Parler au niais ou perdre son temps avec le sot, c'est jeter de la fleur de froment au pourceau.
La notion de temps me dérange. Vous regardez des photographies vieilles de trente ans et réalisez à quel point le temps a passé.
Car une photo a toujours pour effet de fixer le temps sur une pellicule, où certains craignent de faire l'impitoyable découverte du temps perdu.
Le temps ne tient presque jamais ses promesses.
L'amour ne vaudra jamais mieux que le court temps que l'on passera à le faire.
En ces temps de sida la fidélité, c'est l'euphémisme de la trouille.
L'image est sans mémoire, elle produit un attrait qui dure le temps où elle est présente.
Ce n'est pas en retournant un second sablier que le temps passera deux fois plus vite.
Il est bon de faire confiance au temps qui passe : l'avenir nous révèle toujours ses secrets.
L'Histoire, idole des temps modernes, depuis toujours couche avec les vainqueurs, méprise les vaincus, achève la veuve et l'orphelin, se rassasie de sang et s'abreuve de larmes.
Parfois je pense qu'on gâche nos mots et qu'on gâche nos moments. Et qu'on ne prend pas le temps de dire les choses qui nous tiennent à coeur quand on en a l'occasion.
Faut voir grand dans la vie, quitte à voyager à travers le temps au volant d'une voiture, autant en choisir une qui ait d'la gueule !
Le plaisir est instantané parce que l'homme résiste mieux au temps qu'à l'éternité.
J'exprimerai sans rougir devant vous mes amoureux transports ; le temps étouffe la timidité dans les coeurs.
De temps en temps une femme est un substitut convenable à la masturbation . Mais bien sûr, il faut beaucoup d'imagination.
Le rythme est dans le temps ce que la symétrie est dans l'espace.
La flânerie est-elle une perte de temps ?
Depuis le Calvaire et le Mont des Oliviers, il n'y a rien qui n'ait été tenté par l'interne pourceau du coeur de l'homme, contre cette excessive magnificence de la Douleur.
Les travailleurs du monde s'unissent ; vous n'avez rien à perdre que vos chaînes.
Le temps n'est pas un jeu, c'est un verdict auquel nul ne peut se soustraire.
L'homme qui n'a rien à perdre est le plus dangereux de tous les adversaires.
J'écris pour lutter contre le temps et l'oubli, pour m'assurer un petit supplément de vie.
Peut-être faut-il perdre la foi pour éprouver un sentiment religieux.
Très petits les enfants aiment perdre la tête, les années passent on recherche le vertige.
Le soleil se lève, temps et soucis dessinent le visage. La lune prend le relais, lance un dernier baiser dans l'virage.
C'est aussi un art que d'être fou de temps en temps.
C'est comme, vous savez, comment en temps de crise, les gens se rassemblent ou se désagrègent ? On a l'impression de s'effondrer.
Le théâtre, c'est la générosité, le cinéma, c'est l'avarice. La caméra vient nous chercher, il faut tout garder. Le théâtre est le véritable espace d'expression du comédien.
Pendant que je parle, le temps fuit.
Qui peut supporter une offense, peut mieux prendre à son point le temps de sa vengeance.
Un écrivain ne doit jamais perdre cet «état d'enfance». Un état qui n'est pas nécessairement de l'immaturité ou de la sentimentalité, mais une manière de regarder les choses comme si on les voyait pour la première fois.