Si le bonheur est fait de petites choses, ce sont les petites choses qui le gâtent plus irrémédiablement que les passagères épreuves.
Si le vote faisait une différence, ils ne nous laisseraient pas le faire.
On peut finalement se demander si le hasard existe vraiment ? Peut être que toutes les personnes que l'on croise marchent dans notre périmètre avec l'espoir incessant de nous rencontrer ?
Si le médicament ne porte pas le trouble et le désordre dans le corps d'un malade, il n'opérera pas la guérison.
La peinture ne saisira le mystère de la réalité que si le peintre ne sait pas comment s'y prendre.
Si vous apercevez un géant, regardez d'abord la position du soleil, et voyez si le géant n'est pas l'ombre d'un pygmée.
Si le cinéma est le reflet d'une société alors la nôtre doit être peuplée de cas cliniques.
Même si le coq ne chantait pas, l'aurore viendrait.
Je gouvernerai ma vie et mes pensées comme si le monde entier devait être le témoin de l'une et pouvait lire dans les autres.
Si le carnaval venait trois fois l'an, tous nus il mettrait les gens.
Si le corps est droit, il n'importe que l'ombre soit tordue.
Si le centre est stable, alors la famille est soudée.
Ce n'est que si le mal est à la porte que le bien peut entrer dans la maison.
Si le fou persévérait dans sa folie, il rencontrerait la sagesse.
La jeunesse est ainsi, elle établit ses propres limites sans demander si le corps supporte.
Les querelles ne dureraient pas longtemps si le tort n'était que d'un côté.
Si le voeu des élèves était exaucé, il n'y aurait aucun maître vivant.
Si le suicide ne règle pas toujours son propre problème, il règle malheureusement - souvent, en tous cas - celui des autres...
Si le mensonge est un péché que l'on rachète par des prières, ce doit être pour cela que le curé passe sa journée à prier.
Si le mariage n'a plus le faste et la solennité d'autrefois, il reste un jour unique, une frontière symbolique au-delà de laquelle vous ne serez plus la même.
Si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?
Si le dégoût du monde conférait à lui seul la sainteté, je ne vois pas comment je pourrais éviter la canonisation.
Le pays dépend bien souvent du coeur de l'homme : il est minuscule si le coeur est petit, et immense si le coeur est grand.
Si le coeur ne contemple pas, l'oeil ne verra pas.
Peut-on rire du malheur des autres ? Ca dépend... Si le malheur des autres est rigolo, oui.
Si le plaisir existe, et si on peut en jouir qu'en vie, la vie est donc un bonheur.
Si le doute est un moyen de se préparer à connaître, c'en est un aussi de se tromper : j'ai douté à tort quelquefois.
Faire parler un homme politique sur ses projets et son programme, c'est comme demander à un garçon de restaurant si le menu est bon.
On a caché notre histoire pour en avoir une mais si le secret commence à la détruire, alors je ne veux plus de secret...
La fierté, c'est une question d'avenir en réserve, et tout le monde en a un peu, même si le passé n'a pas fait ses preuves.
Si le ridicule tuait, les rues seraient jonchées de cadavres.
Si le pouvoir ne signifie pas avoir l'opportunité de travailler avec les gens qu'on aime, cela signifie qu'on n'en possède aucun.
Et s'il n'y avait jamais d'accidents dans notre vie ? Si tout, absolument tout, avait une signification ? Si le hasard n'était qu'une illusion ?
Si le paradis est un avant-goût d'éternité dans l'instant présent, alors l'enfer est une éternité de chagrin dans l'instant présent.
Si le capitalisme subsiste en dépit de ses imperfections et de ses injustices, c'est parce qu'il n'y a pas de remplaçant présentable.
Si le temps voulait seulement attendre la fin de nos folies préférées, nous resterions des jeunes gens jusqu'au jugement dernier !
La concurrence vous rend meilleur, toujours, toujours meilleur, même si le concurrent gagne.
Si le nouveau-né savait ce qui l'attend, il retournerait aussitôt dans le ventre de sa mère.
Si le symbole meurt, le sentiment reste.
Le chien aime passionnément les odeurs fétides. Si le chien est fidèle à l'homme, c'est parce que l'homme pue.
Si le bonheur était dans les délectations du corps, nous dirions que les boeufs sont "heureux", lorsqu'ils trouvent du bon fourrage à manger.
Le présent serait plein de tous les avenirs, si le passé n'y projetait déjà une histoire.
L'approche de la mort terrifie, et si le nouveau-né avait conscience de l'approche de la vie, il serait tout aussi terrifié.
Ceux qui mangent des oeufs ne savent pas si le poulet a souffert.
Si le chien est le plus méprisé des animaux, c'est que l'homme se connaît trop bien pour pouvoir apprécier un compagnon qui lui est si fidèle.
Si le ridicule ne tue pas, le militantisme échappe à cette règle.
Si le clown est triste, c'est tout simplement parce qu'il est mal payé.
Et si le temps domine encore sur nos désirs, Faisons que sur le temps la constance domine.
Si le roi te reçoit et que tu es mal à l'aise, c'est que le roi est mal élevé.
Si le bonheur t'oublie un peu, ne l'oublie jamais tout-à-fait.