L'écrivain peut se permettre n'importe quoi : on le considère aujourd'hui comme un être inoffensif.
L'hippopotame est monogame. On peut penser, quand on le voit que c'est déjà beaucoup.
On est sur terre pour imaginer le monde et quand on aime, on le transforme.
L'amour n'a pas à se parer de grandes déclarations, de gestes et de postures emphatiques, il n'a à s'encombrer de rien, il a juste à être, et à agir là et quand il faut, sans se soucier si on le voit à l'oeuvre.
Bec : on le clou sans marteau.
Quand on est enfant, on ne traverse pas les livres à toute allure comme on le fait plus tard, mais on s'y installe, on les déguste, après les avoir dévorés une première fois.
Tout ce qu'on le cherche à découvrir fleurit chaque jour au coin de nos vies.
Quand on ne cherche rien, on le trouve partout.
C'est cela la découverte moderne: que la vie n'est pas aussi répétitive qu'on le dit, que du neuf peut être inventé mais aussi qu'elle se répète atrocement.
Le plus orgueilleux peut avoir besoin qu'on le croie modeste.
Qu'on le veuille ou non, on va toujours quelque part.
Tant chauffe-t-on le fer qu'il rougit.
L'homme est prêt à croire à tout, pourvu qu'on le lui dise avec mystère. Qui veut être cru, doit parler bas.
Serment de maquerelle, on le pèse sans peine. Serment de maquereau pèse une araignée d'eau.
Le véritable amour, c'est celui qui se construit dans l'évolution du temps, non celui qui se répète à l'identique comme on le souhaite dans le fantasme. L'amour ne s'éteint pas. L'amour évolue.
La seule chose qui peut empêcher que les humains ne s'entretuent, c'est de les tenir. Il faut un chef. C'est ce que réclame le peuple. Le chef est celui qui dit : lui, on le tue ; lui, on le récompense. Et alors tout le monde est content.
Le bonheur passe donc souvent inaperçu et l'on découvre qu'on le côtoyait une fois qu'il a disparu. On était heureux, et on ne l'a pas remarqué. Combien de fois regarde-t-on en arrière, en considérant avec nostalgie des moments jugés pourtant imparfaits à l'époque ?
Ce qu'on fait maintenant, on le dit ; et la cause En est bien excusable : on fait si peu de choses !
Le gastronomade va par toute la France chercher tel plat là où on le prépare le mieux, et il l'accompagne de vin et alcool de la même région.
Aujourd'hui, ce qui ne vaut pas la peine d'être dit, on le chante.
On commence toujours à pardonner à un lieu dès qu'on le quitte.
La citoyenneté, on le sait, ne définit pas une participation culturelle, linguistique ou historique en général. Elle ne recouvre pas toutes ces appartenances. Mais ce n'est pourtant pas un prédicat superficiel ou superstructurel flottant à la surface de l'expérience. Surtout quand cette citoyenneté est de part en part précaire, récente, menacée, plus artificielle que jamais.
L'être humain est un animal qui multiplie les déceptions. Plus on le connaît, plus on vieillit, plus on est déçu par lui. Je pense qu'il n'y a pas grand chose à sauver chez lui. Même s'il est séduisant.
On prend son mal où on le trouve.
Quand on accouche d'un serpent, on le noue autour de sa taille.
A mon époque, stoppeur, on savait ce que ça voulait dire... Si l'attaquant sortait du terrain pour aller pisser, on le suivait.
Ce qui est fascinant, avec l'argent boursier, c'est que, lorsqu'on le perd, en cas de baisse, par exemple, il se volatilise, il ne va dans la poche de personne. D'une certaine façon, c'est poétique.
On veut toujours croire que son père va régler tous les problèmes, va abattre toutes les murailles et, brusquement, on voit son père s'excuser, on le voit baisser la tête, on le voit devenir un enfant. Et plus enfant que nous.
On instruit toujours mal le lecteur, lorsqu'on le fait bailler.
Il n'y a rien de mal à imiter, l'essentiel est de savoir pourquoi on le fait.
Si le Duce mourrait, ce serait un grand malheur pour l'Italie. Quand on circule avec lui dans la villa Borghèse et qu'on le compare avec les bustes romains, on pense immédiatement : c'est un César ! Il a certainement en lui l'héritage d'un des grands hommes de cette époque.
Index. Doigt pointé qui, si on le suit, montre deux malfaiteurs.
On ne fait pas ce qu'on fait pour l'argent... on le fait pour la musique.
Ce qui flatte réellement un homme, c'est qu'on le juge digne d'être flatté.
L'avenir, au fond, même quand on le dévoile, reste toujours couvert.
Tant vaut l'homme, comme on le prise.
Tant gratte chèvre que mal gît,Tant va le pot à l'eau qu'il brise,Tant chauffe-on le fer qu'il rougit,Tant le maille-on qu'il se débrise,Tant vaut l'homme comme on le prise,Tant s'élogne-il qu'il n'en souvient,Tant mauvais est qu'on le déprise,Tant crie-l'on Noël qu'il vient.
A quoi il sertCet amour qui est en nousA qui on le donneTous ces rêves qui nous secouentSi c'est pour personneA qui on l'avoue.
L'hypocrite est peut-être le premier à se prendre pour ce qu'il voudrait qu'on le prît.
Dès que quelqu'un se convertit à quoi que ce soit, on l'envie tout d'abord, puis on le plaint, ensuite on le méprise.
Je me sens comme le chat quand on le met dans le micro-ondes.
La frontière est de plus en plus floue entre le cinéma tel qu'on le conçoit depuis sa création et la métamorphose qu'il est en train d'opérer.
Les médias ont leur part de maltraitance, d'agressivité, de création de monstre comme mon frère... Où on l'invite pour faire le buzz, ou on le laisse déraper sans lui donner des limites, où du coup il s'enferme dans un personnage provocateur. Et ensuite on le met au rébus.
Je ne peux pas supporter le Marquis de Sade. Je hais ses écrits. Pour autant, je détesterais qu'on le censure
Mille écoles déjà nous peuvent témoigner Que ce qu'on ne sait pas, on le peut enseigner.
Jésus, de retour sur terre, s'étonnerait qu'on le commente tant et qu'on essaie si peu de l'imiter.
Le bonheur, il est en soi, paraît-il. On le fait soi-même.
Le travail est tel qu'on le fait, la loi est telle qu'on la lit.
Le confort est une chose fragile, on le comprend quand il explose.
La mémoire est un don précieux. Quand on le possède, le passé n'existe pas.