Lorsqu'on s'apprête à tuer sa femme le soir, on peut bien cogner un peu sur elle le matin.
Il n'est jamais aussi difficile de féliciter une amie pour son bonheur que lorsqu'on le juge immérité.
C'est surtout lorsqu'on est obligé de parler de soi que la brièveté est nécessaire.
On est toujours plus vieux que sa femme, surtout lorsqu'on a épousé une femme plus âgée que soi.
Lorsqu'on donne une heure à un condamné à mort, cette heure a la valeur d'une vie entière.
On ne voit bien que lorsqu'on est ébloui.
C'est nécessaire, un sourire, lorsqu'on se croit tout seul.
Lorsqu'on ne choisit pas, on ne peut aimer ni les choses ni les êtres. Au mieux peut-on les voir avec indifférence.
Avec les Anglaises, il ne faut jamais discuter. On a toujours tort. Surtout lorsqu'on a raison parce qu'alors on a tort d'avoir raison.
La jeunesse ressent un plaisir incroyable lorsqu'on commence à se lier à elle.
Lorsqu'on dit d'une personne qu'elle est estimable, on sous-entend qu'elle est méprisée de tous.
On ne chérit jamais autant sa chance que lorsqu'on écoute le récit des malheurs d'autrui.
Lorsqu'on a l'impression que l'être que vous aimez le plus au monde risque de vous échapper à tout jamais, on analyse chaque mot, chaque geste, chaque silence aussi.
Lorsqu'on a vécu un grand amour on a l'impression au moindre recul que tout est fini.
La plupart des hommes font du bonheur une condition. Mais le bonheur ne se rencontre que lorsqu'on ne pose pas de condition.
Lorsqu'on commence à s'expliquer, c'est qu'on a fini de s'entendre.
C'est de la folie de vouloir punir son voisin en mettant le feu chez lui lorsqu'on habite juste à côté.
C'est toujours lorsqu'on a perdu quelque chose que l'on a du mal à le retrouver... et réciproquement...
Il y aurait une grande mortalité si l'on cessait de vivre lorsqu'on a plus rien à se dire.
On n'est pas libre lorsqu'on n'est pas maître de soi.
Avez-vous remarqué que, lorsqu'on dit à une femme qu'elle est jolie, elle croit toujours que c'est vrai ?
L'enfant ne fait pas grand cas en général de la tendresse de ses parents. C'est pour lui chose acquise. Il n'y pense même pas, il s'en lasse lorsqu'on le gâte.
La véritable liberté, c'est lorsqu'on est libre vis-à-vis de soi-même.
On voit tellement de choses lorsqu'on ferme les yeux.
Autrefois, quand on était las et dégoûté du monde, on entrait au couvent ; et lorsqu'on avait du bon sens, on y restait. Aujourd'hui, quand on est las et dégoûté du monde, on entre dans la révolution, et lorsqu'on est intelligent, on en sort.
On est toujours moins perdu lorsqu'on est plusieurs.
La notoriété c'est lorsqu'on remarque votre présence, la célébrité c'est lorsqu'on note votre absence.
Est-ce que, lorsqu'on sait que l'on va partir, on acquiert une lucidité qu'on n'a pas eue auparavant ?
Lorsqu'on a pénétré le fond des choses, la perte des illusions amène la mort de l'âme, c'est-à-dire un désintéressement complet sur tout ce qui touche et occupe les autres hommes.
On est beaucoup plus heureux, et on sent quelque chose de bien plus touchant, quand on aime violemment, que lorsqu'on est aimé.
On n'improvise jamais mieux que lorsqu'on sait son texte.
Lorsqu'on respecte autrui, comme son environnement, on se respecte aussi soi-même.
Lorsqu'on crie désespérément à l'intérieur de soi, est-ce qu'il y a quelqu'un qui nous entend ?
La probité et la délicatesse sont deux vertus infiniment plus faciles à pratiquer quand on ne manque de rien, que lorsqu'on est dénué de tout.
En réalité, nous ne savons plus rien, nous ne sommes plus sûrs de rien. Lorsqu'on regarde les oeuvres des anciens, on n'a vraiment pas à faire les malins.
On n'accueille pas invariablement avec joie la présence d'une femme, même lorsqu'on en est amoureux.
Lorsqu'on ne souhaite pas être convaincu d'une chose, on trouve toujours des raisons d'en douter.
Il est difficile de rester neutre lorsqu'on est victorieux.
Dans les meetings, jadis, j'expliquais que 2 x 2 égale parfois 5. Quelquefois, lorsqu'on se trompe, ça peut faire 3.
Jamais les hommes ne deviennent plus tendres que lorsqu'on leur a pardonné une infidélité de passage.
Lorsqu'on crie : "Vive le progrès !", demande toujours : "Le progrès de quoi ?"
Lorsqu'on aime trop, ça fait mal.
Ca marche toujours lorsqu'on sait ce qu'on fait.
Tous les intégrismes, qu'ils soient religieux ou politiques, commencent par un livre. Ils prendront fin lorsqu'on écrira beaucoup plus de livres.
Au fond, on ne sait que lorsqu'on sait peu ; avec le savoir croît le doute.
Les choses les plus éloignées l'une de l'autre se rapprochent lorsqu'on accroît la distance qui les sépare.
Lorsqu'on cesse de boire à la source des rêves, le développement ne se fait qu'à moitié. En haut, quelque chose manque.
Lorsqu'on écrit, il faut tout imaginer, toujours, mais les coups d'oeil qu'on peut jeter sur la vie d'autrui fournissent des clous sur lesquels accrocher les histoires et les personnages qu'on invente.
Lorsqu'on se tue, c'est un homme qu'on tue.
La mort nous trouvera bien partout où nous irons. La mort, c'est lorsqu'on la fuit qu'elle s'attache à nos pas ! Il est bien rare que ceux qui la désirent la voient venir.