Il n'y a pas de Littérature sans une Morale du langage.
Il est difficile à supporter le langage de l'homme qui dit ce que pensent les autres.
Le langage quotidien est une partie de l'organisme humain, et pas moins compliqué que ce dernier.
La morale n'entend que le langage des faits.
L'invention picturale ou la fantasmagorie littéraire permettent de supporter le réel désolé en apportant des compensations magiques.
Les liaisons sont des serments tacites que la morale peut désapprouver, mais que l'usage excuse et que la fidélité justifie.
Le langage est notre affaire à tous, quel que soit notre état.
Le langage de l'amour a une si douce musique qu'on n'est pas exigeant pour les paroles.
J'ai eu une très belle enfance malgré tout... j'ai été élevé du côté campagne, en dehors de Bruxelles. Et j'ai toujours grandi parmi les chiens. Les animaux ne parlent pas trop. Ils "parlent" avec du feeling, mais ils n'ont pas [...] â–º Lire la suite
La morale compose les trois quarts de la vie et le sexe, la moitié.
N'est-ce pas toujours ainsi que cela commence ? D'abord l'envie, puis le besoin d'écrire et, finalement, l'oeuvre littéraire qui apparaît à mesure qu'on se raconte.
La littérature fait directement appel à l'imagination : lire, c'est une façon de faire fonctionner son imaginaire particulier.
Seul l'art a le pouvoir de sortir la souffrance de l'abîme.
La littérature contient toutes les composantes de la foi: le sérieux, l'intériorité, la musique, et le contact avec les contenus enfouis de l'âme.
La vie morale de l'homme est un des sujets que traite l'artiste, mais la moralité de l'art consiste dans le parfait usage d'un instrument imparfait.
La littérature ne peut vivre que si elle se fixe des objectifs démesurés.
Les fleurs n'ont-elles pas un langage qui supplée à la timidité comme à la hardiesse des sentiments de celui qui les offre ?
S'il est un Dieu, pourquoi Dieu permet-il le mal ? Question naïve. S'il est un Dieu, pourquoi obéirait-il à notre morale ?
Toute morale n'a d'autre but que de transformer cette vie en une somme d'occasions perdues.
La morale est peut-être la forme la plus cruelle de la méchanceté.
La Bourse est le seul endroit où l'on ne peut se faire comprendre qu'en parlant le langage des cours.
En argot, lire se dit ligoter. En langage figuré un gros livre est un pavé. Relâchez ces liens-là, le pavé devient un nuage.
On parle du courage d'un condamné à mort qui marche jusqu'au lieu de l'exécution : il en faut parfois autant pour garder une façade acceptable en allant au-devant de la souffrance quotidienne.
La littérature est l'essentiel, ou n'est rien.
Une longue souffrance n'acquitte rien.
Le langage est source de malentendus.
Il n'y a pas de folie sans motif et chaque geste que les gens ordinaires et sobres considèrent comme fou implique le mystère d'une souffrance sans précédent qui n'a pas été saisie par les hommes
La littérature est une affaire sérieuse pour un pays, elle est, au bout du compte, son visage.
Le bien, c'est l'amour. Aimer les autres, c'est détester la souffrance et l'injustice que la société mauvaise entretient.
La littérature est éparpillée en débris faits des hommes qui se sont bien trop occupés des opinions des autres.
Est-il donc vrai que dans tout amour, il y a une souffrance en éclosion ? Pourquoi devons-nous toujours payer d'une incertitude, d'un doute, d'une angoisse même, nos plus petits bonheurs ?