Les révolutions marchent sur des ventres vides.
Qui redescend d'une montagne de joyaux les mains vides mérite de mendier sa vie.
Si les révolutions traînent en longueur, c'est parce qu'on ne prend jamais que des demi-mesures.
La violence engendre la violence. C'est pourquoi la plupart des révolutions se sont perverties en dictatures.
Les âmes vides sont attirées par les opinions extrémistes.
Certaines personnes peuvent être si proches de toi tout en étant si loin physiquement, elles marchent avec toi et restent à côté à tout moment de ta vie.
Certains mots sont si grands et si vides qu'on peut y garder captives des nations entières.
Les sots silencieux sont des armoires vides fermées à clef.
L'éloquence est un fruit des révolutions : elle y croit spontanément et sans culture.
Le sens commun nous apprend que la Terre est fixe, que le soleil tourne autour et que les hommes qui vivent aux antipodes marchent la tête en bas.
Les révolutions font perdre beaucoup de temps.
Ceux qui font des révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau. Ce qui constitue une république, c'est la destruction de tout ce qui s'oppose à elle.
La bravoure et le courage marchent dans la douleur et savent que quelque chose de mieux est de l'autre côté.
Paris impose à l'Europe attardée ses révolutions et ses modes ; Paris est le Panthéon des vivants, le temple où l'homme devient dieu pour un siècle ou pour une heure, le foyer brûlant qui éclaire et consume toute renommée.
L'utopie n'est que le nom donné aux réformes lorsqu'il faut attendre les révolutions pour les entreprendre.
Les seules révolutions qui réussissent sont celles qui parviennent à conserver quelque chose.
Les révolutions emploient presque autant d'années à se terminer qu'à se préparer.
Mais si nous faisons abstraction du contenu concret de chaque cas, la forme commune de toutes ces révolutions était d'être des révolutions de minorités.
On ne fait pas les révolutions avec de l'eau de rose.
Les révolutions font en deux jours l'ouvrage de deux mois, puis défont en deux ans l'ouvrage de deux siècles.
Les serpents marchent sur le ventre, les poux marchent sur la tête.
Ceux qui lancent les révolutions sont toujours les cocus de l'histoire.
A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes.
L'histoire nous prouve que, seuls, ont fait de bonnes révolutions ceux qui n'avaient rien à y gagner.
Le bonheur est un Dieu qui marche les mains vides Et regarde la vie avec les yeux baissés.
Les révolutions sont des temps où le pauvre n'est pas sûr de sa probité, le riche de sa fortune et l'innocent de sa vie.
Les révolutions ont un besoin de liberté, c'est leur but, et un besoin d'autorité, c'est leur moyen.
L'excentricité et la force de caractère marchent toujours de pair.
Mes hiers marchent avec moi. Ils ne marchent pas, ce sont des visages gris qui regardent par-dessus mon épaule.
Le jour où les religions et les révolutions disparaîtront - toutes sans exception - il y aura moins de guerres sur la planète, croyez-moi. L'homme est par nature constitué comme un bois tordu, a dit Emmanuel Kant. Inutile de le redresser au risque de se noyer dans le sang.