Ceux qui couchent seuls ont le coeur vide.
L'inaction morne de certains hommes rebelles à tout effort ne diffère pas sensiblement du repos de la tombe. Ces morts vivants n'ont de la vie que l'apparence.
L'amour ôte l'esprit à ceux qui en ont et en donne à ceux qui n'en ont pas.
Je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu moi-même en voir. Je n'ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale.
Ceux qui ont armé la main des assassins veulent créer le chaos dans tout l'Occident en suscitant une surenchère communautaire et religieuse.
Il n'y a pas de filles bien qui ont mal tourné, simplement des méchantes qui se sont trouvées.
Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.
L'ignorance et la pauvreté ont les mêmes effets que la richesse.
Plus on fait de choses, plus on a de temps pour en faire. Moins on en fait, moins on en a : les oisifs n'ont jamais une minute à eux.
Les hommes ont la volonté de rendre service jusqu'à ce qu'ils en aient le pouvoir.
Ne vous fiez pas aux couples qui se tiennent par la main. S'ils ne se lâchent pas, c'est parce qu'ils ont peur de s'entre-tuer.
Toutes les inventions jolies et charmantes pour ceux qui ont les moyens d'en jouir valent-elles, vraiment, la somme de misère et de souffrance que nos civilisations produisent ?
L'appel au combat s'adresse d'abord à ceux qui ont été vaincus sans même avoir commencé de combattre.
Ils m'ont toujours fait de la peine ceux qui écoutent une cornemuse... sans être écossais.
Mes expériences avec la science m'ont conduit à Dieu. Ils défient la science de prouver l'existence de Dieu. Mais faut-il vraiment allumer une bougie pour voir le soleil ?
Fuyons la folie des extrémités qui n'ont d'issue que les abîmes.
Tous les peuples du monde qui ont combattu pour la liberté ont finalement éteint leurs tyrans.
Pensent profondément ceux-là seuls qui n'ont pas le malheur d'être affligés du sens du ridicule.
Les hommes qui disent qu'ils dorment comme des enfants n'en ont certainement jamais eu.
Voici comme rien ne change, les pauvres enfants ne changent pas. Peut-être par pudeur, nous, on change par crainte de les choquer, par respect de cet enfant qui devient jeune fille et on se trompe, elles ont autant besoin de [...] ► Lire la suite
Dans ces derniers temps, de grands efforts ont été faits pour soulever les répugnances populaires contre le capital, l'infâme, l'infernal capital ; on le représente aux masses comme un monstre dévorant et insatiable, plus destructeur que le choléra, plus effrayant [...] ► Lire la suite
Les jeunes filles sont toujours fort curieuses d'apprendre ce que leurs mamans ont voulu ne pas ignorer.
La mémoire, il est bien connu que les hommes l'ont courte. Ils adorent oublier les choses qui les gênent.
Certaines gens ont tellement honte d'emprunter qu'ils n'osent pas rendre.
Les grandes oeuvres de ce monde ont toujours été accomplies par des fous.
Seuls les chats ne baissent pas les yeux quand ils ont fait du mal.
La révolution littéraire et la révolution politique ont fait en moi leur jonction.
Nous appelons dangereux ceux qui ont l'esprit fait autrement que nous et immoraux ceux qui n'ont pas notre morale.
Les attentats m'ont bouleversé, que ce soit à Paris, à Nice, à Saint-Étienne-du-Rouvray. Je ne comprends pas ce monde qui semble devenu fou.
Donne à tes figures une attitude révélatrice des pensées que les personnages ont dans leur esprit, sinon ton art ne méritera point la louange.
Tous les changements ont beau se produire - sociaux, politiques, religieux, planétaires - chacun de nous n'en est pas moins rempli de sa vie privée.
Il y a chez moi ce besoin de rugir parce que les antillais, descendants d'esclaves, êtres déchirés, ont été opprimés, dépouillés de notre langue et de notre terre.
Les sots ont cette supériorité qu'ils n'ont pas peur d'être bêtes.
Presque tous les lézards ont perdu leur queue vers le moment où ils atteignent le milieu de leur vie. Il en va de même de la plupart des hommes.
Electeurs : heureux mortels qui sont à l'image de certaines femmes malchanceuses. On leur fait la cour pendant six mois et quand elles ont dit oui, on les cocufie pendant six ans.
Ceux qui partent ont toujours raison. Ils se jettent dans l'inconnu, défient l'oubli.
On n'éprouve aucun plaisir à avoir raison si on ne peut pas démontrer aux autres qu'ils ont tort.
Les femmes absolument belles n'ont de pudeur que juste ce qu'il faut pour faire valoir leur beauté.
Les plus indépendantes parmi nous savent bien, si elles ont été aimées, que nulle sagesse ne console tout-à-fait de la jeunesse perdue.
Le sceptique doit être reconnaissant aux Napoléons des progrès qu'ils ont fait faire à la bassesse humaine.
Le suicide, c'est un acte de ceux qui n'ont pu en accomplir d'autres.
Les peuples n'ont pas le temps de tourner, de soupeser, de comparer, les actes d'un président.
Les Hommes n'aiment pas la vie et pourtant ils ont peur de la mort.
Si les juges se mettent à donner gain de cause à tous les gens qui ont raison, on ne sait plus où l'on va.
Quand un train passe sur une plaque tournante, les wagons ont l'air d'avoir le hoquet.
J'aime travailler avec des gens qui n'ont aucune barrière.
Pour une personne normale menant une vie ordinaire, la réputation ne tient que par l'attrait hypnotique. Beaucoup de personnes voudraient mourir plutôt que de vivre dans l'anonymat... Mais pour les quelques malchanceux qui ont eu une notoriété forcée, l'infamie peut être une sentence plus dure que n'importe quel séjour en prison.
Pour ceux qui ont beaucoup d'amis, un ami chasse l'autre.
Les païens ont divinisé la vie et les chrétiens ont divinisé la mort.
Ceux qui ont quitté la vie anonymement, sans actes dignes de mémoire, ne diffèrent pas de ceux qui ne sont jamais nés.