Notre âme tire sur notre chair comme un navire sur son ancre.
Et je revis, parmi les objets imprégnésDe ton parfum intime et cher, l'ancienne annéeCelle qui flotte encor dans ta robe fanée...
L'esprit est comme un iceberg, il flotte avec un septième de sa masse au-dessus de l'eau.
Les hommes ne parleraient pas tant du ciel, si ce port fantôme les attendait vraiment au terme de leur odyssée. Le ciel n'a de réalité que celle de notre mal qui l'appelle.
Pour courir sur de meilleures eaux, le petit vaisseau de mon génie hisse maintenant ses voiles, laissant derrière lui une mer si cruelle.
Un bateau est utile pour traverser une rivière mais une fois la traversée effectuée, il n'est pas nécessaire de poursuivre sa route en emportant le bateau sur ses épaules.
Lorsqu'on regarde sa vie passée, on croit voir sur une mer déserte la trace d'un vaisseau qui a disparu.
Le temps passe et n'attend personne. Toutes les amarres du monde ne sauraient le retenir. Il n'a pas de port d'attache, le temps ; ce n'est qu'un coup de vent qui passe et qui ne se retourne pas.
Amitié. Bateau suffisamment grand pour transporter deux personnes quand il fait beau, mais une seule en cas de mauvais temps.
L'hôpital, grand navire à l'ancre, avec sa cargaison d'émigrants en route vers l'autre monde.