Il n'y a pas de Littérature sans une Morale du langage.
Une longue souffrance n'acquitte rien.
La littérature est l'essentiel, ou n'est rien.
Le bien, c'est l'amour. Aimer les autres, c'est détester la souffrance et l'injustice que la société mauvaise entretient.
Est-il donc vrai que dans tout amour, il y a une souffrance en éclosion ? Pourquoi devons-nous toujours payer d'une incertitude, d'un doute, d'une angoisse même, nos plus petits bonheurs ?
La morale n'entend que le langage des faits.
La morale compose les trois quarts de la vie et le sexe, la moitié.
S'il est un Dieu, pourquoi Dieu permet-il le mal ? Question naïve. S'il est un Dieu, pourquoi obéirait-il à notre morale ?
Les liaisons sont des serments tacites que la morale peut désapprouver, mais que l'usage excuse et que la fidélité justifie.
On parle du courage d'un condamné à mort qui marche jusqu'au lieu de l'exécution : il en faut parfois autant pour garder une façade acceptable en allant au-devant de la souffrance quotidienne.
Toute morale n'a d'autre but que de transformer cette vie en une somme d'occasions perdues.
Le langage est source de malentendus.
La Bourse est le seul endroit où l'on ne peut se faire comprendre qu'en parlant le langage des cours.
La morale est peut-être la forme la plus cruelle de la méchanceté.
En argot, lire se dit ligoter. En langage figuré un gros livre est un pavé. Relâchez ces liens-là, le pavé devient un nuage.
Les fleurs n'ont-elles pas un langage qui supplée à la timidité comme à la hardiesse des sentiments de celui qui les offre ?
Il est difficile à supporter le langage de l'homme qui dit ce que pensent les autres.
Le langage quotidien est une partie de l'organisme humain, et pas moins compliqué que ce dernier.
Le langage de l'amour a une si douce musique qu'on n'est pas exigeant pour les paroles.
N'est-ce pas toujours ainsi que cela commence ? D'abord l'envie, puis le besoin d'écrire et, finalement, l'oeuvre littéraire qui apparaît à mesure qu'on se raconte.
J'ai eu une très belle enfance malgré tout... j'ai été élevé du côté campagne, en dehors de Bruxelles. Et j'ai toujours grandi parmi les chiens. Les animaux ne parlent pas trop. Ils "parlent" avec du feeling, mais ils n'ont pas [...] â–º Lire la suite
La littérature ne peut vivre que si elle se fixe des objectifs démesurés.
Seul l'art a le pouvoir de sortir la souffrance de l'abîme.
Le langage est notre affaire à tous, quel que soit notre état.
La littérature est éparpillée en débris faits des hommes qui se sont bien trop occupés des opinions des autres.
La vie morale de l'homme est un des sujets que traite l'artiste, mais la moralité de l'art consiste dans le parfait usage d'un instrument imparfait.
L'invention picturale ou la fantasmagorie littéraire permettent de supporter le réel désolé en apportant des compensations magiques.
Il n'y a pas de folie sans motif et chaque geste que les gens ordinaires et sobres considèrent comme fou implique le mystère d'une souffrance sans précédent qui n'a pas été saisie par les hommes
La littérature contient toutes les composantes de la foi: le sérieux, l'intériorité, la musique, et le contact avec les contenus enfouis de l'âme.
La littérature fait directement appel à l'imagination : lire, c'est une façon de faire fonctionner son imaginaire particulier.
La littérature est une affaire sérieuse pour un pays, elle est, au bout du compte, son visage.