un hurlement surgi des profondeurs résonne entre les parois rocheuses, dévale la montagne et s'évanouit dans le noir. C'est un cri de douleur primitive, plein de défi, et plein de mépris pour toutes les adversité du monde.
L'honorabilité n'est que la réussite sociale de l'hypocrisie.
Oui, il entre inévitablement dans la composition de tout bonheur parfait l'idée de l'avoir mérité.
Si un homme peut combler l'écart entre la vie et la mort, s'il peut vivre après sa mort, alors peut-être qu'il était un homme formidable.
Le ver se recroqueville quand on marche dessus. C'est plein de sagesse. Par là il amoindrit la chance de se faire de nouveau marcher dessus. Dans le langage de la morale : l'humilité.
Il n'y a qu'un doigt de différence entre un sage et un imbécile.