Si le paradis est un avant-goût d'éternité dans l'instant présent, alors l'enfer est une éternité de chagrin dans l'instant présent.
Un peu de chagrin prouve beaucoup d'amour, mais beaucoup de chagrin montre trop peu d'esprit.
Parfois, le sort chasse certaines personnes de notre vie, mais il en fait entrer d'autres, au moment où l'on s'y attend le moins. Dîtes vous qu'à partir de maintenant, il vous sera favorable. votre vie ne fait que commencer.
Pourquoi les églises sont-elles fermées la nuit, au moment où l'on en a le plus besoin ?
La vie, pour être vaste et pleine, devait, à chaque moment du présent, contenir le soucis du passé et de l'avenir. Notre tâhe quotidienne doit être accomplie pour la gloire des morts et pour le bien de ceux qui qui viendront après nous.
La conversation générale la plus bruyante tombe toujours au moment précis où l'on allait profiter du brouhaha pour dire à sa voisine quelque chose de confidentiel.
L'homme est parfois assez fou pour préférer le chagrin à l'oubli.
Il vaut mieux porter le poids de son propre chagrin que le fardeau des obligations contractées envers autrui.
C'est déjà assez triste dans la vie de se passer de quelque chose qu'on aimerait avoir. Mais, malheur du sort, ce qui m'enrage, c'est de ne pouvoir donner aux autres ce que vous voudriez qu'ils aient.
Hélas ! Telle est la triste condition des hommes que leur bonheur consiste dans la plus prompte consommation de la vie.
Le « sang » de la bourgeoisie, ce fut son sexe.
Je pense que mon commentaire exact était que si Bush gagnait, ce serait un bon moment pour quitter les États-Unis. Je ne vais pas nécessairement quitter les États-Unis.
Tout moment est dernier, parce qu'il est unique.
Quel est celui qui n'a pas rêvé à l'immortalité ? N'empêche qu'à un moment donné, ça doit commencer à poser de sérieux problèmes de bougies d'anniversaire...
Lumière pure, lumière pour elle-même, et pour ce vide en soi, pour s'inventer présent, désert et nu, offert au risque d'un soleil pâle tombant en frêle éternité dans une minute parfaite,entre deux averses ou bien tout un matin d'été.
La parole nous transforme parce qu'elle nous force à préciser nos idées, mais l'écoute est encore plus puissante, car elle nous ouvre à d'autres univers que le nôtre.
Je suis condamné à une éternité de travail compulsif. Aucun objectif défini n'a été atteint. Le succès ne fait qu'engendrer un nouvel objectif. La pomme d'or dévorée a des graines. C'est sans fin.
C'est le rôle d'un sot d'être importun : un homme habile sent s'il convient ou s'il ennuie ; il sait disparaître le moment qui précède celui où il serait de trop quelque part.
L'insouciance est l'art de se balancer dans la vie comme sur une escarpolette, sans s'inquiéter du moment où la corde cassera.
Lorsqu'on me demande ce que j'ai à dire aux proches des victimes du 13 novembre, je dis d'abord que le chagrin est infini, ensuite qu'il faut se méfier des promesses énoncées dans l'émotion du lendemain. Elles ne sont jamais tenues.
Je ne sens pas le froid. C'est mon sang britannique !
Maison de la naissance, ô nid, doux coin du monde ! Ô premier univers où nos pas ont tourné !
Le mariage... c'est la plus triste façon de se mettre au lit.
L'instant n'est qu'un chamboulement physique, c'est déjà le geste accompli, le désir assouvi, le "rien" du présent qui s'assimile au passé et s'accouple à l'avenir.
La sagesse n'est qu'un gros nuage sur l'horizon.
La Marseillaise est le chant qui fait bouillir le sang dans les veines, qu'on chante avec des pleurs et du feu dans les yeux, avec un coeur bravant la mort.
La première fois qu'une fille se colle du fard, son univers change du tout au tout, c'est le début de son traumatisme féminin, de son engagement libertaire.
Une île, ça avait quelque chose de magique ; le mot seul frappait l'imagination. On perdait contact avec son univers quotidien - une île, c'était un monde en soi. Un monde dont on risquait parfois - qui sait ? - de ne jamais revenir.
À cinq heures du matin dans une rue neuve et vide j'entends le bruit d'une voiture qui s'éloigne.Un avertisseur d'incendie a sa glace brisée et les débris de verre resplendissent dans le ruisseau.Sur le pavé il y a une flaque [...] â–º Lire la suite
La vie devait être triste avec nos grands-parents, ils vivaient en noir et blanc. Je l'ai vu sur les photos de grand-mère...
Quelque regretté qu'il soit, et par tous les artistes et par tous ceux qui l'ont connu, il nous est peut-être permis de douter que le moment soit déjà venu, où, apprécié à sa juste valeur, celui dont la perte nous est si particulièrement sensible, occupe le haut rang que lui réserve probablement l'avenir.