L'histoire est, dit-on, le bréviaire des rois ; à la manière dont les rois gouvernent, on voit bien que leur bréviaire ne vaut rien ; l'histoire, en effet sous son rapport scientifique, n'est pas encore sortie des langes de l'enfance.
Le peuple donne son sang et son argent, moyennant quoi on le mène.
Rien n'est jamais aussi mal qu'on le craint ni aussi bien qu'on l'espère.
On utilise le pouvoir en le tenant avec légèreté. Si on le serre trop fort, on est pris par lui, on en devient la victime.
Trouver une place pour sa voiture n'est pas si difficile qu'on le croit. Comptez le nombre de personnes qui ont réussi à le faire avant vous.
Il faut prendre son bien où et quand on le trouve et ne pas se montrer trop difficile... Les sages s'arrangent pour tout concilier.
A quoi ressemble un professeur ? A un flacon qui contient un onguent aromatique. Quand on le débouche, le parfum se répand ; quand on le ferme, le parfum disparaît.
Tout ce qu'on fait dans la vie, même l'amour, on le fait dans le train express qui roule vers la mort.
Le théâtre, ce n'est jamais qu'une manifestation au-dessous de l'art, quelque chose qui s'adapte au goût des masses, lorsqu'on le fausse pour elles.
L'amour physique est la clef de presque toutes les vies. On le sait, on n'ose le dire, de peur de passer pour un obsédé sexuel.
On ne discute pas avec un voleur. On le cambriole.
Un de mes frères était si maigre que lorsqu'il avait bu un verre de vin rouge, on le prenait pour un thermomètre.
Le malheur se fait d'autant plus lourd qu'il s'aperçoit qu'on le supporte difficilement.
Le bonheur se vit à deux. C'est pourquoi on le déclare immoral.
On ne déteste vraiment ses défauts que lorsqu'on le voit en action chez autrui.
On ne fonde pas le mariage sur « l'amour », on le fonde sur l'instinct de l'espèce, sur l'instinct de propriété (la femme et les enfants étant des propriétés), sur l'instinct de la domination qui sans cesse s'organise dans la famille en petite souveraineté.
Avec les mots, on marque le mouvement, avec les images, on le fixe.
Ce qu'on veut faire, c'est en faisant qu'on le découvre.
L'époque la plus favorable pour la répression d'un abus, c'est le jour où on le découvre.
L'arbre n'est point jugé sur ses fleurs, sur son fruit, on le juge sur son écorce.
Il y en a qui ont le coeur si large qu'on y rentre sans frapper. Il y en a qui ont le coeur si frêle qu'on le brise d'un doigt.
Les hommes politiques on le sait qu'ils sont ambitieux et que, par ambition, ils sont capables de dire n'importe quoi pour être élus.
Je suis tombé très très amoureux de Brigitte Bardot, pour la première fois de ma vie. Je pense que ça ne m'était jamais arrivé. Je suis tombé amoureux d'elle comme on le fait à 18 ans. Ça a duré très très peu, ça a duré une semaine. C'est tout.
L'érotisme, c'est quand on le fait, le porno, c'est quand on le regarde.
Si le diable n'est pas toujours aussi noir qu'on le peint, Dieu est-il toujours aussi blanc ?
Le socialisme est pour eux tous l'expression de la vérité, de la raison et de la justice absolues, et il suffit qu'on le découvre pour qu'il conquière le monde par la vertu de sa propre force; comme la vérité absolue [...] ► Lire la suite
La peine de mort infligée aux criminels peut être envisagée à peu près sous le même point de vue : c'est pour n'être pas la victime d'un assassin que l'on consent à mourir si on le devient.
On me donna la méthode de Le Carpentier. Au bout d'un mois, j'étais arrivé à la fin de la méthode ! On ne pouvait faire travailler le piano à un marmot de cette espèce, et je criais comme un perdu [...] ► Lire la suite
Quand votre femme vous trompe, on est ridicule si on l'ignore, complaisant si on le sait, et névrosé si on en souffre.
Le sommeil diurne est comme le pêché de la chair : plus on en a eu, plus on le voudrait.
On ne cherche pas l'amour, on le trouve.
Sous l'Ancien Régime, le Roi chiait devant la Cour. Pourquoi cette cérémonie s'était-elle perdue ? Si le Président de la République chiait chaque soir en direct à la télévision, nul doute qu'on le respecterait un peu plus.
On médit plus d'un ami que d'un ennemi : on le connaît mieux.
La vie en agit souvent à l'égard des hommes comme on le fait des animaux. Les tourmentant trop pour qu'ils vivent, et trop peu pour qu'ils meurent.
Un créancier tombe à l'eau, c'est un accident ; on le repêche, c'est une catastrophe.
Le zèle est bon pour les sages, mais on le trouve surtout chez les sots.
Quelles choses donnent de la tragédie, lesquelles de la comédie ? C'est avec le temps qu'on le découvre.
Le sommeil est encore plus parfait quand on le partage avec un être aimé.
Le luxe absorbe tout : on le blâme, mais il faut l'imiter ; et le superflu finit par priver du nécessaire.
Le Québec, qu'on le prenne de tous bords, tous côtés, c'est une difficulté intellectuelle, une entité qu'on ne retrouve pas dans les livres des définitions.
On ne peut jamais se débarrasser de ce qui fait partie de nous-mêmes, même si on le rejette.
Quand on perd un objet précieux de la main gauche, on le confie à la main droite.
L'amour c'est généreux, calme et détendu. Quelquefois cela dure, et quelquefois cela passe, mais au fond cela n'est jamais aussi grave qu'on le pense et il est très prétentieux de vouloir enfermer un homme et une femme dans un sentiment éternel.
Dans ces derniers temps, de grands efforts ont été faits pour soulever les répugnances populaires contre le capital, l'infâme, l'infernal capital ; on le représente aux masses comme un monstre dévorant et insatiable, plus destructeur que le choléra, plus effrayant [...] ► Lire la suite
A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s'aperçoit que l'un et l'autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
Emprisonné dans chaque homme gras, un homme maigre fait des signes désespérés pour qu'on le libère.
Plus on connaît l'amour, et plus on le déteste.
Ou bien on vit avec quelqu'un, ou bien on le désire. On ne peut pas désirer ce qu'on a, c'est contre nature.
Ce que l'on doit faire on le sait bien mieux que les philosophes.
- Et comment vous faites entrer le... crapaud à l'intérieur ? - Et bien, on le fait sécher... comme ça il devient tout fin. On le rentre dans la bouteille, et après, avec l'humidité, il gonfle.