Le théâtre est le témoin de la naissance de la conscience nationale.
Il en est peu d'entre nous qui n'aient été tentés à un moment donné de prendre pour la paix de leur conscience le confort et la sécurité de leur derrière.
Toutes les croyances procèdent de la pensée mythique quand même elles se réclameraient de sa fin. Et c'est par leur mise en scène que lesdites croyances acquièrent les différences qui les distinguent.
Je mets en scène des gens ordinaires, pas des héros.
Que peut opposer une classe innovatrice au formidable ensemble de tranchées et de fortifications de la classe dominante ? L'esprit de scission, c'est-à-dire l'acquisition progressive de la conscience de sa propre personnalité historique.
Le bonheur ? Une sensation spontanée qui ne résiste (hélas) pas à la réflexion.
Je suis objecteur de science-con.
La pièce la plus réussie est celle qui donne tout au spectateur.
Ne pas rendre visite à nos aînés, est - j'en ai bien conscience - un crève-coeur. C'est pourtant nécessaire, temporairement pour les protéger du Covid-19 (Coronavirus).
Le théâtre a charge de représenter les mouvements de l'âme, de l'esprit, du monde, de l'histoire.
Je ne cherche certainement pas l'universalité. J'ai assez à faire pour écrire une foutue pièce !
Le mépris de la sensation est un parricide pour la pensée.
Quand vous téléchargez un énorme fichier à partir d'Internet, si vous fixez anxieusement le témoin de connexion de votre modem, le transfert sera interrompu.
C'est la providence qui nous dirige, lorsqu'elle nous destine à jouer un rôle sur la scène du monde.
Le cinéma, c'est comme faire l'amour par correspondance, tandis qu'au théâtre on fait l'amour dans son lit.
Il ne faut pas dire qu'un acte froisse la conscience commune parce qu'il est criminel, mais qu'il est criminel parce qu'il froisse la conscience commune.
La conscience d'avoir bien agi est une récompense en soi.
Ce qui élève l'homme par rapport à l'animal, c'est la conscience qu'il a d'être un animal... Du fait qu'il sait qu'il est un animal, il cesse de l'être.
Le théâtre c'est en réalité la genèse de la création.
Je vois tout comme une scène, et j'écoute tout comme si on était dans une pièce de théâtre.
Quand le rideau se lève, la question est : baiseront-ils ? S'ils baisent, c'est une comédie ; s'ils ne baisent pas, c'est un drame.
Le théâtre n'est jamais la fabrication d'un produit, ce qui élimine trois choses : le tiroir-caisse, les acteurs et les spectateurs. Que reste-t-il ? L'essentiel, l'aventure du langage.
Le rôle d'un metteur en scène doit être d'insuffler des idées neuves au cadre classique que l'ouvrage propose, et non de faire exploser ce cadre.
Comme aux échecs, il y a des moments où il faut sacrifier une pièce pour gagner.
La réflexion est une sotte habitude humaine, le fruit d'une conscience coupable. La liberté animale consiste à vivre l'instant présent.
C'est à partir de ma vie même, de mon vécu, que j'ai pris conscience de la discrimination qui frappait les femmes, de l'injustice intolérable, que je me suis révoltée et que, par la suite, en lisant goulûment, j'ai théorisé.
Renée et Ben votre mariage est l'un des plus beaux jours de votre vie. C'est le jour où l'on prend conscience d'avoir enfin trouvé ce qu'il nous fallait pour être heureux. Ensuite on oublie. Oui, et ce qui se produit [...] ► Lire la suite
Le pot-de-vin est une sorte de vaso-dilatateur de la conscience politique qui provoque très rapidement un regain d'intérêt chez ceux à qui on l'administre.
Toutes les pièces qui ont été écrites, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, n'ont jamais été que policières. Le théâtre n'a jamais été que réaliste et policier. Toute pièce est une enquête menée à bonne fin.
C'est une sensation très étrange, pour quelqu'un dans mon genre d'écrire un journal. Non seulement je n'ai jamais écrit mais il me semble que plus tard, ni moi ni personne ne s'intéressera aux confidences d'une écolière de treize ans.
Pour le théâtre populaire d'aujourd'hui, il faut des personnages d'aujourd'hui.