Peut-on être innocent, lorsqu'on aime un coupable ?
L'expérience nous apprend que lorsqu'on entend sonner à la porte, c'est qu'il n'y a jamais personne.
Dire que l'on pense vraiment que lorsqu'on n'arrive plus à concevoir ce que l'on pense !
Il n'est jamais aussi difficile de féliciter une amie pour son bonheur que lorsqu'on le juge immérité.
Lorsqu'on s'apprête à tuer sa femme le soir, on peut bien cogner un peu sur elle le matin.
Lorsqu'on donne une heure à un condamné à mort, cette heure a la valeur d'une vie entière.
C'est surtout lorsqu'on est obligé de parler de soi que la brièveté est nécessaire.
Lorsqu'on ne choisit pas, on ne peut aimer ni les choses ni les êtres. Au mieux peut-on les voir avec indifférence.
Avez-vous remarqué que, lorsqu'on dit à une femme qu'elle est jolie, elle croit toujours que c'est vrai ?
La jeunesse ressent un plaisir incroyable lorsqu'on commence à se lier à elle.
Lorsqu'on a l'impression que l'être que vous aimez le plus au monde risque de vous échapper à tout jamais, on analyse chaque mot, chaque geste, chaque silence aussi.
On voit tellement de choses lorsqu'on ferme les yeux.
On ne voit bien que lorsqu'on est ébloui.
Avec les Anglaises, il ne faut jamais discuter. On a toujours tort. Surtout lorsqu'on a raison parce qu'alors on a tort d'avoir raison.
On ne chérit jamais autant sa chance que lorsqu'on écoute le récit des malheurs d'autrui.
C'est de la folie de vouloir punir son voisin en mettant le feu chez lui lorsqu'on habite juste à côté.
C'est nécessaire, un sourire, lorsqu'on se croit tout seul.
La plupart des hommes font du bonheur une condition. Mais le bonheur ne se rencontre que lorsqu'on ne pose pas de condition.
Il y aurait une grande mortalité si l'on cessait de vivre lorsqu'on a plus rien à se dire.
Lorsqu'on dit d'une personne qu'elle est estimable, on sous-entend qu'elle est méprisée de tous.
Autrefois, quand on était las et dégoûté du monde, on entrait au couvent ; et lorsqu'on avait du bon sens, on y restait. Aujourd'hui, quand on est las et dégoûté du monde, on entre dans la révolution, et lorsqu'on est intelligent, on en sort.
L'enfant ne fait pas grand cas en général de la tendresse de ses parents. C'est pour lui chose acquise. Il n'y pense même pas, il s'en lasse lorsqu'on le gâte.
Lorsqu'on commence à s'expliquer, c'est qu'on a fini de s'entendre.
La notoriété c'est lorsqu'on remarque votre présence, la célébrité c'est lorsqu'on note votre absence.
On n'est pas libre lorsqu'on n'est pas maître de soi.
On n'accueille pas invariablement avec joie la présence d'une femme, même lorsqu'on en est amoureux.
La véritable liberté, c'est lorsqu'on est libre vis-à-vis de soi-même.
En réalité, nous ne savons plus rien, nous ne sommes plus sûrs de rien. Lorsqu'on regarde les oeuvres des anciens, on n'a vraiment pas à faire les malins.
On est toujours moins perdu lorsqu'on est plusieurs.
Lorsqu'on a pénétré le fond des choses, la perte des illusions amène la mort de l'âme, c'est-à-dire un désintéressement complet sur tout ce qui touche et occupe les autres hommes.
On n'improvise jamais mieux que lorsqu'on sait son texte.
La probité et la délicatesse sont deux vertus infiniment plus faciles à pratiquer quand on ne manque de rien, que lorsqu'on est dénué de tout.
Est-ce que, lorsqu'on sait que l'on va partir, on acquiert une lucidité qu'on n'a pas eue auparavant ?
On est beaucoup plus heureux, et on sent quelque chose de bien plus touchant, quand on aime violemment, que lorsqu'on est aimé.
Les vieillards ont ceci de commun avec les enfants que lorsqu'on leur donne la main, il faut marcher un peu moins vite.
Lorsqu'on respecte autrui, comme son environnement, on se respecte aussi soi-même.
Lorsqu'on crie désespérément à l'intérieur de soi, est-ce qu'il y a quelqu'un qui nous entend ?
Lorsqu'on cesse de boire à la source des rêves, le développement ne se fait qu'à moitié. En haut, quelque chose manque.
Lorsqu'on ne souhaite pas être convaincu d'une chose, on trouve toujours des raisons d'en douter.
Au fond, on ne sait que lorsqu'on sait peu ; avec le savoir croît le doute.
Tous les intégrismes, qu'ils soient religieux ou politiques, commencent par un livre. Ils prendront fin lorsqu'on écrira beaucoup plus de livres.
Jamais les hommes ne deviennent plus tendres que lorsqu'on leur a pardonné une infidélité de passage.
Dans les meetings, jadis, j'expliquais que 2 x 2 égale parfois 5. Quelquefois, lorsqu'on se trompe, ça peut faire 3.
Il est difficile de rester neutre lorsqu'on est victorieux.
Lorsqu'on crie : "Vive le progrès !", demande toujours : "Le progrès de quoi ?"
Vivre ! Mot dérisoire lorsqu'on l'utilise pour désigner la survivance dans la servitude.
Lorsqu'on se tue, c'est un homme qu'on tue.
Lorsqu'on aime trop, ça fait mal.
Ca marche toujours lorsqu'on sait ce qu'on fait.
Lorsqu'on écrit, il faut tout imaginer, toujours, mais les coups d'oeil qu'on peut jeter sur la vie d'autrui fournissent des clous sur lesquels accrocher les histoires et les personnages qu'on invente.