Parler du temps, c'est perdre son temps car on ne peut rien y faire.
Dans la vie, rien n'est à craindre, tout est à comprendre.
Quelle autre chose est le temps qu'une route précipitée qui nous conduit continuellement à la mort malgré nous.
Le tragique de la destinée humaine ne vient-il pas de ce que l'homme comprend qu'il en connaît assez pour savoir qu'il ne connaît rien de sa destinée, et qu'il n'en connaîtra jamais suffisamment pour savoir s'il y aura autre chose à connaître.
Ce que l'adultère fait perdre à la bourgeoisie, ce n'est pas ce que les grandes dames appellent de ce grand mot : l'honneur ; c'est ce que les petites gens appellent de ce mot étroit mais précis : l'honnêteté.
Par les temps qui courent, parler de rien, c'est déjà quelque chose !
Un homme vaut un homme. Deux hommes valent la moitié d'un homme. Trois hommes ne valent rien du tout.
Différentes contraintes sont décisives pour différentes situations, mais la contrainte la plus fondamentale est le temps limité.
Ne pas avoir le temps de méditer, c'est n'avoir pas le temps de regarder son chemin, tout occupé à sa marche.
Il faut qu'il y ait des hommes pour se battre. Il existe de grandes traditions de liberté qu'on doit défendre. Je n'ai rien d'un esprit partisan. Je m'emploie à supprimer l'infamie partout où elle éclate.
Vous imaginez le bonheur absolu possible, c'est le néant que vous désirez.
Les gens qui prétendent que le temps guérit tous les maux n'ont jamais attendu indéfiniment dans le salon d'un médecin.
Le cycle d'obsolescence des ordinateurs est devenu si rapide, que dans les hypermarchés informatiques du futur, il y aura des décharges juste en face des caisses enregistreuses.
Les pères ne savent jamais rien de leurs fils. Ni les fils de leurs pères.
Les idées ne sont rien d'autre que les choses matérielles transposées et traduites dans la tête des hommes.
Grandir, c'est perdre des illusions pour en acquérir d'autres.
Je n'aime pas les sédentaires du coeur. Ceux-là qui n'échangent rien ne deviennent rien.
Et si tout n'était qu'illusion?? Si rien n'existait?? Dans ce cas, j'aurais payé ma moquette beaucoup trop cher.
Par conséquent, la question importante du sens de l'être n'est pas : pourquoi y a-t-il quelque chose et non rien - question leibnizienne tant commentée par Heidegger - mais : est-ce que je ne tue pas en étant ?
Vous appréciez la chose pour laquelle vous vous battez, mais vous apprenez ensuite à apprécier le temps qu'il faut pour le faire et le temps dont vous disposez. Les deux sont précieux.
Parfois, il faut perdre quelque chose pour se rendre compte de sa valeur.
Garde-toi, dans la vie, de rien différer : que ta vie soit l'action, encore l'action !
A qui aime porter, rien n'est trop lourd, Même si c'était un quintal ; Mais qui ne veut rien porter du tout, Trouve une demi-livre de trop.
Il serait difficile de considérer comme du temps perdu tous ces siècles pendant lesquels l'homme s'est épuisé à chercher une définition de Dieu.
Le temps ne cicatrise pas les outrages du temps.
Le temps est la seule prison de laquelle on ne peut s'échapper.
Tu as été sculptée à une proue,Le temps t'a corrodée comme eût fait l'écume,Il a fermé tes yeux une nuit d'orage,Il a taché de sel ton sein presque nu.
Et si tout n'était qu'illusion et que rien n'existait ? Dans ce cas, j'aurais vraiment payé mon tapis beaucoup trop cher.
Le plaisir fait oublier que le bonheur est encore loin.
Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : C'est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l'expulser.
Chaque détail prend de la valeur quand plus rien n'a de sens.