Ne parlons pas d'argent : ça énerve les gens qui n'en n'ont pas.
Nous avons tous raison, les autres ont tort.
Les soleils couchants ont toujours moins de charme que les soleils levants.
Il faut mourir pour savoir exactement ce qui se passe après la mort, même si les catholiques ont de l'espoir.
Une fois de plus, il va nous falloir être ce cratère brûlant d'où va jaillir de nouveau la flamme des révolutions qui, par contagion, deviennent la cause commune de toutes les nations d'Europe. Nous allons ouvrir la brèche, nous n'avons [...] ► Lire la suite
Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'disant des «Je t'aime» pathétiques Ont des p'tites gueule bien sympathiques.
Rien de plus facile que d'effrayer un spectateur. On peut littéralement l'affoler, car la plupart des gens ont dans quelque partie de leur être une peur toute prête à éclore.
La mer a partout la même vois grondeuse, grave, solennelle. Nos rivières chantent, murmurent, babillent, et elles ont toutes un accent différent.
Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller.
Les soldats qui défilent sous les arcs de triomphe sont ceux qui ont déserté la mort.
La preuve qu'il y a des êtres intelligents ailleurs que sur Terre est qu'ils n'ont pas essayé de nous contacter.
Les fausses mauvaises idées ont de l'avenir dans la pub.
Pour mieux nous leurrer et nous tenir sous leur joug, nos ennemis de classe nous ont seriné que la justice immanente n'a que faire de la force.
L'art doit découvrir et révéler la beauté que le préjugé et la caricature ont dissimulée.
Le monde appartient à ceux qui n'ont pas d'heure fixe pour les repas.
Parmi les styles clairs, il y en a qui ont la saveur de l'eau de roche, mais d'autres la fadeur de l'eau filtrée.
Deux êtres ont cessé de s'aimer lorsqu'ils ne sont plus capables de transformer en bonnes blagues leurs différends.
A eux sept, ils ont deux pains, et moi, le pauvre, un seul.
Vous avez entendu mon dialogue dans Braveheart ? Ils ont dû me confondre avec le mime Marceau.
Les visages rieurs ne signifient pas qu'il y a absence de chagrin ! Mais cela signifie qu'ils ont la capacité d'y faire face.
Les gens qui n'ont rien de mieux à faire que de parler de ma couleur de cheveux n'ont pas de vie.
Souvent deux amants s'éprennent l'un de l'autre pour des qualités qu'ils n'ont pas, et se quittent pour des défauts qu'ils n'ont pas davantage.
De quelque superbe distinction que se flattent les hommes, ils ont tous une même origine, et cette origine est petite.
Les poussins ont suivi les canetons, ils sont morts noyés.
Tous ces hommes qui devaient nous donner la liberté l'ont assassinée.
Certains ont grand appétit : si on leur donne à téter, ils boivent le lait puis dévorent le sein.
Les robes sont comme les femmes ; elles ont l'âge qu'elles paraissent.
Les gens ont tendance à associer toute personne qui regarde et se comporte différemment à une activité illégale ou immorale.
Ce que les gens ont besoin de comprendre, c'est s'ils mangent des animaux, ils favorisent la cruauté envers les animaux.
Les drames sans images, sans visages, ont peine à atteindre la conscience collective.
Les adultes ont peur parce qu'ils ne savent pas faire la part des choses.
Ce que les femmes aiment le plus, c'est d'être louées pour des talents qu'elles n'ont pas.
Le premier mérite qu'il faut chercher dans votre ami, c'est la vertu, c'est ce qui nous assure qu'il est capable d'amitié, et qu'il en est digne. N'espérez rien de vos liaisons lorsqu'elles n'ont pas ce fondement.
Tous les hommes qui ont du pouvoir ou une très grosse fortune attirent les femmes.
Madame, vous ressemblez à mes rêves mieux que toutes celles qui les ont suscités. Vous avez ce quelque chose de délicieusement désinvolte qui ne se rencontre que chez les êtres divins. Mon imagination n'a rien n'a vous prêtez que vous n'ayez déjà.
La vraie barbarie, c'est Dachau ; la vraie civilisation, c'est d'abord la part de l'homme que les camps ont voulu détruire.
Il y a beaucoup de livres qui n'ont l'air d'avoir été édités que pour servir à asseoir les enfants sur des chaises trop basses.
Les femmes n'ont pas besoin de rêves : le moment présent leur suffit.
Les pauvres ont l'argent patriote ; les riches aiment l'atmosphère internationale de l'or.
La destruction à grande échelle est l'affaire de Dieu, les hommes n'ont pas le droit de s'en mêler.
L'égalité des chances, c'est pour ceux qui ont de la chance.
Quelques phrases ont la forme d'une chandelle. Elles en ont aussi le pouvoir éclairant.
La beauté, seule chose qu'on ne puisse acquérir, inaccessible à tout jamais à ceux qui ne l'ont pas.
Les mathématiques ont un triple objectif. Ils doivent fournir un instrument pour l'étude de la nature. Mais ce n'est pas tout: ils ont un but philosophique et, j'ose dire, un but esthétique.
Les enfants qui n'ont pas des parents les emmenant au musée n'ont quasiment aucune chance de découvrir ce monde. Ce système est tout sauf démocratique.
A un certain âge, toutes les femmes ont envie d'être veuves.
Shakespeare n'a jamais existé. Toutes ses pièces ont été écrites par un inconnu qui portait le même nom que lui.
La plupart des gens ne jugent des hommes que par la vogue qu'ils ont, ou par leur fortune.
Les femmes ont des pressentiments dont la justesse tient du prodige.
Ce monde nous rendra libres, enfin. Libres de devenir qui nous sommes, sans devoir sacrifier notre âme pour un boulot pitoyable. Libres de ne plus subir la loi d'un supérieur incompétent et vicieux comme le sont presque tous les supérieurs hiérarchiques qui ont hérité d'un titre comme autrefois les nobles de leur particule ridicule.