Lorsqu'on dit d'une femme qu'elle n'a pas froid aux yeux, c'est qu'on pense qu'elle a le feu quelque part.
L'esclavage prend de graves proportions lorsqu'on lui accorde de ressembler à la liberté.
Respirer, marcher, parler, regarder : toutes choses ordinaires, dont on ne s'aperçoit de la valeur que lorsqu'on a failli les perdre pour toujours. Les rescapés d'accident, de maladies ou d'événements de vie graves racontent tous la même histoire, et la même sensation, liée à cette prise de conscience : vivre est une chance.
Une pensée n'est parfaite que lorsqu'elle est disponible, c'est-à-dire lorsqu'on peut la détacher et la placer à volonté.
La joie emplit le coeur lorsqu'on a rencontré la certitude que la vie n'est pas un chemin qui va vers rien.
Le théâtre, ce n'est jamais qu'une manifestation au-dessous de l'art, quelque chose qui s'adapte au goût des masses, lorsqu'on le fausse pour elles.
Jamais les hommes de deviennent plus tendres, plus attachés, que lorsqu'on leur a pardonné une petite infidélité de passage.
On ne déteste vraiment ses défauts que lorsqu'on le voit en action chez autrui.
On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde.
Lorsqu'on fait une profonde révérence à quelqu'un, on tourne le dos à quelqu'un d'autre.
Lorsqu'on respire une fleur, on respire le sexe d'un végétal.
Ce n'est que lorsqu'on n'a plus de but dans la vie qu'on est vraiment libre.
Lorsqu'on sourit à la vie, elle vous rend ses sourires.
La vie n'est que la vie après tout, et l'on ne remporte, lorsqu'on franchit la frontière, que sa chemise et sa culotte.
Les revers de fortune épargnent souvent lorsqu'on les craint le plus ; et souvent ils accablent lorsqu'on les mérite et qu'on les prévoit le moins.
Lorsqu'on fait une fable il est avant tout préférable d'avoir quelque chose à y raconter !
Essentiellement étranger au monde, l'amour ne peut que mentir et se pervertir lorsqu'on l'emploie à des fins politiques.
Lorsqu'on a vécu un grand amour on a l'impression au moindre recul que tout est fini.
La douceur est dangereuse lorsqu'on ne l'a jamais connue.
Les larmes sont au coeur ce que la trempe est au fer, elles le durcissent, mais font aussi qu'il se brise plus vite, lorsqu'on veut le plier.
Lorsqu'on me demande si je suis pessimiste ou optimiste, je réponds qu'en moi la connaissance est pessimiste, mais le vouloir et l'espoir sont optimistes.
La valse est une danse répétitive et agaçante, monotone lorsqu'on n'a pas le droit de changer de partenaire.
Il faut vivre comme l'on voudrait avoir vécu, lorsqu'on sera prêt de mourir.
On ne s'intéresse guère aux affaires des autres que lorsqu'on est sans inquiétude sur les siennes.
Lorsqu'on envisage la vie dans toute sa gravité, les considérations de réussite sociale vous paraissent rapidement vaines.
Rien ne vaut la recherche lorsqu'on veut trouver quelque chose.
Mais être sobre, ce n'est une qualité que lorsqu'on en a d'autres.
Lorsqu'on nous dit que nous sommes dans la civilisation de l'image, on commet une erreur : en fait nous sommes dans une civilisation de l'audiovisuel (ou l'audiovisible) c'est-à-dire d'une domination de l'image parlante.
Lorsqu'on perd le contrôle de soi, on perd sa liberté.
Lorsqu'on prend un gourdin pour appeler un chien, il ne vient pas.
On n'arrive jamais à oublier lorsqu'on pense à oublier.
La vie prend un sens lorsqu'on en fait une aspiration à ne renoncer à rien.
La stratégie amoureuse ne peut s'employer que lorsqu'on n'est pas amoureux.
La chose la plus terrifiante qui soit, lorsqu'on cherche la vérité en amour, c'est qu'on finit toujours par la trouver.
Lorsqu'on les vit, ce sont les instants les plus doux qui paraissent les plus longs. Le souvenir diminue leur durée.
C'est toujours lorsqu'on a perdu quelque chose que l'on a du mal à le retrouver... et réciproquement...
Quand on lit pour s'instruire, on voit tout ce qui a échappé, lorsqu'on ne lisait qu'avec les yeux.
Qu'importe de quoi parlent les lèvres, lorsqu'on écoute les coeurs se répondre.
Lorsqu'on attend après son voisin pour dîner, on dîne bien tard.
La souffrance d'autrui, même lorsqu'on connaît la cause, est une porte verrouillée de l'intérieur contre laquelle on ne peut que frapper discrètement pour que l'autre sache qu'il n'est pas seul.
Je deviens une véritable tombe lorsqu'on vient à me parler de ma vie privée. Je n'en lâche pas la moindre parcelle de poussière.
L'amour est une conversation... L'amour c'est lorsqu'on ne parle qu'à l'autre. Et lorsque l'autre ne parle qu'à toi.
Devenir père, lorsqu'on a épousé une femme de qui a déjà des enfants, c'est de la communauté réduite aux acquêts.
Lorsqu'on songe à tous les emmerdements provoqués par le péché originel depuis que le monde est monde, on est en droit de regretter qu'Adam n'ait point été pédéraste.
On n'est pas né pour la gloire, lorsqu'on ne connaît pas le prix du temps.
Lorsqu'on a appris le livre des proverbes, on n'a plus d'efforts pour parler.
On est toujours plus vieux que sa femme, surtout lorsqu'on a épousé une femme plus âgée que soi.
La tragédie, c'est lorsqu'on se coupe le doigt. La comédie, c'est quand on tombe dans une bouche d'égout ouverte et que l'on meurt.
On n'est jamais si éloquent sur la paix que lorsqu'on vient de gagner une guerre.
Que faut-il faire lorsqu'on a vraiment tout essayé et qu'on a échoué sur tout, mais que l'on sait avoir raison ? On essaie encore.