La vie d'un roman est le plus souvent de trois mois, tandis qu'un livre de poèmes, on le prend, on le lit, on le laisse, on le reprend, ça dure longtemps, très longtemps...
Ce qu'on fait maintenant, on le dit ; et la cause En est bien excusable : on fait si peu de choses !
Quand on ne cherche rien, on le trouve partout.
Tout ce qu'on le cherche à découvrir fleurit chaque jour au coin de nos vies.
Le plus orgueilleux peut avoir besoin qu'on le croie modeste.
Serment de maquerelle, on le pèse sans peine. Serment de maquereau pèse une araignée d'eau.
Qu'on le veuille ou non, on va toujours quelque part.
L'hippopotame est monogame. On peut penser, quand on le voit que c'est déjà beaucoup.
La seule chose qui peut empêcher que les humains ne s'entretuent, c'est de les tenir. Il faut un chef. C'est ce que réclame le peuple. Le chef est celui qui dit : lui, on le tue ; lui, on le récompense. Et alors tout le monde est content.
On prend son mal où on le trouve.
En regardant l'immeuble, une terrasse. Personne n'y allait jamais, sauf Lucrezia qui avait pis l'habitude, par les belles journées, vers les cinq heures, d'y porter la petite Isabella. Elle la disposait à l'ombre des eucalyptus, dont l'odeur, on le sait, [...] ► Lire la suite
On est sur terre pour imaginer le monde et quand on aime, on le transforme.
Le gastronomade va par toute la France chercher tel plat là où on le prépare le mieux, et il l'accompagne de vin et alcool de la même région.
L'enfant veut apprendre à vivre, il a besoin de connaître et d'agir ; c'est pour cela qu'il observe et qu'il compare ; ses facultés tendent naturellement à se fortifier et à s'étendre : plus on le laissera s'en servir, plus [...] ► Lire la suite
L'homme est prêt à croire à tout, pourvu qu'on le lui dise avec mystère. Qui veut être cru, doit parler bas.
Quand on est enfant, on ne traverse pas les livres à toute allure comme on le fait plus tard, mais on s'y installe, on les déguste, après les avoir dévorés une première fois.
Quand on accouche d'un serpent, on le noue autour de sa taille.
Ce qui est fascinant, avec l'argent boursier, c'est que, lorsqu'on le perd, en cas de baisse, par exemple, il se volatilise, il ne va dans la poche de personne. D'une certaine façon, c'est poétique.
Tant vaut l'homme, comme on le prise.
On instruit toujours mal le lecteur, lorsqu'on le fait bailler.
Le bonheur passe donc souvent inaperçu et l'on découvre qu'on le côtoyait une fois qu'il a disparu. On était heureux, et on ne l'a pas remarqué. Combien de fois regarde-t-on en arrière, en considérant avec nostalgie des moments jugés pourtant imparfaits à l'époque ?
Aujourd'hui, ce qui ne vaut pas la peine d'être dit, on le chante.
A mon époque, stoppeur, on savait ce que ça voulait dire... Si l'attaquant sortait du terrain pour aller pisser, on le suivait.
On ne fait pas ce qu'on fait pour l'argent... on le fait pour la musique.
C'est cela la découverte moderne: que la vie n'est pas aussi répétitive qu'on le dit, que du neuf peut être inventé mais aussi qu'elle se répète atrocement.
L'être humain est un animal qui multiplie les déceptions. Plus on le connaît, plus on vieillit, plus on est déçu par lui. Je pense qu'il n'y a pas grand chose à sauver chez lui. Même s'il est séduisant.
Ce qui flatte réellement un homme, c'est qu'on le juge digne d'être flatté.
L'avenir, au fond, même quand on le dévoile, reste toujours couvert.
Le véritable amour, c'est celui qui se construit dans l'évolution du temps, non celui qui se répète à l'identique comme on le souhaite dans le fantasme. L'amour ne s'éteint pas. L'amour évolue.
L'écrivain peut se permettre n'importe quoi : on le considère aujourd'hui comme un être inoffensif.
Index. Doigt pointé qui, si on le suit, montre deux malfaiteurs.
Puis, on le vit, étrange rite,Qui baptisait les margueritesAvec l'eau de son bénitierEt qui prodiguait les hosties,Le pain bénit, l'Eucharistie,Aux petits oiseaux du moutier.
La frontière est de plus en plus floue entre le cinéma tel qu'on le conçoit depuis sa création et la métamorphose qu'il est en train d'opérer.
Le bonheur, il est en soi, paraît-il. On le fait soi-même.
Si le Duce mourrait, ce serait un grand malheur pour l'Italie. Quand on circule avec lui dans la villa Borghèse et qu'on le compare avec les bustes romains, on pense immédiatement : c'est un César ! Il a certainement en lui l'héritage d'un des grands hommes de cette époque.
Tant gratte chèvre que mal gît,Tant va le pot à l'eau qu'il brise,Tant chauffe-on le fer qu'il rougit,Tant le maille-on qu'il se débrise,Tant vaut l'homme comme on le prise,Tant s'élogne-il qu'il n'en souvient,Tant mauvais est qu'on le déprise,Tant crie-l'on Noël qu'il vient.
On veut toujours croire que son père va régler tous les problèmes, va abattre toutes les murailles et, brusquement, on voit son père s'excuser, on le voit baisser la tête, on le voit devenir un enfant. Et plus enfant que nous.
Je ne peux pas supporter le Marquis de Sade. Je hais ses écrits. Pour autant, je détesterais qu'on le censure
Le railleur n'aime pas qu'on le reprenne, avec les sages il ne va guère.
Je me sens comme le chat quand on le met dans le micro-ondes.
Jésus, de retour sur terre, s'étonnerait qu'on le commente tant et qu'on essaie si peu de l'imiter.
Les médias ont leur part de maltraitance, d'agressivité, de création de monstre comme mon frère... Où on l'invite pour faire le buzz, ou on le laisse déraper sans lui donner des limites, où du coup il s'enferme dans un personnage provocateur. Et ensuite on le met au rébus.
La citoyenneté, on le sait, ne définit pas une participation culturelle, linguistique ou historique en général. Elle ne recouvre pas toutes ces appartenances. Mais ce n'est pourtant pas un prédicat superficiel ou superstructurel flottant à la surface de l'expérience. Surtout quand cette citoyenneté est de part en part précaire, récente, menacée, plus artificielle que jamais.
Il n'y a rien de mal à imiter, l'essentiel est de savoir pourquoi on le fait.
L'hypocrite est peut-être le premier à se prendre pour ce qu'il voudrait qu'on le prît.
A quoi il sertCet amour qui est en nousA qui on le donneTous ces rêves qui nous secouentSi c'est pour personneA qui on l'avoue.
Le travail est tel qu'on le fait, la loi est telle qu'on la lit.
Mille écoles déjà nous peuvent témoigner Que ce qu'on ne sait pas, on le peut enseigner.
L'amour exige qu'on le flatte, les faveurs sont ses aliments, mais l'Amitié, plus délicate, vit de la fleur des sentiments.
Le confort est une chose fragile, on le comprend quand il explose.