Ca marche toujours lorsqu'on sait ce qu'on fait.
Lorsqu'on écrit, il faut tout imaginer, toujours, mais les coups d'oeil qu'on peut jeter sur la vie d'autrui fournissent des clous sur lesquels accrocher les histoires et les personnages qu'on invente.
On n'est jamais si fortement tenté de croire aux dieux que lorsqu'on devient dieu soi-même. Mais celui qui fait croire en lui a tout à gagner et le dieu tout à perdre.
En amour, il n'y a ni vice ni vertu. C'est un combat où l'on sort toujours à la fois vainqueur à la fois vaincu. Mais ce qu'il y a de plus terrifiant lorsqu'on cherche la vérité en amour, c'est qu'on finit toujours par la trouver.
Lorsqu'on se tue, c'est un homme qu'on tue.
Mais pourquoi on est contrôlé dix-sept fois [lorsqu'on est noir ou arabe] ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait.
Même lorsqu'on se croit heureux, le seul fait d'écrire nous fait voir ce bonheur-là comme une illusion...
Lorsqu'on aime trop, ça fait mal.
Quand on n'a pas commis de faute, on ne peut pas être absolument sûr de soi. Tandis que lorsqu'on a bien vu les conséquences d'une bêtise, on ne s'expose plus à la recommencer !
Les choses les plus éloignées l'une de l'autre se rapprochent lorsqu'on accroît la distance qui les sépare.
Une page ne devient blanche que lorsqu'on l'a écrite.
Lorsqu'on veut empêcher les horreurs d'une révolution, il faut la vouloir et la faire soi-même.
Naturellement, à la guerre, on cherche toujours à mettre de son côté les chances de succès en misant sur certains avantages physiques ou moraux. Mais ce n'est pas toujours possible et on doit souvent entreprendre quelque chose contre la probabilité, et c'est à vrai dire le cas lorsqu'on ne peut rien faire de mieux.
Lorsqu'on crie : "Vive le progrès !", demande toujours : "Le progrès de quoi ?"
Ce vent léger que font les pages lorsqu'on les feuillette pour s'en faire une idée et s'en donner envie.
Le premier de l'an : jour navrant quand on n'a pas de famille, odieux lorsqu'on en a.
Les hommes ne vous trouvent sages que lorsqu'on partage ou qu'on approuve leur folie.
Lorsqu'on vit pleinement, on n'a pas besoin de qualifier sa vie.
Le désir d'un jour de posséder ce que l'on n'a pas c'est ce qui nous fait avancer. Mais lorsqu'on ne veut rien de plus, comment avance-t-on ?
Toute écriture est fictive, même et peut-être surtout lorsqu'on s'efforce de raconter une vie. Il y a entre les mots et la réalité un décalage sans lequel écrire ne serait pas possible.
Peu de richesses bien ménagées durent longtemps ; mais, de grands trésors ne sont pas de durée lorsqu'on les prodigue.
A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ?
« "Si t'es végétarien, t'es quelqu'un de bien, dans le cas contraire t'es une mauvaise personne."Or, pour moi, devenir végétarien lorsque l'on mange peu de viande ou limiter considérablement sa consommation de viande lorsqu'on en mange beaucoup, c'est la même chose. L'effort est identique.
On n'aime plus lorsque les sacrifices coûtent ; on aime peu lorsqu'on s'aperçoit qu'on en fait.
Lorsqu'on désire plaire à quelqu'un, il faudrait toujours être ignorant.
Si les plaisirs sont plus grands lorsqu'on les prévoit, il en va de même pour les problèmes.
Le dramaturge est ce monsieur qui, lorsqu'on applaudit les comédiens, croit qu'on l'applaudit.
On est très malheureux lorsqu'on ne demande rien.
On s'oublie soi-même lorsqu'on s'endort. Et au réveil on se souvient de soi.
On peut être aussi possessif de l'autre lorsqu'on donne que lorsqu'on reçoit.
Est-ce qu'on retient ses glaires, lorsqu'on a envie de cracher ? L'hygiène publique a inventé les crachoirs comme Dieu a inventé les femmes. La pureté n'exige pas la rétention, mais l'exutoire.
Lorsqu'on couche longtemps avec une femme mariée, il y a toujours un moment où l'on est pour le mari.
Lorsqu'on brise le joug de l'opinion, c'est rarement pour s'élever au-dessus, mais presque toujours pour descendre au-dessous.
On ne doit plus craindre les mots lorsqu'on a consenti aux choses.
Dans les communiqués émanant du gouvernement, lorsqu'on se réjouit de, on n'y est pour rien et lorsqu'on déplore que, on n'y peut rien.
En amour, lorsqu'on désire sa liberté, c'est pour l'aliéner en d'autres mains.
Lorsqu'on peut prouver une chose par des faits, tout ce qu'on en peut dire est superflu.
Lorsqu'on n'est pas conduit par l'intérêt ou par l'amour, il est difficile de ne pas l'être par l'orgueil. Croit-on avoir vaincu l'orgueil, il suit notre humilité et l'encourage à voix basse.
Ce qui est fascinant, avec l'argent boursier, c'est que, lorsqu'on le perd, en cas de baisse, par exemple, il se volatilise, il ne va dans la poche de personne. D'une certaine façon, c'est poétique.
Voici la feuille blanche sur la table, et la lampe tranquille, et les livres... Aurait-on jamais cru les revoir, lorsqu'on était là-bas, si loin de sa maison perdue ?
On instruit toujours mal le lecteur, lorsqu'on le fait bailler.
Il n'y a de mérite à être fidèle que lorsqu'on commence à devenir inconstant.
Il arrive, lorsqu'on est paysan, qu'on devienne bossu, mais il est rare qu'un bossu devienne paysan !
Lorsqu'on fait un effort, on s'aime.
Souffrir est une faiblesse, lorsqu'on peut s'en empêcher et faire quelque chose de mieux.
On ne sait ce qu'on voulait dire que lorsqu'on l'a dit.
Car la vraie liberté s'ignore. Elle semble aller de soi. On n'en prend conscience que lorsqu'on la perd ; et dès qu'on en prend conscience, c'est qu'on l'a perdue.
Lorsqu'on craint les hommes, autant devenir leur chef !
Lorsqu'on sépare le dogme de l'esprit, on risque tous les intégrismes, de l'Inquisition au terrorisme.
Les contraires, lorsqu'on les pousse aux extrêmes, en viennent à se ressembler.