Une lecture m'émeut plus qu'un malheur réel.
Le malheur est comme le mariage. Nous croyons que nous l'avons choisi, mais ensuite il nous choisit. C'est comme ça, on ne peut rien y faire.
Les parapluies sont des veufs qui portent le deuil des ombrelles disparues.
Une année de plus à notre âge est une année de moins à notre vie, l'anniversaire est-il alors fête ou deuil ?
Beaucoup de malheur a surgi de ce monde par la confusion et les choses tues.
Entre le roman sensuel et le roman sexuel, il y a cet écart essentiel ; que le premier voit dans la vie du sexe la chose la plus curieuse du monde, le second la chose la plus sérieuse du monde.
C'est au malheur à juger du malheur.
C'est dans le malheur que l'on reconnaît ceux qui nous estiment.
Hitler a réussi à conquérir toutes les grandes puissances dans les deux ou trois ans et a occupé toute l'Europe, l'Afrique du Nord et est arrivé aux portes de Moscou. Ce n'est pas le véritable pouvoir. Le pouvoir réel est quelque chose de complètement différent.
Le malheur d'autrui nous console de notre propre malheur.
Le malheur n'est pas seulement le malheur : il est, pire encore, l'échec du bonheur.
Ce n'est pas le destin de chaque homme d'épouser la femme qui l'aime le plus.
Je suis un mythe vivant, quelques degrés au-dessus d'une star.
La lecture est une fête car elle vous donne accès au monde et aux autres. C'est un plaisir qui vous transporte et vous élève.
Je crois fermement que la lecture et la littérature peuvent aider une société à mieux se comprendre.
La femme est le roman de l'homme.
Le riche a honte de sa richesse et sait que, si le malheur se dresse, la richesse est une sablière qui s'effondre.
Ce que je cherche n'est pas le réel et non l'irréel, mais plutôt l'inconscient, le mystère de l'instinct dans la race humaine.
Le travail manuel est une lecture sans fin.
Le malheur avec la grande famille humaine, c'est que tout le monde veut en être le père.
Ça fait 25 ans. Ce serait très naïf et très prétentieux de croire qu'elle n'a que moi dans sa tête depuis 25 ans. Je veux bien admettre que peut-être il y a eu quelque chose de réel, pas réel ou une pensée, du moment que je ne suis au courant de rien, tout va bien.
Il y a un temps où un homme doit se battre et un temps où il doit accepter que son destin lui échappe. Que le bateau a levé l'encre et que seul un idiot insisterait. La vérité c'est que j'ai toujours été un idiot.
Le refus de se résigner peut stopper la machine grinçante du malheur et la lancer sur d'autres rails.
Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur.
Le drame de la minorité homosexuelle est que son destin dépend du regard que pose sur elle la majorité hétérosexuelle. Or, les homosexuels servent de repoussoirs psychologiques aux mâles hétérosexuels prisonniers de l'idéologie patriarcale. Leur sort, autant que celui des femmes, dépend étroitement de la mort du patriarcat.
La pauvreté est un malheur insupportable.
La littérature, la lecture sont parfois des trousses de secours.
Le plus grand malheur des guerres civiles est que l'on y est responsable du mal même que l'on ne fait pas.
Nous sommes beaucoup plus malheureux dans le malheur qu'heureux dans le bonheur.
Les jeunes ont besoin de discipline et d'une bibliothèque pleine.
La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.