Tous les grands poètes ont écrit à dix-sept ans ; les plus grands sont ceux qui parvinrent à le faire oublier.
Comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d'aller faire du soutien individualisé payant et ils n'ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements scolaires.
L'amour ôte l'esprit à ceux qui en ont et en donne à ceux qui n'en ont pas.
Les vraies passions ont quelque chose d'inaccompli. Sinon le temps les tue.
Toutes les femmes sont tantôt mères et tantôt cruelles, elles ont besoin de ça pour se sentir entières.
Aucun pays ne peut vraiment se développer si ses citoyens ne sont pas éduqués. Toute nation progressiste est dirigée par des gens qui ont eu le privilège d'étudier.
Plus on fait de choses, plus on a de temps pour en faire. Moins on en fait, moins on en a : les oisifs n'ont jamais une minute à eux.
Les sots ont cette supériorité qu'ils n'ont pas peur d'être bêtes.
Comme tout irait mieux si on donnait le pouvoir à ceux qui ont la flemme de le prendre.
L'appel au combat s'adresse d'abord à ceux qui ont été vaincus sans même avoir commencé de combattre.
A 40 ans, les Parisiennes anéantissent le reste du monde. Elles ont trouvé leur coiffure, leur silhouette, leur couturier, leur ton et elles mènent la chasse à l'homme où les autres encombrent le rayon mémère.
Ceux qui n'ont pas la même quantité de salive ne doivent pas manger de la farine ensemble.
C'est le malheureux avantage de ceux qui n'ont rien à perdre de pouvoir beaucoup hasarder.
Si les Anglais ont inventé beaucoup de sports, c'est que, dès qu'ils se sentent dépassés dans l'un d'eux par une nation étrangère, ils en inventent un autre.
Mes expériences avec la science m'ont conduit à Dieu. Ils défient la science de prouver l'existence de Dieu. Mais faut-il vraiment allumer une bougie pour voir le soleil ?
Mes parents m'ont inscrit à des cours de guitare classique, ce qui a fait pendant deux ans des mercredis soirs des plus déprimants.
La révolution littéraire et la révolution politique ont fait en moi leur jonction.
Comment les hommes peuvent-ils parler à tout bout de champ de leur conscience alors qu'ils n'ont pas la moindre conscience de ce qui les entoure ?
Il y a chez moi ce besoin de rugir parce que les antillais, descendants d'esclaves, êtres déchirés, ont été opprimés, dépouillés de notre langue et de notre terre.
Les gens ont encore plus peur de la mort que de la douleur. C'est étrange qu'ils craignent la mort. La vie fait bien plus mal que la mort. Au moment de la mort, la douleur est terminée.
Nous apprécions les services que quelqu'un nous rend d'après la valeur qu'il y attache, non d'après celle qu'ils ont pour nous.
Ô vous qui croyez ! Le jeûne vous a été prescrit comme il l'a été à ceux qui vous ont précédés : puissiez-vous être craintifs et pieux !
L'idée de créer une exception culturelle vient des pays dont la culture est en déclin, ceux qui ne connaissent pas ce problème n'ont rien à craindre.
Heureux ceux qui ont une lyre dans le coeur, et dans l'esprit une musique qu'exécutent leurs actions !
Tous les peuples du monde qui ont combattu pour la liberté ont finalement éteint leurs tyrans.
Ceux qui ont beaucoup à espérer et rien à perdre seront toujours dangereux.
Heureux ceux qui meurent au berceau, ils n'ont connu que les baisers et les sourires d'une mère.
Les fleurs sur la tombe d'un ennemi ont un parfum enivrant.
Les hommes ont inventé le langage pour leur satisfaire leur envie de se plaindre.
Il n'y a pas de filles bien qui ont mal tourné, simplement des méchantes qui se sont trouvées.
Les grandes oeuvres de ce monde ont toujours été accomplies par des fous.
Il y a des gens qui n'ont ni droit ni raison d'être heureux, comme si le bonheur existait indépendamment de soi.
Si les juges se mettent à donner gain de cause à tous les gens qui ont raison, on ne sait plus où l'on va.
Pensent profondément ceux-là seuls qui n'ont pas le malheur d'être affligés du sens du ridicule.
Travailler ! C'est bon pour ceux qui n'ont rien à faire.
Il est de ces êtres qui ont le privilège de s'affirmer en se niant et de se retrouver en se reniant.
Les femmes parlent plus vrai, plus juste : elles ont la bouche près du coeur.
Presque tous les lézards ont perdu leur queue vers le moment où ils atteignent le milieu de leur vie. Il en va de même de la plupart des hommes.
Le monde et la science ont leurs données propres, qui se touchent et ne se pénètrent pas. L'une nous montre à quel but nous devons viser, l'autre, le but étant donné, nous donne les moyens de l'attendre.
Les seules personnes vraiment heureuses sont celles qui ont trouvé quelqu'un ou quelque chose à aimer.
Le Beau peut durer toujours : il est sa propre trace. On parle de lui et de ceux qui l'ont servi.
Quand elles se confessent, les femmes disent toujours ce qu'elles n'ont pas fait.
Les attentats m'ont bouleversé, que ce soit à Paris, à Nice, à Saint-Étienne-du-Rouvray. Je ne comprends pas ce monde qui semble devenu fou.
Donne à tes figures une attitude révélatrice des pensées que les personnages ont dans leur esprit, sinon ton art ne méritera point la louange.
Les Hommes n'aiment pas la vie et pourtant ils ont peur de la mort.
Quand un train passe sur une plaque tournante, les wagons ont l'air d'avoir le hoquet.
Ceux qui couchent seuls ont le coeur vide.
Dans les révolutions, les hommes n'ont de durée que celle où ils peuvent être utiles.
Tous les changements ont beau se produire - sociaux, politiques, religieux, planétaires - chacun de nous n'en est pas moins rempli de sa vie privée.
Tous les temps n'ont qu'un jour à qui n'a qu'une idée, celui qui vit en toi date en éternité !