Lire trop de livres est nocif.
Je n'aime pas lire des romans de films.
À lire des livres de médecine, on se persuade toujours d'éprouver les douleurs dont ils parlent.
Un livre est un grand cimetière où, sur la plupart des tombes, on ne peut plus lire les noms effacés.
Les livres, à en croire ces fichus snobs de critiques, n'étaient que de l'eau de vaisselle. Pas étonnant que les livres aient cessé de se vendre, disaient-ils. Mais le public, sachant ce qu'il voulait, tout à la joie de virevolter, à laissé survivre les bandes dessinées. Et les revues érotiques en trois dimensions, naturellement.
Les vrais livres doivent être les enfants non du grand jour et de la causerie, mais de l'obscurité et du silence.
Nous vivons dans un monde où des activités de plus en plus nombreuses et pressantes concurrencent toujours plus durement celle qui consiste à se préoccuper de la poésie, que ce soit dans les livres ou dans le rapport à soi.
Les livres que l'on écarte sont toujours ceux dont on s'aperçoit plus tard qu'on en a justement besoin.
Le destinataire d'une lettre a toujours un énorme avantage sur l'expéditeur. Il peut la lire et la détruire en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire.
Le livre est l'ami de la solitude. Il nourrit l'individualisme libérateur. Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.
Beaucoup de gens vous reprochent, quand vous placez dans vos livres des mots rares, de vous montrer pédant ou élitiste.
La plus grande surprise du matin de Noël c'est de lire : "piles non fournies" sur l'emballage.
Le comble de l'habileté : Arriver à lire l'heure sur un cadran de baromètre.
L'art de lire consiste à savoir sauter les pages.
Ah ! Les petites maladies de l'enfance qui vous laissent quelques jours de convalescence, à lire au lit des Bugs Bunny ! Hélas, quand on vieillit, les plaisirs de la maladie deviennent rares.
Un reclus sans livres ni encre est déjà dans la vie un homme mort.
Dans ce débat de ce soir, vous allez entendre le même vieux manuel de jeu fatigué, un tas de mensonges, de griefs et d'insultes.
La courbe ne peut inclure la ligne droite.
Il n'y a pas besoin de brûler des livres pour détruire une culture. Juste de faire en sorte que les gens arrêtent de les lire.
Pourquoi faut-il donc ériger des barrières face à l'explosion de nos sentiments ; pourquoi l'être aimé ne pourrait-il pas lire en nous comme dans un livre ouvert les pensées nobles et généreuses qui nous animent ?
Je n'ai pas d'ordinateur. Je ne méprise pas du tout l'informatique, tous mes amis écrivent à l'ordinateur, mais moi j'écris mes articles avec un stylo et mes livres avec un crayon. C'est la seule névrose que j'ai : je ne dois pas perdre mon crayon. Je sais qu'un livre, c'est quatre crayons.
La plupart des livres d'aujourd'hui semblaient avoir été écrits du jour au lendemain à partir de livres lus la veille.
Je veux passer ma vie à lire des poèmes en attendant que le grand Poète me cueille.
Le Roman est une Mort ; il fait de la vie un destin, du souvenir un acte utile...
Mes parents n'ont jamais parlé de la mode, mais nous parlions de la littérature, du théâtre et des arts... c'est pourquoi j'ai gardé une relation réelle avec le monde de l'art, en mettant des livres dès le début dans les vitrines de mes magasins.
A quoi servent les livres s'ils ne ramènent pas vers la vie, s'ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d'avidité ?
Si les hommes relient les livres..., les livres relient aussi les hommes.
On n'a pas le droit d'ouvrir un livre si l'on ne s'engage pas à les lire tous.
La vie est le roman de la matière.
Les livres et la pensée donnent plus que toute autre chose aux hommes le sentiment de leur dignité et la haine de la tyrannie.
Il est certainement nocif pour les âmes de transformer en hérésie le fait de croire ce qui est prouvé.