Nous sommes une nation où chacun, quelles que soient ses origines et sa religion doit trouver sa place. (...) Nous serons intraitables face au racisme et à l'antisémitisme, et de nouvelles mesures fortes pour l'égalité des chances seront prises.
Ecrire est un peu une "religion", au sens pascalien du terme.
Aucun être ne mérite qu'on se soumette à ses désirs pour quelque faveur. Pareille tentative diminue notre intérêt porté à la religion. L'être humain est incapable de nous offrir le moindre objet. Sans avoir été mandaté par celui qui nous a façonnés et de terre sculptés.
Imagine qu'il n'y ait ni pays, ni religion.
On ne peut offenser ou faire la guerre, ou tuer au nom de sa propre religion.
Athée pieds. Voilà ma religion.
On change plus facilement de religion que de café.
Là où il y a la peur, il n'y a pas de religion.
Ne laissez personne réclamer un hommage au patriotisme américain s'il tente même de retirer la religion de la politique.
Religion, moeurs, justice, tout décade. La société se désagrège sous l'action corrosive d'une civilisation déliquescente.
La misère religieuse est tout à la fois l'expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans coeur, de même qu'elle est l'esprit d'un état de choses où il n'est point d'esprit. Elle est l'opium du peuple.
Rien n'est plus fatal à la religion que l'indifférence.
Je ne me querellerais pas plus avec une personne à cause de sa religion que son art.
La religion peut être l'ennemi de Dieu. C'est souvent ce qui arrive quand Dieu, comme Elvis, a quitté le bâtiment.
On peut se demander aujourd'hui si Marx ne s'est pas trompé, et si ce n'est pas plutôt l'opium qui est devenu la religion du peuple.
Aucune religion au monde ne nous demande de croire à un aussi grand nombre de "miracles" que la philosophie du hasard !
Pour que la religion soit appréciée de la masse, il faut nécessairement qu'elle garde quelque chose du haut goût de la superstition.
Au total, les migrations qui, à partir des guerres de religion, ont parcouru l'Europe du XVI° au XVIII° siècle ont fourni un appoint décisif au renouvellement des pays d'accueil. Parce que l'émigration est une innovation géographique ; et que l'innovation est une émigration mentale.
Vous savez, je deviens beaucoup plus juive en Israël parce que j'aime la façon dont la religion se pratique là-bas.
- De quelle confession êtes-vous ? Vous voulez bien me le dire ? - Vous voulez parler de ma religion ? - Oui, oui, de quelle confession ? - Je suis chrétienne, et vous, qu'êtes-vous ? - Moi je suis venu au monde de confession hébraïque, mais quand j'ai grandi, je me suis converti au narcissisme.
Je suis de ceux qui ont eu le triste privilège d'avoir vu disparaître en l'espace d'une génération une civilisation (française) et une religion (chrétienne).
Ce métier est pour moi une religion. Une religion d'amour.
Les trois grands éléments de la civilisation moderne sont la poudre, l'imprimerie et la religion protestante.
Il faut observer que chez les anciens, on avait de la religion sans avoir le clergé, et que c'est le contraire chez les peuples modernes.
La politique révolutionnaire est la forme laïque et progressive de la religion, puisqu'elle veut relier les hommes entre eux.
N'est-il pas étrange de voir les hommes combattre si volontiers pour leur religion et vivre si peu volontiers selon ses préceptes ?
Le christianisme est la religion de la sortie de la religion.
La religion musulmane doit faire en sorte de ne pas choquer le peuple français.
Je déteste le nationalisme. Je crois, au plus profond de moi, que la construction européenne doit nous débarrasser de ce mixte bizarre de maurrassisme et de jacobinisme qui fait le fond de sauce de notre religion patriote. Je trouve que La Marseillaise, par exemple, est un chant détestable et grotesque.
La religion, c'est souvent le tout et le contraire de tout : il faut que chacun puisse y puiser son miel.
La société moderne, ce n'est pas une société sans religion, c'est une société qui s'est constituée dans ses articulations principales par la métabolisation de la fonction religieuse.
Chez nous, la gastronomie est vraiment une religion dans le grand et noble sens latin de ce mot reliogio, c'est-à-dire : un lien entre les hommes.
Le premier principe d'une religion est l'oisiveté pensante.
Ce n'est pas la religion qui découle de la morale, c'est la morale qui naît de la religion.
La religion est moins un sujet de sanctification qu'un sujet de disputes qui appartient à tout le monde.
Le test d'une bonne religion est de savoir si vous pouvez faire des plaisanteries à son sujet.
Toute religion n'est qu'un système imaginé pour concilier des contradictions à l'aide des mystères.
Il faut à une vie, une religion laïque ou mystique, une grande idée, une foi, même si cette foi est faite d'un universel doute... ou bien, il faut être tout à fait un imbécile et les imbéciles sont très malheureux.
Il y a toujours une bagarre à la clé quand on cause religion.
La superstition est un peu plus humaine que la religion, parce qu'elle manque de morale.
Les innovateurs sont presque toujours des persécutés ; en religion, ce sont des hérétiques ; en philosophie, des crânes fêlés ; en science, des gens qui parlent au diable ; en politique, généralement des imbéciles, parfois des idoles.
Il est de l'intérêt du genre humain d'examiner si la religion doit être charitable ou barbare.
Si naturellement les hommes renient l'honneur, la justice et jusqu'à la religion, pour obtenir de la sécurité.
L'égalité devant la mort est une fiction de la religion ou de la morale que démentent les usages de la société ; mais l'égalité devant l'amour est un fait de la nature.
On apprend tout aux hommes, la vertu, la religion.
Religions et dieux ne vont pas forcément ensemble. Les bouddhistes ne croient pas nécessairement à un être suprême ; on peut avoir une religion indépendante de tout dieu.
Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, de son origine ou de sa religion. Les gens doivent apprendre à haïr, et s'ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur apprendre à aimer, car l'amour vient plus naturellement au coeur humain que son contraire.
Une religion, observée rien que par les vieillards et les enfants, provoque des doutes sur sa divinité.
Il n'y a qu'un Dieu ; l'humanité est une ; les fondements de la religion sont un. Adorons-le et rendons grâce pour tous ces grands prophètes et messagers qui ont manifesté son éclat et sa gloire.
Lorsque l'incrédulité devient une foi, elle est moins raisonnable qu'une religion.