La docilité est la source de tes souffrances tout comme la résignation à l'injustice sociale est celle de ton martyre.
Le sens moral est plus important que l'intelligence. Quand il disparaît d'une nation, toute la structure sociale commence à s'ébranler.
Si nous devions et si nous étions capables de partager les souffrances de chacun, nous ne pourrions pas vivre.
Les coeurs sensibles savent se créer des souffrances avec des riens, et c'est une aptitude qu'une vie composée d'épreuves ne parvient pas à modérer.
Le maintien de la civilisation offre la possibilité d'obtenir de chaque nouvelle génération une nouvelle transformation des penchants, condition d'une civilisation meilleure.
Il vaut mieux vivre qu'avoir une existence sociale intense.
Ce qui fait la sérénité de beaucoup d'auteurs solennels, c'est que les sourires des lecteurs ne s'entendent pas.
Pour le colonisé, tous les Européens des colonies sont des colonisateurs de fait. Et qu'ils le veuillent ou non, ils le sont par quelque côté : par leur situation économique de privilégiés, par leur appartenance au système politique de l'oppression, par leur participation à un complexe affectif négateur du colonisé.
Lutter pour la justice sociale est la chose la plus précieuse à faire dans la vie.
Les mêmes souffrances unissent mille fois plus que les mêmes joies.
- Il y a tellement de souffrances et je ne sais pas comment faire pour ne pas y prêter attention. - Qu'est ce qui te blesses Charlie ? - Non, pas moi ! C'est eux. C'est tout le monde. Ça s'arrête jamais.
La liberté intellectuelle est la seule garantie d'une approche scientifique et démocratique de la politique, du développement économique et de la culture.
Calme et sérénité sont les valeurs de la dignité. Rien ne se valorise dans l'excitation et la débauche.
C'est probablement cela, le début de la sérénité ; s'accorder de nouveau avec son enfance pour éprouver avec plus de justesse et de sincérité ce qu'il reste à vivre.
Que doit-on préférer : un bonheur facile ou des souffrances élevées ?
C'est grave que certains s'intéressent plus aux potins qu'à l'avenir économique et social de leur pays !
Un éclat de rire est comme un éclair traversant les nuages, qui continue à scintiller pendant un moment ; la bonne humeur maintient la lumière du jour dans l'esprit, et l'emplit d'une sérénité stable et perpétuelle.
Un système de protection de la nature basé exclusivement sur l'intérêt économique est désespérément bancal. Il tend à ignorer, donc en fin de compte à éliminer beaucoup d'éléments qui manquent de valeur commerciale mais sont (dans l'état actuel de nos connaissances) essentiels à son bon fonctionnement.
L'important pour être heureux c'est avant tout de posséder ce qui ne s'achète pas : l'amour, l'amitié, la gratitude, le pardon, la sérénité et la conscience.
Un problème politique est un problème économique sans solution.
Le fatalisme a des limites. Nous devons nous en remettre au sort uniquement lorsque nous avons épuisé tous les remèdes.
L'abstentionnisme, l'écoeurement, l'indifférence à l'égard de la conduite des affaires publiques sont autant de dénis magistraux infligés par les politiques à leurs représentants. Ne pas en tenir compte c'est prendre la vie sociale pour un match de foot.
La résignation rend plus facile à supporter ce que l'on ne peut améliorer.
Peut-être le plus sérieux obstacle à l'évolution d'une éthique de la terre est-il le fait que notre système économique et éducatif s'éloigne d'une conscience profonde de la nature, au lieur de s'en rapprocher.
L'érotisme des esprits superficiels obéit aux conventions de la beauté et de l'esprit.
Les fortunés et les orgueilleux s'étonnent de l'insolence du malheur humain et du fait qu'il ose se présenter devant eux en ayant, par l'aspect repoussant de sa misère, l'impudence de déranger leur sérénité et leur bonheur.
Plus votre boulot rend service et bénéficie aux autres - donc plus vous créez de la valeur sociale -, moins vous serez payé pour le faire.
Nous n'avons plus de grand homme, mais des petits qui grenouillent et sautillent de droite et de gauche avec une sérénité dans l'incompétence qui force le respect.
Que valent le silence, la contemplation ? Est-ce que ces valeurs peuvent encore être perçues ? Ou le silence et la contemplation sont-ils le fait de ceux qui se murent hors des souffrances d'autrui, de l'évolution du monde et de ses problèmes ?
La durée moyenne de la vie est beaucoup plus grande pour les souvenirs des sensations poétiques que pour ceux des souffrances du cÏur.
Le rire pur, le rire d'enfant, commence avec la pleine acceptation de nos erreurs et préjugés.