Lire trop de livres est nocif.
Une lecture m'émeut plus qu'un malheur réel.
Je n'avais jamais pensé que Spider-Man deviendrait l'emblème mondial qu'il est. J'espérais juste que les livres se vendraient et que je garderais mon travail.
Je ne sais pas plus sur cette pièce que celui qui arrive à la lire avec attention.
Les livres anciens sont pour les auteurs, les nouveaux pour les lecteurs.
À lire des livres de médecine, on se persuade toujours d'éprouver les douleurs dont ils parlent.
Un des problèmes que l'on rencontre avec les techniques de lecture rapide c'est que le temps de se rendre compte qu'un livre est ennuyeux, on l'a déjà terminé.
Les livres agissent même quand ils sont fermés.
Quotidien : tissu d'inepties, écrit, imprimé et vendu en moins de quelques heures ; puis lu, jeté et oublié en moins de quelques minutes.
On nous a fait lire des romans comme Bel-Ami qui nous ont laissé croire qu'on pouvait se faire une place dans le monde. Il n'y avait pas de place pour nous.
Quadriller le ciel, recenser les lieux, habiter l'univers : l'espace ressemble à ces jouets de papier que les enfants ouvrent et referment pour y lire l'avenir.
Depuis longtemps il y a des lieux où ce qui est à voir est au-dedans: cellule, sacristie, crypte, église, théâtre, cabinet de lecture ou d'estampes.
L'expérience personnelle est chère et tardive ; il est donc utile de profiter de celle des autres. C'est dans les livres que celle-là se trouve.
Quand on est enfant, on ne traverse pas les livres à toute allure comme on le fait plus tard, mais on s'y installe, on les déguste, après les avoir dévorés une première fois.
Les autres gens ne savent pas tout ce que les livres représentent quand on est enfermé. La lecture, l'étude et la radio, voilà nos seules distractions.
Les livres dits révélés sont des productions humaines, marquées par leur époque, pleines de contradictions, d'erreurs matérielles, visiblement interpolées, donc incapables de fonder une certitude.
Revoir les lieux autrefois visités, les amis autrefois fréquentés, les livres lus jadis, est une des passions du déclin. Or, c'est précisément se comparer à soi-même; c'est éprouver si l'on a toujours autant de facultés de sentir et si l'on a les mêmes.
Presque tous les hommes sont esclaves faute de savoir prononcer la syllabe : non.
Il ne faut pas souffrir de se sentir différent des autres, souvent c'est un privilège. C'est un privilège d'aimer lire et de chercher la poésie partout et en tout, de reconnaître le beau, d'aimer les musées, les émotions, la musique, [...] â–º Lire la suite
A quoi bon faire des livres pour instruire les hommes ? Les passions n'ont jamais lu ; il n'y a point d'expériences pour elles, elles se lassent quelquefois, mais elles ne se corrigent guère, et voilà pourquoi tant d'événements se répètent.
Certains livres se lisent à la cuisine, d'autres au salon. Un vrai bon livre se lit n'importe où.
- Et si je te disais que tu as fait le travail pour lequel on t'a engagé et bien fait même mais que quelqu'un te sabotait, quelqu'un t'exploitait, te piquait tes idées et toi tu t'es rendue compte de rien ! [...] â–º Lire la suite
A l'époque actuelle on fait grand cas des livres. Les livres ne sont faits que de mots. Les mots ne valent que par des idées. Les idées ont une origine qui ne peut s'exprimer par des mots.
Vivre sans lecture c'est dangereux, il faut se contenter de la vie, ça peut amener à prendre des risques.
La lecture était comme une drogue, une drogue. Les romans ont créé des ambiances dans lesquelles j'ai vécu pendant des jours.
L'art de lire consiste à savoir sauter les pages.
La personne qui n'éprouve pas de plaisir à la lecture d'un bon roman ne peut qu'être d'une bêtise intolérable.
Le monde des livres est le plus grand de tous les mondes que l'homme n'a pas reçus de la nature mais tirés de son propre esprit.
La plupart des écrivains font leurs livres chiants pour faire croire qu'ils sont longs.
Les maximes générales sont surtout bonnes contre les peines et les erreurs du voisin. Mais contre une fureur d'amour trompé ou d'ambition, ou d'envie, que pourrait une maxime ? Autant vaudrait, contre la fièvre, lire l'ordonnance du médecin.
Les médias sont ainsi. Il suffit de dire que vous avez «moins le temps» de lire pour que l'on dise que vous ne lisez pas