Le théâtre est le témoin de la naissance de la conscience nationale.
Avoir une conscience est très rarement un bon moyen de faire évoluer sa carrière.
La musique [...] est la vapeur de l'art. Elle est à la poésie ce que la rêverie est à la pensée, ce que le fluide est au liquide, ce que l'océan des nuées est à l'océan des ondes.
Le mariage est comme le tiret en imprimerie : il sépare et relie.
Le cinéma, c'est comme faire l'amour par correspondance, tandis qu'au théâtre on fait l'amour dans son lit.
Un menteur qui n'est pas cru souffre les tourments d'un acteur qui n'est pas applaudi.
Les théâtreux sont de gauche pour cacher que le théâtre est fondamentalement réactionnaire. C'est-à-dire que le mot de progrès provoque parfois un fou rire dans les coulisses du théâtre. Le théâtre est un doute sur les progrès de l'humanité qui ne se contente pas de rire.
En poésie nous avons des droits sur les paroles qui forment et défont l'Univers.
La poésie libère la magie des mots.
Un acteur doit interpréter la vie et, pour ce faire, il doit être prêt à accepter toutes les expériences que la vie peut offrir.
Le politique est le lieu d'affrontement entre l'exigence morale et les nécessités extérieures.
La nature s'imite. Une graine jetée en bonne terre produit. Un principe jeté dans un bon esprit produit.
La morale est l'épine dorsale des imbéciles.
Point n'est besoin d'écrire pour avoir de la poésie dans ses poches.
Si votre partenaire a des parents, vous les aurez sur le dos, mariage ou pas !
Où trouve-t-on meilleur abri contre l'ennui qu'au théâtre ?
On vit avec beaucoup de mauvaises actions sur la conscience et quelques bonnes intentions dans le coeur.
Tout esprit profond a besoin d'un masque.
Je n'ai jamais remarqué ce pouvoir que je suis supposé avoir sur les femmes quand j'étais un acteur de Broadway. Je ne sais pas quand je l'ai eu. Et je jure que, je ne peux l'expliquer.
Il faudrait faire du théâtre satirique avec la netteté d'un Beaumarchais et l'abondance d'un Rabelais.
La conviction est la conscience de l'intellect.
Demande-t-on au grand théâtre autre chose : nous représenter ce qui, dans le chemin unique d'un homme d'exception, rejoint l'aventure universelle ?
L'Ecole polytechnique est aux mathématiques ce qu'est un dictionnaire de rimes à la poésie baudelairienne.
Personnellement, je pense qu'il faut laisser les enfants tranquilles, leur donner la possibilité de grandir, de prendre conscience d'eux-mêmes et de décider eux-mêmes qui ils sont : hommes ou femmes, s'ils veulent avoir un mariage traditionnel ou homosexuel.
La conscience des mots amène à la conscience de soi : à se connaître, à se reconnaître.
Il y en a, aux mariages, qui tire une tête d'enterrement car ils considèrent que le mariage est un enterrement de première classe. Aux mariages, on apporte des fleurs, aux enterrements, des couronnes. Vous imaginez, si on apportait une couronne à un mariage, ce serait le bouquet.
Toute tentative de remplacer une conscience personnelle par une conscience collective fait violence à l'individu et est le premier pas vers le totalitarisme.
Humour : pudeur, jeu d'esprit. C'est la propreté morale et quotidienne de l'esprit.
Le théâtre est le premier sérum que l'homme ait inventé pour se protéger de la maladie de l'Angoisse.
Rimbaud a émasculé la poésie pour un siècle. Voilà la force des génies : ils rendent les autres impossibles.
Depuis l'aube de la conscience jusqu'au milieu de notre siècle, l'homme a dû vivre avec la perspective de sa mort en tant qu'individu ; depuis Hiroshima, l'humanité doit vivre avec la perspective de son extinction en tant qu'espèce biologique.