Celui qui prie pour empêcher la mort est aussi fou que celui qui prierait pour faire lever le soleil par l'ouest, sous prétexte qu'il n'aime pas la lumière matinale.
Bonsoir Londres. Permettez-moi tout d'abord de vous présenter mes excuses pour cette interruption. J'aime, comme beaucoup d'entre vous le confort du train-train quotidien, le sentiment de sécurité et la tranquillité que procure ce qui est familier et répétitif. Je les [...] â–º Lire la suite
La bureaucratie est la mort de l'initiative.
La mort devient réelle quand elle commence à pénétrer à l'intérieur de l'homme par les fissures du vieillissement.
Quand une femme pleure, c'est comme si le soleil se voilait la face.
Le soleil c'est comme la mort, on ne peut le narguer trop longtemps, ça éteint les yeux.
La prise de position d'un homme devant la peine de mort est pour moi un test absolu de son niveau de civilisation.
Le soleil brillait, n'ayant pas d'alternative, sur le rien de neuf.
La beauté est une omniprésence de la mort et du charme, une tristesse souriante qu'on discerne dans la nature et en toute chose.
Seul celui qui a franchi la lisière de la mort pourrait enseigner, seul il sait.
On a dit que la guerre avait fait un trou dans le ciel, et que par ce trou dans le ciel, le soleil est passé et a brûlé tout ce qui existait. Tout et tout le monde.
Le fou ce ne sera plus l'exilé, celui qu'on repousse dans les marges de nos villes, mais celui qu'on rend étranger à lui même en le culpabilisant d'être celui qu'il est.
La mort n'est rien. C'est le corps qui meurt. L'essentiel, c'est l'esprit. L'esprit vit. On ne peut pas détruire l'esprit.
C'était un de ces jours de mars où le soleil brille et le vent souffle froid : quand c'est l'été à la lumière et l'hiver à l'ombre.
Il en avait vu, des choses, dans sa vie d'homme. Ce qu'il en avait vu! Le vent sec du malheur, la mort des naufragés, une inoubliable récolte de haricots rouges l'année de ses vingt ans, la main forte des dieux, l'usure des jardins, les hanches douces si douces des femmes. Et tant, tant d'autres choses!
La mort est un processus qui gagne de proche en proche.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
Aider le blessé et le faible, c'est ce qui différencie l'homme de l'animal.
Un rire sincère est un rayon de soleil dans une maison.
Les paroles d'un homme mort se modifient dans les entrailles des vivants.
Le fou et l'écrivain sont des hommes qui voient un abîme et, y tombent.
Beauté de la littérature. Je perds une vache. J'écris sa mort et ça me rapporte de quoi acheter une autre vache.
Peut-être quand nous mourrons, peut-être la mort seule nous donnera la clef et la suite et la fin de cette aventure manquée.
Est-il imaginable que Dieu ait pu, par rancune, créer l'homme à son image dans le seul but de le rendre fou ?
Il faut quatre hommes pour faire une salade : un prodigue pour l'huile, un avare pour le vinaigre, un sage pour le sel et un fou pour le poivre.
Mieux vaut être lâche une minute que mort tout le reste de la vie.
Un poète mort n'écrit plus. D'où l'importance de rester vivant.
Elle est terrible la mort de celui qui n'a jamais été heureux, celui qui est venu faire un petit tour sur Terre seulement pour souffrir.
La mort. L'horreur absolue de la non-existence. La mort ne rentre dans aucun schéma. Il n'y a pas d'explication à la mort. Elle entre, elle vous arrête au milieu d'une phrase : "Non, c'est fini" et claque la porte.
Ne pas oublier qu'entre un mort et un vivant, il n'y a qu'une différence de 37 degrés.
Les hommes oublient plus facilement la mort de leur père que la perte de leur patrimoine.